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«9H LES MALADIES OmiANIOUES IIE LESTOMAi:
ii-régulier. La langue perd sa coloralion rosée; sa partie postérieure se couvre d'un enduit grisâtre. Le malade, qui Jadis éprouvait après ses repas une sensation de bien-être relatif, se sent ffonflé, lourd, somnolent; son creux épigastrique est sensible à la ressioQ. Et cette sensation croit jusqu'à la fin de la digestion, en accompagnani d'éructations, de pesanteur stomacale, et en aboiitismt souvent, comme par le passé, à la crise gastrique plus ou loins atténuée, si des acides de fermentation ne viennent pas :croîlre la teneur acide du contenu stomacal. La stase pfastrique et la >ns[ipation tendent A diminuer.
i" A ces signes pour ainsi dire préliminaires s'ajouteol
propc^da u' P^u ^ p^u ceux qui expriment la lésion constituée. w^onBMiriqoe. L'appétit fléchit; il a besoin de stimulants, 'épices, de condiments ou d'acides ; la viande et quelquefois le in sont l'objet d'une croissante aversion. Le malade se met à table rec un semblant de faim qui est aussitôt satisfaite. 11 a sonmt plus soif qu'auparavant, et il boit pour faire passer chaque ouchée de nourriture ; son goût devient capricieux ; il perçoit mal 1 saveur des aliments. Sa bouche est empâtée, amère ou fade, ïclie ou sialorrhéique.
L'haleine prend une odeur d'une félidité spéciale due à l'ûlimiation des produits volatils des fermentations gastro-intestinales.
Comme les malades à gastrite chronique sont aussi des buveurs et ;s fumeurs, il faut, dans les odeurs de l'haleine, faire la part des haryngites, des gingivites chroniques de cette origine, ainsi que es altérations dentaires.
Après le repas, le malaise gastrique commence, avec une msation de plénitude et de poids très influencée par la nature des iments ingérés, et qui abouti! à une crise de pyrosis ou à des renvois lus ou moins fétides, quand il y a stase et fermeulations gastriques.
Le matin, au réveil, il ya un étal nauséeux qui s'atténue pour iparaltre après le repas, à l'acmé de la digestion. Ces nausées aboussent ou non à des vomissements libérateurs. Ceux-ci sont conitués le matin par des amas muqucui, par des eaux (liantes teintées ar la bile, et après le repas par des aliments assez mal digérés et itourésou surchargés de mucosités épaisses.
Les retentissements réilexes sur les divers oi^anes, qui dans I période dyspeptique concentraient souvent sur eux toute l'attenon, s'atténuent ou disparaissent. Ils se réduisent à des accès de dysnée ou d'étoulTements, à des palpitations cardiaques après le repas et quelques symptômes névropathiques. Cependant le caractère
LES GASTKITKS CHBONUJUES
change, devient plus dilïïcile, et il n'est pas exceptionii voir verser dans l'hypochondric.
LMiraptAmm ^-^s sy m plôm es sub jcc l i fs n'ont guèi obiwta». valeur tendancieuse; les symptômes objeci un peu plus significatirs.
La langue se couvre d'un enduit jaunâtre ou grisât marqué à sa partie postérieure ; elle (tarde l'empreinle < sur ses bords ; sa muqueuse peut êlre le siëf;e d'érosions supf à bords irréguliers.
L'estomac, sans èlre vraiment douloureux, est set l'exploration; on ne réveille de douleur vraie qu'au r plexus solaire. Les dimensions de l'ori^ane ne sont secours pour le diagnostic, puisqu'il a été trouvé dilaté, t normal et rétréci.
