Voyez, page 7K
3. Voji'ï nmziNsKi el jAwûBSKi, Zeilicbrift fur Hinùcbe Malicin. t. H, 1886. -
S. Bhas, DiagnoMik iiiirt Thérapie iler Magenkrankheilen,2- piirlie, p. 19,1895. —Celte
question île catarrhe acide a éié reprise ilerniisreuLcnl par M. Pupoff {Zeitschrifl far
klininche Meilkia, t. XXXH, p. 389, ISDïi.
réaction dépend d'une petite quantité d'HCl organique et d'une plus ou moins forle proportion d'acides de fermentation, parmi lesquels il m'a semblé rencontrer plus fréquemment les acides butyrique et acétique que l'acide lactique. La pepsine fléchit aussi; le lab varie beaucoup, suivant les cas et probablement suivant le degré des lésions anatomiques. La mucine se rencontre très souvent, surtout dans les liquides résiduels.
u motricité ^ motricité ne fournit aucun renseignement;
stomacale. q\\q dépend dc l'état de la tunique musculeuse et du
degré de perméabilité du pylore. Quand l'estomac est distendu par
obstacle pylorique ou atonie, le pronostic est plus sérieux, car les
malades se cachectisent plus vite.
Les fonctions intestinales sont rarement infonctions intesu- dcmucs. Commc cllcs doivcut suffire à la digestion et ^^^' qu'elles recueillent une succession stomacale imparfaite ou viciée, elles fléchissent souvent devant la tâche, et la dyspepsie intestinale avec constipation ou diarrhée ou avec les deux complique, tôt ou tard, la gastrite chronique et aggrave son pronostic. La colite muco-membraneuse, le catarrhe intestinal et le catarrhe des voies biliaires interviennent aussi à titre de complications.
L'état général peut demeurer indemne si la motililé stomacale n'est pas atteinte, si les fermentations sont peu intenses et si la suppléance intestinale est suffisante. Mais, en général, Tamaigrissement un instant retardé s accentue ; le faciès se décolore et prend l'aspect cachectique; le malade devient plus sensible au froid, irritable, se fatigue vite et présente les signes de l'inanition progressive. Chez quelques-uns, j'ai noté une très légère mais très régulière élévation de la température vespérale; dans l'un de mes cas, la température du matin variait de 36,6 à 36,8, et celle du soir de 37,6 à 37,9.
les échanges l' u'cxislc pas dc troublcs dcs écliaugcs spé-
organiques. ciaux à la gastiilc chrouique. Tous les principes constituants de l'urine sont en baisse par vingt-quatre heures et par kilogramme de poids et n'expriment que rinsuflisancedigestiveetassimiiatrice. Les rapports d'échanges dénotent un abaissement des oxydations azotées (79,5 p. 100), du rapport Ph-O' : Azote total (15 p. 100), de grandes variations dans le rapport des matières ter-
naires aux matières organiques totales (de 7 à 36 p. iOO), une augmentation du coeflicient de déminéralisation (42 p. iOO), du rapport Cl : Azote total (65 p. i 00) et de la quantité de matière minérale nécessaire pour mobiliser 1 gramme d'azote (192 p. 100). Cette prédominance des échanges minéraux sur les échanges oi*ganiques dépend uniquement de Tinsufiisance de ces derniers et ne fournit, par conséquent, aucune indication diagnostique ou thérapeutique spéciale.
Tout l'ensemble symptomatique subjectif de la gastrite chronique ne vaut que par son association avec la permanence des caractères du chimisme stomacal et la notion étiologique. S'il n'offre rien de décisif, il comporte néanmoins une probabilité diagnostique dont la survenance de vomissements pituiteux ou sanguinolents, ferait presque une certitude.
upértod» La troisième période succède progressivement
**q^j^JJ"Jf*^ÎJ^ à k deuxième par des phases de transition qu'aucune
gaitriteairophique. description Schématique ne saurait représenter. Quand
elle est réalisée, elle se présente sous deux types répondant à la gastrite
muqueuse et à la gastrite atrophique.
