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A. Voyez pages 509 et suivantes.
paie une imparfaite suppléance intestinale. Il est conlre-indiqué quand Texamen du contenu stomacal démontre l'absence du lab. Si le labzymogène existe encore, le lait peut être toléré et utile, à la condition qu*on l'additionne d'eau de chaux.
Le mode Commcut agit Ic régime laclé absolu? A la première
^''^Jjjj'^*^*™' période, il modère Thyperfoncl ion et par conséquent
l'hypergenése des cellules glandulaires, la suractivile circulatoire et la sécrétion muqueuse de défense, c'est-àdire les conditions mêmes de la lésion. Â la deuxième période, il réduit au minimum le travail d'un estomac en voie de réaction inflammatoire que toute autre alimentation ne peut qu'exalter, et il favorise ainsi la guérison ou tout au moins l'immobilisation des lésions déjà constituées. Ce qui m*a confirmé dans celte opinion, c'est que des malades, qui rejettent à jeun des mucosités glaireuses et épaisses, ordinairement neutres ou à peine acides, ont deux ou trois heures après un repas ordinaire des vomissements dans lesquels on peut déceler de l'HGl libre en plus ou moins grande quantité, ou éprouvent des régurgitations acides et du pyrosis; les aliments ont donc stimulé la sécrétion, c'est-à-dire le travail d'une muqueuse malade. Au lieu de cette excitation nocive, le régime lacté exerce une sédation salutaire, à la condition toutefois qu'on s'oppose à la fermentation du lait par les moyens que je vous ai indiqués, car cette fermentation donne naissance à des acides irritants pour la muqueuse. Alapériode d'atrophie gastriqueavec insuffisance de la suppléance intestinale, il réalise encore le meilleur procédé pour nourrir les malades, en fournissant aux organes digestifs l'aliraent qui s'accommode le mieux à leur déchéance.
u dorée A quclque étape que ce soit, continuez le lait aussi
da régime lacté. , , -l^, j . i •
longtemps que possible, pendant plusieurs mois, pendant même une année, si le malade le tolère facilement et peut en ingérer une quantité suffisante, par exemple de 3 litres et demi à 4 litres par jour. Si le poids diminuait, si Télat général venait à fléchir, ou encore si l'appétit reparaissait avec un caractère impérieux, vous seriez autorisés à le cesser; de même, si quelques signes d'intolérance se manifestaient. Il conviendrait alors d'instituer une autre alimentation.
Les règles Pour régler l'alimen tatiou des étapes acide et
généraiet dn ré- muoueuse de la dcuxièmc période de la gastrite
gime alimentaire. * , , , . i • , i» »
chronique dans les cas ou le lait n est pas tolère, par-
lez de ce principe que le régime doit êlre sédatif dans le catarrhe acide et stimulant dans le catarrhe muqueux. Dans la gastrite atrophique, les aliments les meilleurs sont ceux qui séjournent le moins dans l'estomac, quelles que soient, d'ailleurs, leurs propriétés apaisantes ou excitantes.
J'ajoute immédiatement qu'aucun régime, si bien conçu qu'il soit, ne saurait s'appliquer à tous les cas de la même catégorie ; car vous devrez tenir compte du temps que l'estomac met à se vider, de l'état de la sécrétion stomacale, du degré d'excitabilité de la muqueuse et de la suppléance fonctionnelle de l'intestin.
Cependant vous poserez comme règle générale, applicable à tous les cas, de ne donner que des aliments réduits en purée, d'éliminer tous ceux qui peuvent avoir une action mécanique irritante sur la muqueuse, et d'insister, dans la mesure de la tolérance, sur un régime mixte, en choisissant, bien entendu, les viandes les plus tendres et les aliments les plus digestibles. Vous consulterez à ce propos les tiibles de digeslibilité dressées par Gosse (de Genève)*, Beaumont, Ch. Ri- CHET ', Leube, etc.
Wegele, Leube, Biedert et Langermann ont donné des cartes alimentaires très bonnes sous certains rapports, mais auxquelles je reproche d'être trop absolues et de ne pas tenir un compte suffisant ! des réactions individuelles de chaque malade. Je vous conseille donc j de ne pas immobiliser votre diététique dans des régimes inflexibles, mais d'adapter à la susceptibilité de chaque malade les programmes généraux que je vous ai tracés à propos du régime des dyspeptiques. Dans cet ordre d'idées, le principe du régime des dyspeptiques hypei*sthéniques s'appliquerait au catarrhe acide, celui des dyspeptiques hyposthéniques au catarrhe muqueux et celui des fermentations gastriques à la gastrite atrophique \
Le régime Daus le catarrhc acide, qui réclame un régime
du catarme adde. gédatifct Capable de diminuer l'excitabilité sécrétoire, le bouillon du pot-au-feu, les soupes épaisses, les viandes tendres et les volailles jeunes rôties, hachées menu, les aliments gélatineux qui fermentent difficilement, se transforment plus vite que les albuminoïdes, s'absorbent rapidement et sont en quelque sorte des aliments d'épargne*, les poudres de viande bien préparées, les pois-
1. BouvERET. — Traité des maladies de restomac, p. 4U, Paris, 1893.
2. Ch. Riciif.t. — Comptes rendus de VAca'iémiedes Sciences^ 1877.