1,'aumai L'exameu macroscopique des vomis:
tX^^^^iL a unegrande importance. Auluret àmesureq trile s'accenlue, les albuminoïdes sont plus n rcs ; des Iratïments de viande apparaissent presque ii couverts de mucosités. La présence du mucus est i diagnostique sérieux, à la condition qu'on puisse reconn origine gastrique et le distinguer des mucus salivaire, œs ou bronchique. Les mucosités gastriques sont intimem langées aux aliments qu'elles enrobent ; le mucus exlra-stomacale forme des flocons, des masses glaireuses et é< qui nagent au-dessus des aliments. Le mucus gastrique vari l'alimentation: Sceij'ile ' a montré qu'il était plus abondant féculents qu'avec les albuminoïdes, ce qui s'accorde avec l'ob de Heidehhaik^ qui trouve moins de mucus chez les carnii chez les herbivores. Pour bien apprécier l'origine du t convient aussi de le rechercher dans le contenu de l'estomac de remarquer s'il vient surnager à la surface du liquide e qui dénote plutôt son origine extra-stomacale, ou s'il esthomi qui est en rapport avec son origine gastrique. Sous l'inlluenci l'aspect de ce mucus se modifie, ainsi que l'a bien montré S quand l'HGI est élevé, il s'agglomère en lilaments, tac demeure floconneux et vîtreuxavec une quantité d'HCI très d Enfin, l'examen macroscopique de ce mucus, la présence
I. ScBilLE. — Zeiltchrift pirklinifehe Me,licin,t. XXVIEI, p.481.
1 Hr.iDENHAIN. — HerinanD'a Pli}«iologie, I. V, p. 1Î3.
3. ScHNiDT. — Oeittitba Arekiv fur Idinitehe Mediein, l. LVI1, p. li.
90(1 I.KS MALADIES OJIIIANIQl'ES I)E L'ESTOMAC
trame d'élémenLs empruntés aux muqueuses buccale, œsophagienne ou broncliique peuvent encore servir à fixer son origine ; il en esl de même tic la modification décrite par Jaworski sous le nom de cellules en spirille'. En somme, i'exiinien macroscopique a pour le diaf^nostic de la gastrite chronique plus de valeur que la détermination cliimique lU particulièrement que la reclierclic chimique de l:i mucine par l'acide acélique.
j^ Le cliimisme stomacal variesuivanl qu'on l'exM-
cumisnc ■tomaoai mine au début ou au cours de cette étape. Au débul, périodadngitarrfaa l'HCI libre et la pepsine, précédemment exagérés, ten- "'■"■ denlà se rapprocher de la normale; l'HCI organique ne varie pas encore. Il semble que la pepionisationet la digestion de^ réculentssoienitempoiairemeni améliorées. Quelquefois desexamen:^ rapprochés montrent des variations considérables dans les divers éléments du chimisme.
Cette phase répond au catarrhe acidedeGLUZiNSKt elJAwoRSKietà la gastritis acida de Boas'. Ces caractères expliquent pourquoi, dans cette étape lésionale de la maladie dyspeptique, les patients peuvent épi'ouver une amélioration temporaire que parait confirmer l'analyse du contenu gastrique. En elFet, la diminution dans l'appélil et dans l'intensité des crises, une pause dans l'amaigrissement, de moindres retentissements réflexes, le tout marchant de pair avec nn semblant de mieux dans le chimisme, seraient bien faits pour légitimer celte erreur, si la présence pins fréquente du mucus, l'étal de la langue, les phénomènes subjectifs éprouvés aussitôt après les repas, la longue durée de la dyspepsie antérieure, l'âge du malade et enfin la découverte de conditions étiologiques précises n'éveillaient pas l'idée de la gastrite chronique commençante.
^ A une phase plus avancée, le contenu gastrique filtre
cbimimeaiomac»! difficilement, l'IlCI libre diminue, tombe au-dessous péTiodadn de la normale et n'apparaît guère qu'à l'état de traces cBwi-rheniBqqaM, ^^ pleine période digeslive ; puis il finit par manquer complètement. Le taux de l'IlCI organique baisse aussi; l'albumine coagulable par la chaleur est plus constante et plus abondante ; la peplonisalion est défectueuse pendant que la digestion des féculents tend à s'améliorer. Quand le contenu stomacal est acide, sa