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9i0 LES MALADIES ORGAMQUES DE L'ESTOMAC
diminution des pcptones (12 sur 17) el du sucre (il sur 17), tous caractères qui n'ont rien de spécial à l'ulcère.
L'état général varie suivant l'intensité des
L'état général.
douleurs, la fréquence des vomissements et la gastrorrhagie. D'une apparence à peu près satisfaisante A la cachexie la plus prononcée, tous les degrés ont été observés. En général, le faciès est pâle; il exprime la souffrance ; il prend l'apparence cireuse après les hémorrliagies. Les malades nerveux deviennent neurasthéniques ; d'autres se plaignent de céphalalgie ; les femmes deviennent dysménorrhéiques ou aménorrhéiques ; tous sont émotifs, tristes ou hypochondriaques. Après les grandes hémorrhagies, il y a un subit abaissement de la température suivi à plus ou moins bref délai d'une petite poussée fébril e.
Us échanges Du CÔté dcS échaUgCS géuérauX, vous retrou-
organiques, verez les troubles nutritifs que je vous ai décrils à propos des dyspepsies hypersthéniques permanentes*. Mais il est un point assez inattendu sur lequel je voudrais appeler votre attention : c'est qu'il existe un syndrome urologique très précis après les grandes gaslrorrhagies. J'ai pu observer quatre malades dans ces conditions ; chez trois d'entre eux, l'urée élait en si grande abondance que l'addition d'acide nitrique à l'urine donnait lieu à un précipité presque immédiat de nitrate d'urée. L'urée ne descendit pas au-dessous de 293',50 et atteignit 46«',90. Le coefficient de déminéralisation tomba en moyenne à 20p. 100. Le coefficient d'oxydation azotée toujours abaissé varia de 73,5p.100à80 p. 100. Le rapport de l'acide phosphorique total à l'azote total descendit à G p. 100; le rapport du chlore à l'azote total à 22 p. 100.
Je ne chercherai pas à faire de théorie pour expliquer ce syndrome si spécial ; la plus probable est celle qui fait intervenir la digestion rapide d'une partie du sang épanché. Mais j'insiste sur la valeur clinique de cet ensemble urologique puisqu'il peut avoir, dans tel cas où la gastrorrhagie a passé inaperçue, l'importance d'un signe révélateur.
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LA CLINIQUE DK LILCÈRE SIMPLE DE L'ESTOMAC Wl
Les complications. — La perforation. — La péritonite générale. — Les péritonites partielles. — Les abcès sous-phréniques. — La péritonite plastique péri- stomacale. — Les déformations et la biloculation gastriques. — La sténose pylorique. — La cachexie. — Les infections secondaires. — La transformation cancéreuse.
j^ L'ulcère expose à la perforation avec ses consé-
compucatioii*. qucDces périlooitiques, à Tulcéralioa des organes voisins, aux rétrécissements des orifices, à des déformations cicatricielles de Teslomac, à l'anémie et à la cachexie, enfin au cancer.
j^ La perforation se produirait d'après Lebert
perforauon. dans 3 à 5 p. 100, pour Greenough et JosLiN dans 3,2 p. 100 el pour Brinton dans 13,5 p. 100 des cas. Sur mes 51 malades, je n'ai jamais vu de mort par perforation. Sa rareté s'expliquerait par le fait que la perforation surviendrait plutôt dans les ulcères de la face antérieure qui sont les moins fréquents*. Celle-ci peut être suivie d'une péritonite générale et fatalement mortelle, d'une péritonite enkystée, depérigastrite et, plus rarement, du passage des liquides de l'estomac dans les organes voisins.
u péritonite ^^ péritouite générale par perforation débute
générale. soudainement par une violente douleur d'abord épigastrique, puis abdominale, exaspérée par les boissons et par la moindre pression. Cette douleur d'abord localisée, le hoquet, le météorisme *, la rareté des vomissements, la disparition de la roatité hépatique, le faciès abdominal, le refroidissement des extrémités, la voix brisée, le pouls misérable et petit, l'absence habituelle de réaction inflammatoire et quelquefois même rabaissement de la température constituent une sorte de syndrome de cette péritonite ^ On a cité des cas de guérison spontanée, mais ils me semblent fort sujets à caution \ D'après les statistiques de Le Dentu,