JONMESCO. — La Roumame méilicate, n" I rt
l.A SYPHILIS DE L'ESTOMAC
Enfin les états infeclieux mal caractérisés Mtcuaiu rinfection purulente, la septicémie d' "" chirurgicale, certaines infections sangu core mal connues cliniquement peuvent donner naissance à lisatioas gastriques, au même titre que les inTections netteme lérisées comme la fièvre jaune, le choléra, la dysenter toutes ces afTections les lésions gastriques sont repiésentéei ccdiymoses sous-muqueuses, par des exulcéralions ou ulcères perforants'. L'hématémèse offre ses caractères li (|Qi varient suivant son abondance el sa fréquence, et peut se àtousies stades de la maladie générale dont elle dépend. I stomacale survit à la maladie causale ou guérit avec elle, par hématémèse est fréquente.
Quant au traitement, il doit s'adresser à l'état infec demeurer médical, en ce qui concerne l'estomac, tant que sera pas menacée par l'abondance ou la répétition des héms L'intervention chirurgicale s'imposerait si des hém mettaient la vie en danger, alors que l'clat général tend à s'ai
Les retentisssments de la syphilis sur l' estomac et la gastrique. — L'aaatomie pathologique. — La clinique e g:nostic. — Le traitement.
j^ Lasyphilisde l'estomac est, comme l'a dilDi
r«t«BUM«»nnu une Queslion trop délaissée el trop méconnue.
inr A la période secondaire, bounniKR
uiomac. surtout cliBz la femme, l'anorexie, la gastr
une série de symptômes que Bouveret aurait tendance à r
à la dyspepsie nerveuse. Leudet et Gurler croient à
bililé d'un catarrhe gastrique vraiment syphilitique pui:
amélioré ou guéri par le traitement spécifique.
A la période tertiaire, les lésions syphilitiques des cen veux provoquent souvent des symptômes gastriques, tels vomissements. On connaît aussi les crises gastralgii] labès, dont l'oiigine syphilitique est si fréquente, et le catai trique qui accompagne la syphilis hépatique.
I E. DoroDR. — HématémèHS inreclieusc:, Thèae de Paria, IS9S.
u syphilis Mais des faits assez nombreux, anatomo-patholo-
de lostomao. gjques et cliniques, démontrent aussi que l'estomac est, plus fréquemment qu'on ne le pense, le siège de lésions syphilitiques directes.
L'anatomie Galliard ^ 3 réuni dcs observatious de gommes de
pathoiogiqoe. festomac avec ulcérations secondaires. Cornil* rapporte un cas de gommes gastriques, à côté desquelles se trouvait une petite cicatrice dure, blanche et rayonnée. Chiari' analyse les cas de Klebs, de Wechselbaum, de Birch-Hirschfeld, de Wagner et conclut qu'il y a des lésions syphilitiques directes et indirectes de l'estomac; que les lésions directes, rares, sont la gomme et l'infiltration inflammatoires; que les lésions indirectes sont dues à des troubles de circulation produits par des lésions du foie ou à des hémorrhagies faisant partie du complexushémorrhagique causé par la syphilis ; que le tissu gommeux se développe d'abord dans la tunique sous-muqueuse; qu'à la fonte du tissu gommeux l'action du suc gastrique peut produire des ulcères suivis ou non de cicatrices. Dans un cas, d'ailleurs contestable, de Kaposi, l'ulcère s'étendait du cardia au pylore. L'infiltration diffuse et la gastrite interstitielle ne se rencontreraient que dans la syphilis héréditaire.
S. FLEXNER^cile un cas de mort par perforation à la suite d'un ulcère syphilitique de l'estomac. Cesaris-Demel^ rapporte une observation analogue où la mort survint par apoplexie de la paroi gastrique et hémorrhagie péritonéale. Enfin Aristow* dit que, dans sept cas sur neuf d'hérédo-syphilis pris au hasard, il y avait des lésions stomacales, gommes diffuses ou circonscrites, et des infiltrations inflammatoires non spécifiques.
u ciiniqae CHniquemcnt, il existe aussi d'indéniables preuves
et le diagnosuc. j^ j^^ syphilis dc l'eslomac. Andral' en a rapporté deux
observations célèbres. Lano et Engel ont fait remarquer la fréquence
des accidents syphilitiques chez les malades atteints d'ulcère de
l'estomac. Ainsi, sur cent cas d'ulcère, vingt fois le patient es!
1. Galliard. — Syphilis gastrique et ulcère simple de rcstomac, Archives générales de médecine, 1886.