Maydl. — Wiener klinische Rundschau, n- 38 et ÂO
4. C. Schlatter. — Beitrdge »t*r klinischen Chirurgie, p. 3, l. XIX.
5. J.-L. Faure. — Société de chirurgie, tH décembre 1898. — L. Landouzy, L*intervention chirurgicale hâtive comme traitement du cancer de restomac, La Presse médi^ cale, 15 mars 1899.
6. Kolaczek. — AUgemeine med. CentraUeitung, 23 juillet 1898.
TRAITEMENT DU CANCER DE L'ESTOMAC i045
survécut 14 mois; celles de Faure et de Kolaczek vivaient encore et avaient augmenté de poids 3 et 5 mois et demi après l'opération K
Les rftsDiuts Après Topératiou , les fonctions digestives
fonottoimeis dn s'améliorcnt chcz la plupart des malades, même après
traJtemant radical. a a • r r
des résections très étendues. Les recherches faites par A. Hoffmann ' chez le malade de G. Schlatter montrent, que sans le secours de la digestion stomacale, Tassimilation journalière correspondait à 125 grammes de viande 4 mois après l'opération et à 412 grammes 5 mois et demi après. L'assimilation des graisses était a peu près normale, puisque la perte par les selles n'était que de 5,5 p. 100 de la quantité ingérée. La malade de Faure augmenta de 10 kilogrammes en 3 mois, et toutes ses souffrances avaient disparu. Celle de Kolaczek quitta Thôpital après quatre semaines, ayant engraissé de 2 kilogrammes; au bout de 3 mois et demi, elle avait gagné 10 kilogrammes. Elle a conservé le dégoût de la viande et des aliments sucrés, mais elle mange avec plaisir les féculents et les corps gras. Les repas doivent être fréquents et peu abondants; l'instinct des malades leur fait bien vite laisser de côté les aliments qui ne leur conviennent pas.
Il est hors de toute contestation qu'après la pylorectomie les malades s'améliorent rapidement. On voit cesser les douleurs et les vomissements; l'appétit revient, le poids augmente, l'analyse de l'urine témoigne d'échanges plus satisfaisants, la teneur du sang en hémoglobine s'accroit (Kaensche); toutefois le type chimique de l'estomac n'est pas modifié, parce que l'intervention chirurgicale ne peut rien sur la gastrite chronique qui accompagne le cancer.
Dans les jours qui suivent l'opération, il y a de l'incontinence du pylore; mais peu à peu l'estomac redevient continent, peut conserver les aliments et, si on l'insuffle, l'air ne passe pas dans l'intestin. Bien entendu, la distension gastrique tend à disparaître ^
Le fait de l'amélioration étant dûment constaté, il de^taT'i^e. ^^^^ ï*®ste à savoir combien de temps elle peut durer.
Krônlein a constaté chez ses opérés une survie
1. GuiNARD. — La cure chirurgicale du cancer de l*e8tomac, PariSy 1898.
2. A. HoFFMANif. — Mûnchener medidnische Wochenschrifty 3 mars 1898.
3. Thiers. — Résultats fonctionnels éloignés de la pylorectomie dans les sténoses cancéreuses du pylore, Thèse de Paris, 1898.
moyenne de 507 jours; ie plus souvent elle n'a été que de quelques mots» mais Topération leur a permis de vivre quelques mois sans souiTrances. Lu mort survient par cachexie, par récidive ou métastase cancéreuse. Toatefoift Wôlfler cite 24 malades qui ont dû à Topération de deux à huit ans de survie. Dans les publications de 1898, on peut relever une survie de iO aas, une de 8 ans (Billroth cité par VON Hacker), une de 7 ans (Hahic), mie de 6 ans (von Hacker), trois de 4 ans (Krônlein, Hahn). La statistique de Matdl porte sur 25 pylorectomies ; sept malades survivent encore deux ans après l'opération, soit 28p. iOO.
Comme il est absolument exceptionnel que le trai- ^^ ^^' tement médical ou l'évolution spontanée de la maladie aient donné des résultats aussi satisfaisants, je conclus qu'on doit tenter la cure radicale du cancer de l'estomac dès qu'on est en possession du diagnostic. Alors, plus l'intervention sera précoce, plus elle aura de chances de succès. Malheureusement, ce qui manque encore, c'est précisément le signe précoce.
La gastro-entérostomie n'est qu'une opération palliative. Ses risques sont aussi grands que ceux de la pylorectomie. Les statistiques de Roux, d'EwALD *, etc., donnent une mortalité opératoire de 30 à 60 p. iOO. Quand elle réussit, elle est suivie quelquefois d'une amélioration des symptômes et d'une augmentation du poids '; mais les forces ne reviennent pas, le teint garde sa teinte jaune paille, les muqueuses restent décolorées, le chimisme stomacal. ne s'améliore pas \ Et tout cela n'a rien d'étonnant, puisque l'opération n'a pas supprimé le cancer, mais seulement l'une de ses conséquences, la stase gastrique. Bientôt la maladie reprend ses droits, les malades se cachectisent et sont emportés par une des complications ordinaires du cancer, par la tuberculose ou par une diarrhée incoercible.
u cpiesuon ^ survic uc dépassc pas 6 à 7 mois, ce qui n'est
do la Burvie. pas plus favorablc que la survie moyenne de 209 jours, chez les malades qui avaient refusé d'être opérés (Krônlein).
1. EwALD. — Berliner klinische Wochenschrift, n- 37 et 38, 1897.
2. LiNDNER. — Zur Chirurgie des Magencarcinoms, Berliner klinische Wochemchrift^ 11» 5, 1900.
3. Voyez une bibliographie très complète des modifications de la capacité, de la motilitc et du chimisme de l'estomac après la gastro^ntérostomie dans G. Kelling, Studien zur Chirurgie des Magens, Archiv fur klinische Chirurgie, t. LXll, p. 5, 1900.
Par conséquent, la qastro-entérostomie demeure
La oonolnsloii. ^ ' «/
une opémlion d'exception que vous ne devez proposer, comme le dit parfaitement A. Mathieu, que la main forcée, soit à cause de la sténose pylorique très précoce, soit en raison de rintensité des phénomènes douloureux, quand le traitement médical ne parvient pas à les calmer.