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pouvant cependant jouer un certain rôle pathogène, on y remédiera avec le naphtol à toutes petites doses {O^'fib après chaque prise de lait), le soufre ioduré (0«',10 à 0«',20), le fluorure d'ammonium^ s'il s'agit d'acide lactique, et avec Vérythrol (0«',02 à 0«^05) si Tacide butyrique est en cause.
Bref, ici encore, comme dans tous les retentissements des dyspepsies, c'est le traitement gastrique qui devra ouvrir la marche, à titre de traitement pathogénique. Les médications suivantes particulièrement sédatives de l'activité hépatique n'interviendront qu'en seconde ligne, quand le traitement gastrique aura fait son œuvre parfois suffisante.
Les sédaufs Lcs sédatifs de l'activité hépatique sont:
^'hé atT^e* l'^cî^fe arsénieux, les opiacés, la belladone^ le calomel, Vantipyrine^ la valériane y le bicarbonate de soude ^ Yiodui^e de potassium ^ V huile de ricin^ les sels de lithine^ le sel de Seignetle, etc. Tels sont, au moins, ceux dont j'ai pu déterminer l'action par l'élude des échanges. La morphine et Vatropine figurent déjà dans la mixture composée à la solanine.
Lorsque les troubles fonctionnels du foie survivront au traitement gastrique, ce qui est l'exception, conseillez d'abord Yacidearsénieux à la dose de 1 à 2 milligrammes par jour, au moment des repas. Si ce moyen est inefficace et insuffisant, usez du calomel à la dose de 1 centigramme par jour. Le calomel n'est pas, comme on le répète encore, un cholagogne, un excitant de la sécrétion biliaire; c'est un excitant de l'excrétion biliaire, c'est un péristaltogène; mais c'est, en même temps, un sédatif hépatique quand il est employé à petite dose. Je lui reconnais, dans les sténoses vraies du pylore, une contre-indication absolue; car, même à la dose minima de 1 centigramme par jour, il peut engenùrer de la stomatite mercurielle. Nous en avons eu, l'an dernier, un cas très net, au nMO de la salle Serres chez un sténose du pylore qui prenait chaque jour pour combattre sa constipation des pilules composées de 10 centigrammes d'aloès et de \ centigramme de calomel, et vous vous rappelez sans doute quel tourment celte complication vint ajouter aux souffrances déjà si grandes de notre malade.
Pour remédier à la constipation, nous emploierons, au contraire, Vhuile de ricin et le sel de Seignetle qui joignent à leurs effets purgatifs une action modératrice sur la fonction hépatique.
Quand, malgré l'emploi de ces moyens, l'élévation du taux de l'urée, évaluée par kilogramme du poids du corps, se maintenant audessus de 0"',450 à 0^',500, indiquera une persistance dans la surac-
livilé du foie, je vous conseille d'employer Vantipyrine ou le bromure de potassium^ aux petites doses de 0^',50, une h deux fois par jour, en surveillant l'excrétion urinaire de l'azote, pour supprimer le raédicamenl dès que l'effet cherché est obtenu. Le bromure de potassium se donne en cachet ou en solution aussitôt avant le repas; l'anlipyrine sera mélangée à dose égale de bicarbonate de soude ^ dissoute dans un peu d'eau de Seltz et prise une heure et demie avant les repas.
Le trattement Lcs curcs minérales de Vichy, Carisbad, Brides
hydro-minéral, compléteront Ic traitement. Entre ces stations, le choix est difficile à faire et peu de règles générales peuvent être tracées. Cependant j'ai remarqué qu'une cure de Carisbad bien dirigée^ c'est-à-dire moins systématisée et surtout moins violente que la cure classique, convient particulièrement aux cas avec subictère dont je vous parlais tout à l'heure et qu'on a redécrits après moi sous le nom d'ictères acholuriques. Ainsi le jeune homme qui nous a servi de type n'a trouvé d'amélioration qu'à Carisbad. 11 m'a semblé aussi que Vichy réussissait mieux dans les cas où la variabilité de la distension gastrique indique l'intermittence du spasme pylorique. Kissingetiy qui semble théoriquement indiqué, ne m'a pas donné de bons résultats. Brides, qui modère, suivant Delastre, le coefficient d'oxydation du soufre, est théoriqiiement indiqué; mais je manque d'expérience personnelle. Certaines eaux inermes, comme Evian, Vittel, m'ont paru donner des résultats intéressants.
