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rieure àcellequi a été introduite; tes aliments sont mal divisés, les albuminoïdes intacts, l'acidité nulle ou très faible, deO*%10 à 0^',20. L'HCI libre fait défaut; THCl organique est exceptionnel, la pepsine absente, le lab et le labzymogène le plus souvent disparus ou très réduits, ce qui constitue un bon signe diagnostique. Quand la stase fait défaut, il n'y a pas d'acides de fermentation. Dans deux cas, le liquide gastrique ne contenait même plus de mucine. La digestion des féculents très divisés est bonne; celle du pain est mauvaise, et Ton retrouve presque intacts les fragments ingérés dans le repas d'épreuve. L'absorption stomacale serait encore satisfaisante si l'on en croit D. Gehrardt qui constate qu*en une demi-heure disparaissent de 33 à 74 p. 100 des sucres et de 7 à 25 p. 100 des corps gras introduits dans Testomac. Le même auteur a montré aussi que la leucocytose digestive n'était pas atteinte.
uséohanges Je n'ai rclcvé dans les échanges aucun trouble qui
organiqots. ^^ ç^^^ imputable à l'ihsuffisance digestive. Il y a mémo
des observations où les échanges sont absolument normaux. Seule, l'élévation du rapport Cl : Azote total à 75 p. 100, en moyenne, souligne l'absence de la sécrétion chlorhydrique. J'ai encore observé que la pepsinurie fait totalement défaut.
La marche et le pronostic. — Le diagnostic général et ses opérations. — Le diagnostic différentiel. — Le diagnostic étiologique.
Lamarche La marchc et le pronostic de la gastrite chro-
prono 0. jjjqyg g^jj^ étroitement liés aux conditions d'hygiène
dans lesquelles sont placés les malades, à l'observance de leur régime, à la façon dont l'estomac se vide et au degré de la suppléance intestinale. Quand ces éléments sont favorables, la gastrite chronique est compatible avec une santé relative : je ne sais si les malades guérissent au sens nosologique du mot, mais, en tout cas, ils peuvent arriver à vivre fort longtemps.
Si ces éléments favorables font défaut, la maladie suit une marche progressive ou procède par poussées dont chacune aggrave les symptômes dyspeptiques cl précipite la dénutrition . Lorsqu'appai-all le syndrome de l'anémie pernicieuse, la guérison est exceptionnelle. La
fréquence des vomissemeats, les hémalémèses et les nulres signe; d'nlcération agi^ravcnt aussi le pronostic. De même, chez les névro' palhes, la gastrite chronique a une plus grande gravité et abouti plus rapidement à la cachexie.
L* Le diagnostic comporte plusieurs opérations
dlBonostlc aénéral. a^ r\- • i r-ii> . ■■ ii
1° Distinguer la période lonctionnelle de I période lésionale de la maladie dyspeptique; 2° Déter miner l'étape lésionale en cause; 3" Différencier la gas irile chronique des affections qui la simulent; 4° S'enqué rir des causes qui ont concouru à transformer le troubi fonctionnel en lésion.
Les deux premières opérations sont les plus délicates f comportent avec elles une grosse part d'incertitude. J'ai sufQsan menl indiqué tout à l'heure les symptômes subjectifs et objectifs qu l'on peut utiliser pour qu'il soit inutile d'y revenir. Ajoutons set tement que l'exploration de l'estomac à jeun fournit des rensei gnements fort utiles. Si le liquide extrait est alcalio, neutre ou pe acide, si l'HCI libre est absent, s'il renferme du mucus et que l'ex! men microscopique y montre des fragments desquames du n vêtement épithélial delà muqueuse gastrique et des débris de ceti muqueuse, le diagnostic du catarrhe gastrique devient plus probabh surtout si cette exploration plusieurs fois répétée donne toujours le mêmes résultats. Quant au dia;;nostic de la période de la lésioi on relayera sur les résultats du chimisme stomacal, en suivant h indications que j'ai données tout à l'heure.
jj, Le diagnostic différentiel doit être fa
^°^^ d'avec la forme dyspeptique de l'ulcère simple,
cancer et la neurasthénie gastrique. Dans celte forn
de l'ulcère simple, l'hémorrhagie manque souvent et h
troubles dyspeptiques ressemblent assez à ceux de la gaslri
chronique. Mais la douleur plus ou moins réveillée par l'inge
lion des aliments, les crises gastriques et surtout l'examen du ch
misme stomacal qui a ie type de la dyspepsie bypersthénique avi
hypercblorhydrie, les résultats de l'exploration stomacale à jeun coi
stituent de bons éléments dedifférenciation. Dans les ulcères cicalria
et compliqués de catarrhe secondaire, on ne peut utiliser que l
anamnestiques, les hématémèscsetlescrisesgastralgiques antérieure
Le diagnostic d'avec le cancer n'est pas difficile quand existe
les signes essentiels de celui-ci : la tumeur, la stase gastrique, I
hématéraèses, les vomissements marc de café, la cachexie spécial
906 LES MALADIES ORGANI()rES DE L'ESTOMAC
la phlegmatia alba dolens, etc. Il est épineux quand manquent ces caractéristiques. Vous vous souviendrez que la gastrite chronique succède soit à une gastrite aiguë, soit à une longue période dyspeptique, que la cachexie y est tardive, que l'acide lactique n'est ni constant ni abondant dans le contenu stomacal, que la pepsine et lelab disparaissent dans l'atrophie gastrique. Au contraire, dans le cancer, l'anamnèse de la dyspepsie antérieure manque souvent, la cachexie est précoce, l'acide lactique constant et abondant, la pepsine et surtout le lab disparaissent rarement tout à fait.
La neurasthénie gastrique doit être distinguée du catarrhe, quand elle s'accompagne d'une simple diminution de l'HCl, et de l'atrophie, quand elle est anachlorhydrique. Dans le diagnostic d'avec le catarrhe, l'irrégularité des symptômes subjectifs et objectifs, la variabilité de l'analyse du contenu stomacal, le fait que des aliments indigestes passent souvent mieux que les plus légers, le défaut de concordance entre les variations de la pepsine et du lab et celles de l'HGl, la présence du mucus dans le liquide du repas d'épreuve et et dans celui retiré le malade étant à jeun, la prédominance des symptômes névropathiques et des retentissements réflexes sont autant de signes distinctifs dont la réunion est suffisante pour fixer votre décision.
Dans la dyspepsie hyposthénique nerveuse avec anachlorhydrie que l'on peut confondre avec lagastrite atrophique, la marche est irrégulière, coupée de rémissions; la pepsine et le lab ne disparaissent pas, l'état généi*al demeure à peu près satisfaisant, la langue n'est pas saburrale, pendant que la maladie évolue sur un terrain nerveux qui impose sa variabilité à la plupart des autres symptômes.
Le diagnosuo Le diaguostic des conditions qui ont favorisé le
éuoiooique. développement de la gastrite chronique mérite d'êti-e fait dans ses plus minutieux détails. Si vous arrivez à déterminer les causes, vous pourrez souvent les combattre et les écarter.
DEUXIEME LEGOx>f
LES INDICATIONS GÉNÉRALES LES RÉGIMES — LES MÉDICATIONS DU CATARRHE AUDE, DU CATARRHE MUQUEUX ET DE LA GASTRITE ATROPHIQUE