^ Dans la gastrite muqueuse s'accentuent les ca-
gastrite muqueuse, raclèrcs dc dernière phase de la deuxième étape (catarrhe muqueux)et spécialement les vomissements pituiteux ainsi que les autres signes de l'hypersécrétion muqueuse. Riegel pense qu'elle aboutit rarement à la gastrite atrophique; mes observations personnelles confirment cette manière de voir.
u La gastrite atrophique décrite par les Aile-
gastrtie atrophique mauds SOUS la déuomiuatiou vicieuse d'achylia gas-
trica est considérée par eux comme une entité distincte*, ce qui est le contrepied absolu de la thèse que je soutiens. J'admets que
1. Voyez : Fknwick, The Lancetf J877. — Nothnagel, Deutsches Archiv fur klinUche Medicin, t. XXIV, 1879. — Quincke, Volkmann's Sammlung klinischer Vorlràge, xï" 100. — Boas, Muiichener medicimscke Wochenschrifl, n~ 41 et 4i, 1887. — Kàulden, Centralblatt fur klinisclie Médian, ii* 16, 1887.-— Jaworski, Mtinchener medicinitcheWochenichrift, n» 8, 1887. — Henry ctOsLER, Amerkayi Journal of the médical science, 1887. - RosENHEiM, Berliner klinische Wochenschrift, n« 51 et 52, 1888. — Jaworski, Wiener medic. Presse, n^ 48 et 49. 1888. — G. Meyer, Zeilsclirift fàr klinische Medicin, t. XVI, 1889. — EiNHORN, New-Yorker med. Monalsschrift, 1892, et Médical Record, 1895. — EwALD, Berliner klinische Viochenschrift, n«» 26 et 27, 1892. — Eisenlohr, Deutsche mtdicinische Wochenschrifl, n'» 49, 18J2. — A. Schmidt, /6m/., n« 19, 1895. — Martius et LuBARscu, Achylia gastrica; ihre Ursachen und ihrc Folgen, Leipiiget Vienne, 1897. — FucHS, Inaug. Dissertalion, Giessen, 1897. — D. Geruardt, Berliner klinische Wochenschrift, n" 35, 1898. — N. Reichman.n, Jbid., n« 46, 1898.
l*alrophie gastrique peut accompagner le cancer de l'estomac ou d'un organe éloigné, survenir dans nombre de maladies chroniques, terminer une gastrite aiguë, accompagner l'anémie pernicieuse progressive, etc. ; mais, dans la plupart des cas où je l'ai constatée, j'ai trouvé la dyspepsie puis les catarrhes acide et muqueux aux phases aolécédentes de son histoire.
lA Elle peut passer inaperçue quand la motricité de
fonne latente. •, ^ . • ^ iv . .• w ,
"estomac est conservée et que Imlestin supplée à rinsulTisance gastrique. J'ai vu des malades qui semblaient jouir de la santé la plus parfaite et chez qui l'achylie gastrique était absolue ^ Chez Tun d'eux, il n'y avait même pas d'indican dans l'urine et le rapport de l'acide sulfurique conjugué à l'acide total atteignait 1 : 10; malgré l'absence de toute préparation stomacale de la digestion, les fermentations intestinales étaient au-dessous de la normale.
u Dans un autre groupe de cas, les malades éprouvent
forme dyspeptiqae. ^^^^ ^„ pj^p^j^ jgg iroublcs subjcctifs ct objcctlfs afférents à rétape précédente, auxquels s'ajoute la triade symptomatique suivante : sensibilité au creux épigastrique, état nauséeux, régurgitations d'un liquide neutre ou alcalin absolument inactif, sans HCl, ni pepsine, ni lab, salé, légèrement albumineux et mucineux, que N. Reichmann tend à considérer comme un produit d'exsudation vasculaire mêlé à du mucus. Ce syndrome se produit par crises plus ou moins fréquentes et n'a pas de rapport précis avec Tin- (gestion des aliments.
u Enfm, chez d'autres malades, dominent les troubles
forme anémiqae. ^^ j,^^^ général. La facc prend un aspect cireux et
boulfi, les muqueuses sont décolorées; la faiblesse est extrême ; le moindre effort est suivi d'essoufflement et de palpitations.
L'anorexie est absolue, la langue blanche. Les symptômes dyspeptiques sont ceux de l'étape précédente, avec plus de pesanteur après l'ingestion des aliments. Le malade de Thorogwood eut quelques légères hémalémèses. La diarrhée est peut-être plus commune que la constipation. En somme, c'est le tableau de l'anémie pernicieuse, avec ses souffles cardiaques et vasculaires, ses hémorrhagies rétiniennes et ses particulières altérations du sang.
Leobimisme Le chimismc stomacal est caractéristique. La
stomacal. soudc uc ramène qu'une quantité de liquide très infé-