‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitement (volume 2)Chapitre 204 sur 295 · Voyez pages 184 et · texte numérisé non relu

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3. A. Résibois. — De quelques formes anormales du cancer de restomac. Thèse de Paris, 1898.

LES COMI'LrCATlONS ET LE DIAGNOSTIC DU CANCER DE LESTOMAC H(

relief ses difficultés. Ainsi, l'anorexie et les douleurs sont moi prononcées el plus tardives que dans le cancer des gens âgés. I vomissements manquent dans près d'un quart des cas, la tume dans la moitié des cas, les hématémèses sont plutôt rares. L malades ont plus souvent le faciès de l'anémie que celui du canci La cachexie ne survient qu'aux périodes ultimes. L'asciteest re tivement commune. L'évolution est irès rapide.

L, eanow Lfi cancoT dcs femmes enceintes donne li

^^1^^' aussi à de faciles erreurs, puisqu'il est permis mettre les vomissements et les œdèmes sur compte de la grossesse, que la tumeur fait souvent défaut ou i masquée par le développement de l'abdomen, que la teinte jau paille esl nulleou peu accusée. Cette forme de cancer a aussi u évolution rapide.

Lteuuar Quand le cancer de l'estomac s'accompagne d'

œdème très étendu, on peut le confondre avec u

maladie deBright ou une affection du cœur. Mais l'examen

cet organe, l'analyse des urines et l'exploration attentive de l'estom

et de ses fonctions mettront sur la voie du diagnostic.

uouiMr On peut songer à une cirrhose du foie ou à u

péritonite tuberculeuse ou cancéreuse, qua le cancer gastrique s'accompagne d'ascile. J'ai vu commettre ce erreur chez un homme de quarante-cinq ans, alcoolique de viei date. I! avait une grosse ascite avec circulation veineuse abdon nale sous-cutanée et des urines chaînées d'uroérythrine, mange très sulfîsamment, ne vomissait pas et conservait une apparence bonne mine, sans avoir perdu beaucoup de ses forces. On fit le diagn( tic de cirrhose du foie et l'on pratiqua une ponction nécessitée par volume de l'asçïte et la gêne de la respiration. Le liquide était sa giiinolent; son évacualion permit de sentir une masse indurée irrégulière autour de l'ombilic. Alors on porta le diagnostic cancer du péritoine. Deux mois après, le malade succombait sa avoir présenté de symptômes gastriques, el l'autopsie révéla un vas cancer de la face antérieure el de la grande courbure de l'estoma DAunoN a relaté un cas analogue'.

. Ptrilonile cancéreuse, Ballelini de

u cancer Landouzy, Guérin onl obscrvé des cas de cancer de

•'•^'J^^^*"** Tcslomac accompagnés de constipation opiniâtre et

de vomissements fécaloïdes, simulant l'obstruction intestinale. J'ai vu un cas semblable à THospice des Ménages chez une femme de 76 ans dont Tanneau pylorique était détruit par une ulcération cancéreuse et le caecum bourré de boulettes fécales durcies. Elle eut des vomissements fécaloïdes pendant cinq jours.

&e diaffnosuo En dchors de ces formes anormales, le diagnostic

^ ' différentiel doit être fait d'avec les dyspepsies, les gastrites chroniques, l'ulcère simple, les diverses cachexies,les tumeurs non cancéreuses de l'estomac, lespérigastrites et les tumeurs des organes voisins.

Les drtpipaics. ^6 diaguostic d'avec les dyspepsies a déjà élé

fait quand nous avons étudié ces affections ^ mais il importe d'insister encore ici sur quelques détails.

Deux cas peuvent se présenter. Dans le premier cas, il s'agit d'un homme d'un certain âge qui présente depuis peu des troubles gastriques et dont l'état général décline. Est-ce un simple dyspeptique ou un cancéreux au début?

Si lechimisme stomacal révèle l'augmentation de l'HCl libre avec le type de Thypersthénie gastrique, vous repousserez le diagnostic de cancer; mais, si l'HCl libre fait défaut, vous n'en conclurez pas qu'il s'agit d'un cancer. Vous rechercherez, au contraire, tous les symptômes favorables à l'idée d'hyposthénie gastrique, tels que l'appétence pour certains aliments, le maintien d'un état général satisfaisant, l'absence du faciès jaune paille, la rareté des vomissements et des douleurs, et vous instituerez aussitôt le traitement. Evidemment, l'insuccès de celui-ci constituerait un gros argument en faveur du cancer.

Dans le second cas, on se trouve en face d'une sténose pylorique; l'estomac est très distendu; le malade est cachectique, il a des crises gastriques plus ou moins pénibles, il vomit, il a même des hématémèses de sang noir et, pour comble de difficulté, on perçoit dans la région épigastrique une tuméfaction douloureuse. Cette sténose pylorique esl-elle l'effet d'un cancer ou d'un ulcère ou même d'une simple contracture permanente au cours d'une hypersthénie gastrique? Le faciès cancéreux, l'apparition d'une phlcgmatia, la cachexie, les vomissements noirs ne constitueraient pas alors

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