V hydrothérapie rendra aussi de grands services. On recommandera surtout la douche tiède et la compresse échauffante appliquée sur la région abdominale et empiétant sur l'estomac et le foie.
Le traitement des cirrhoses dyspeptiques. — Les indications générales. — L'iodure de potassium. — Les stimulants fonctionnels du foie, leurs indications et leur mode d'emploi. — Le traitement hydro-minéral.
Le traitement Lorsquc Ic retentissement hépatique dépasse les
des drriiosea limites du troublc fouctionncl et qu'on doit traiter le
dyspeptiques. ^ r«i •
processus secondaire qui commence à rinfiltration embryonnaire pour aboutir à l'hépatite interstitielle diffuse qui con-
slilue la cirrhose dyspeptique, la thérapeutique stomacale pathogénique s'impose encore, mais le traitement de la lésion hépatique prend une importance parallèle et plus étendue. Pour rétablir d'une façon nette, il faudra fixer d'abord, par la séméiologie chimique, l'état fonctionnel de l'organe. Dans ce retentissement qui commence par une suractivité de la fonction et aboutit à son insuffisance, ce n'est pas l'existence ou l'absence de la lésion anatomique qui doit diriger la thérapeutique, mais bien les conditions d'activité de l'organe, conditions que ne modifie pas brusquement l'entrée en scène de la lésion. Donc on s'adressera aux modérateurs hépatiques, tant que l'analyse chimique démontrera que la suractivité persiste, et l'on mettra en œuvre les stimulants fonctionnels quand on constatera les signes de l'insuffisance.
A la période waimeni civrhoiique , c'esl]e traitement de Vinsuffisance hépatique qui doit tenir la corde. En effet, malgré les nombreux et importants travaux publiés sur la curabilité des cirrhoses*, il est bien invraisemblable qu'une thérapeutique quelconque puisse faire rétrograder du tissu scléreux ou régénérer des cellules dégénérées, et, comme le dit fort justement A. Siredey, ce serait se faire illusion que d'espérer la restitutio ad integrum d'un foie cirrhotique, comme s'il s'agissait d'un poumon atteint de pneumonie ou d'une région de la peau atteinte d'érysipèle*. L'idée si séduisante de la régénération hépatique, étudiée par Hanot, Ponfick, W. Meister, Dl'Ring, Letulle, ne saurait encore être admise, si l'on en croit Hanot ^ qui s'exprime ainsi : c Régulière dans les expériences de physiologie expérimentale, l'hyperplasie est irrégulière lorsqu'elle doit remplacer un tissu détruit et continue, en quelque sorte, sous une autre forme, le processus pathologique initial, i» Les éléments néo-formés ne sont donc l'équivalent de la glande hépatique ni anatomiquement, ni physiologiquement. La thérapeutique doit tendre à assurer la conservation et le fonctionnement de ce qui reste du foie et non à faire rétrograder une lésion irrémédiable, si ce n'est h ses débuts.
1. a Sirvdey. — Traitement des cirrhoses, Traité de thérapeutique appliquée d*ALBt:KT Robin, fasc. XIU, 1897.
2. Chrestien. — Sur rutilité du lait administré comme remède et aliment dans le traitement de rhydropisie ascite, 1831. — MoNNERET. Arçh. gén. de médecine, 1852. — Leudet, Leçons cliniques^ 1874. — Bouveret, Lyon médicaly 1881. — Carral, Thèse de Lyon, 1884. — RiBETON, Thèse de Paris^ 1886. — Troisier, Bucquoy, Rendu, Richard, M ILLARD. DiEULAFOY, Letulle, Dujardin-Beaumetz, Bulletins de la Soc. méd. des hôpitaux, 1886. — Lancereaux, Bulletin de VAcadémie de médecine, 1887. — Hanot et Gilbert, i?u/i. Soc. méd, des hôp., 1890. — Millard, idem, 1S92. — Desaux, Thèse de Paris, 1887. — François, Thèse de Lyon, 1888. — Mauris, Thèse de Paris, 1889, etc.
