LES TUMEURS BÉNIGNES LES TUMEURS MALIGNES — LES POLYADÉNOMES
Considérations générales. ": — Les tumeurs bénignes. — Les lipomes»
— Les fibromes. — Les Obro-mvoraes.
coiisidératiDns Le caiicer comprend, à lui seul, la presque tolalilè
' ** **' des cas de tumeurs stomacales. Les autres néoplasmes gastriques, d'ailleurs très rares, ne sont pour ainsi dire jamais diagnostiqués du vivant du malade. Ou bien, étant latents, ils constituent un élément insoupçonné du tableau morbide et sont trouvés par hasard àTautopsie; ou bien, donnant lieu à des symptômes, ils sont confondus nécessairement avec les affections communes dont la symptomatologie se rapproche le plus de la leur : cancer, sténose, ulcère ou gastrites chroniques.
Il faut observer, du reste, que ce groupe d'affections, réunies ici sous la dénomination de tumeurs diverses, n'a pas d'autonomie. Les espèces qui le constituent ne sont reliées les unes aux autres par aucun trait d'union et, par suite, l'intérêt nosographique de ce chapitre de la pathologie gastrique est aussi médiocre que son importance clinique. Les tumeurs non cancéreuses de l'estomac méritent une description détaillée dans un livre d'anatomie pathologique ou dans un traité des tumeurs; il suffira de les énumérer avec précision pour vous permettre, en présence d'un cas de tumeur stomacale sortant de la règle, d'évoquer la possibilité des néoplasmes divers auxquels on peut avoir affaire exceptionnellement.
t056 LES MALADIES ORGANIQUES DE L'ESTOMAC
Les tumeurs (Ji! premier groupe comprend les tumeurs béni-
gnes de faible volume qui, dans l'immense majorité des cas, ne sont découvertes qu'à Taulopsie, sans avoir à aucun moment attiré l'attention du clinicien.
, „ Tels sont les lipomes sous-muqueux ou sous-
Les lipomes. ^ *■
séreux, sessiles ou pédicules, du volume d'une noisette ou d'une noix, plus souvent uniques que multiples.
Les «bromes. ^^ ^ trouvé aussi à l'aulopsic de vieillards des
fibromes sous-muqueux ou sous-péritonéaux dont le volume ne dépasse guère celui d'une balle de fusil. On peut les confondre avec des gommes sous-muqueuses de consistance dure. Il arrive aussi que ces petites tumeurs se pédiculisent et forment une des variétés des polypes de l'estomac, Gornil*, Leudet* en ont rapporté des exemples. En général, c'est à cette variété qu'appartiennent les polypes stomacaux de grand volume et de consistance dure. Ceux-ci sont formés par une sorte d'axe de tissu fibreux partant de la sous-muqueuse et recouvert d'une muqueuse presque toujours altérée dans sa structure. Le polype observé par Cornil chez une vieille femme de soixante-quinze ans avait jusqu'à 5 centimètres de longueur et bouchait complètement l'orifice pylorique. Clinique ment, on avait noté des signes de sténose du pylore.
Les L'estomac renferme aussi quelquefois des fibro-
fibro-myomes. , , ji»*» j .♦» i
myomes analogues a ceux de 1 utérus, de petit volume et bien circonscrits (Bouveret). Dans un cas, Erlach^ a trouvé une tumeur énorme, pesants kilogrammes, développée aux dépens de la couche musculaire de l'estomac et proéminant dans la cavité péritonéale. La laparotomie fut pratiquée avec succès.