‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitement (volume 2)Chapitre 123 sur 295 · LES DÉVIATIONS DE LA COLONNE VERTÉBRALE · texte numérisé non relu

LES DÉVIATIONS DE LA COLONNE VERTÉBRALE

Avec un appélit excellent et même vorace, l'enfant ne profite pas; il maigrit; il a un teint souffreteux, blafard ou jaunâtre; il est faible, se fatigue vite, et Ton remarque qu'il se lient mal.

Cette attitude vicieuse est la cause de gronderies fréquentes qui ne remédient à rien. Et puis, un jour, souvent par hasard, on constate une légère déviation de la colonne vertébrale qui, malgré les corsets, les appareils contentifs et redresseurs, ne fera que s'accentuer au point de constituer bien souvent une difformité.

Or examinez celte déviation, presque toujours latérale : vous remarquerez que, du côté concave, les masses musculaires du dos sont plus ou moins atrophiées tandis qu'elles ont gardé leur volume et leur tonicité du côté convexe. 11 y a eu là une véritable atrophie musculaire unilatérale dont la déviation n'est qu'une conséquence, puisque les muscles unilatéralement atrophiés ne contrebalancent plus l'action de ceux qui s'insèrent de l'autre côté de la colonne vertébrale.

les indieauons Quaut à VOUS dire qucl est le rapport qui unit cette

thérapeuuqaes (jygpepsie dc vicille date avec cette atrophie musculaire le trattement. localisée à uu petit département de la masse dorsale et la déviation vertébrale, je ne saurais vous le dire et je me garderai bien de vous proposer des théories. Nous connaissons le fait de la relation ; nous savons que la dyspepsie a commencé; nous constatons Talrophie musculaire et la déviation; nous savons encore que, dans <îes types dyspeptiques, il y a de la déminéralisation phosphalique et calcique. Pour faire un traitement, nous n'avons pas besoin de réunir par des artifices théoriques ces éléments morbides épars ni de leur constituer un enchaînement dit rationnel ; il suffit que nous les connaissions et que nous les hiérarchisions suivant leur ordre d'apparition, à savoir : la dyspepsie, la déminéralisation, l'atrophie musculaire, la déviation vertébrale, et que nous traitions chacun de ces éléments, soit ensemble, soit séparément, suivant la personnalité du cas qui se présente.

Ainsi, au lieu d'emprisonner le thorax dans un corset ou de <îonseiller la gymnastique et un massage banal, commencez par instituer le traitement de la dyspepsie hypersthénique associé ou non, suivant les cas, à celui des fermentations. Insistez sur les poudres de saturation calciques, sur les injections sous-cutanées de glycérophosphate de soude et, quand l'état de l'estomac le permettra, sur les préparations glycérophosphatées à l'intérieur*.

En même temps, faites pratiquer un massage habile localisé aux

1. Voyez, pour toutes ces médications, pages 246, 500, 171 et 302.

muscles dorsaux atrophiés, sans toucher, bien entendu, aux antagonistes que le massage fortifierait encore. On massera aussi les muscles droits de l'abdomen dont l'activité réveillée et accrue aide à l'équilibre de la colonne vertébrale. Enfin vous conseillerez tous les exercices (jymnasliques, ainsi que les mouvements et les attitudes qui sont capables de diminuer le tiraillement exercé sur la colonne vertébrale par les muscles sains et de stimuler les muscles atrophiés.

Je ne veux pas insister sur les détails de ce traitement; il suffit de vous en faire connaître l'esprit et les indications et de vous assurer qu'il m'a donné, en plusieurs circonstances, des résultats remarquables et quelquefois inespérés.

Les retentissements gastriques des maladies de l'appareil utéroovarien. — Le diagnostic et le traitement. — Les vomissements de la g'rossesse. — Le traitement médicaL — Les indications du traitement obstétrical. — La dyspepsie menstruelle.

j^gg Les troubles fonctionnels et les maladies de l'appa-

retentissements reil utéro-ovaricn peuvent retentir sur l'estomac et

gastriques ,

des maladies dcvcuir l'occasiou de dyspepsies qui n'ont de caracléutéro-ovariennes. j.jgj^iq^g q^g ]^yp eausc. Il n'y a pas un type particulier

de dyspepsie associé à telle ou telle affection utéro-ovarienne. Cependant le type de la dyspepsie nerveuse y paraît réaliser une plus grande fréquence.

Lediagnosuo Le diaguostic dc la relation est difficile à faire,

elle traiument. pujgqu'ii f^^t tenir comptc des troubles utérins secondaires aux dyspepsies et de ceux qui évoluent parallèlement dans les deux organes. Seule, l'action du traitement permet d'établir la distinction entre ces diverses associations.

Vous avez vu qu'un traitement gastrique pouvait avoir liaison des troubles utérins, ce qui impose nettement le caractère secondaire de ceux-ci*. D'autre part, il y a des états dyspeptiques que n'améliore pas la médication stomacale et qui guérissent à la suite d'un traitement utérin, ce qui laisse conclure que les troubles de l'estomac relevaient de l'utérus. Ainsi, par exemple, tous les gynécologistes ont guéri des femmes dyspeptiques et rebelles au traitement gastrique en

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