3. Hanot. — Des hyperplasies compensatrices et de la régénération du foie. Presse médicale, 1895.
LES RETExNTlSSEMExNTS HÉPATIQUES 573
Liodare Uioduve de potassium administré avec de grandes
de potMsiam. pj-écaulions et dans la limite de sa tolérance gastrique, aux doses faibles de 0^', 50 par jour en deux fois, agit parfois assez bien; mais je doute que cet effet puisse être attribué à une résolution du tissu scléreux, ni même des éléments embryonnaires. LModure de potassium est, comme Ta démontré Germain Sée, un médicament vasculaire qui facilite la circulation et arAéliore, par ce fait même, le foDclionnement cellulaire.
Les sumoianta ^ ^^^<* ^u médicament vasculaire, plaçons les stimu-
foncuoimeia latits fonciionuelSy qui sont le henzoale et le salicylate de soude, le boldo, Yévonymine, le phosphate de soude, ïaloès, le jaborandi, lepodophyllin, la gomme-gutte, etc.
Vous pourrez, le cas échéant, les employer ainsi qu'il suit. Après une période d'iodure de potassium dont la durée sera limitée par la tolérance stomacale, vous ferez prendre, trois heures environ après les repas, une tasse d infusion chaude de feuilles de holdo (1«',50 de feuilles pour 150 grammes d'eau) avec un des cachets suivants :
'^ Benzoate de soude 0«%20
Phosphate de soude CjSO
Bicarbonate de soude 0^',25
Poudre de feuilles de jaborandi O^^IO
Pour un cachet.
Si ce cachet n'est pas toléré par l'estomac, faire prendre, avec l'infusion de feuilles de holdo, une grande cuillerée de la potion suivante :
Tf Benzoate de soude 4 grammes
Sirop de fleurs d'oranger 30 —
Eau distillée de tilleul 150 —
F.s.a. Potion.
Chaque fois qu'une journée se sera passée sans garde-robes ou avec une évacuation insuffisante, donnez le soir, au moment du coucher, une des pilules suivantes :
'^ Extrait de podophyllin (^^Q'io
Evonymine 09%05
Extrait de jusquiame 0«%0:2
F.s.a. une pilule.
574 LES RETENTISSEMENTS DES MAUDIES DE LESTOMAG
Avec MiLLARD, je recommande encore les pilules de Bontius, dont voici la formule :
Tfi Aloès des Barbaries '. ,
^ .. ; àâ. 10 grammes
Gomme-guUe ) *
Gomme-ammoniaque 32 —
Vinaigre blanc 6 —
F.s.a. des pilules de 0?s20.
On indique, dans les formulaires, la dose de 2 à 6 pilules par jour; il est plus rationnel de chercher le nombre de pilules nécessaires pour provoquer, chez le malade, une garde-robe copieuse et non diarrhéique, au réveil.
Les applications froides, ou très chaudes, Vélectrisation qui semble avoir donné des résultats à Murot, la révulsion ignée à l'aide de pointes de feu extrêmement nombreuses et très superficielles constituent un traitement local souvent très utile et dénué de tout danger.
u traiument Lcs curcs dc Châtel-Guyon, de Vichy, de Fougues,
hydpo-minérai. j^ Royat, dc Suntcnay ou de Maizières seront un
utile adjuvant du traitement diététique et médicamenteux. Il en sera de même d'une cure graduée de Carlsbad, commençant par le Schlossbrunn pour aboutir au Sprudel.
Il demeure bien entendu qu'aucun traitement médicamenteux, local ou hydro-minéral, ne saurait remplacer les règles sévères d'hygiène et d'alimentation qui doivent présider au traitement de ces états lésionaux des retentissements hépatiques des dyspepsies.
QUATRIÈME LEÇON
LES RETENTISSEMENTS HÉPATIQUES LA GLYCOSURIE ET LE DIABETE DYSPEPTIQUES