Rolleston. — Annales de médecine infantile
Ils se présentent, en général, avec l'aspect de ce qu'on décrivait autrefois sous le nom de polypes muqueux de l'estomac; Andral* les a bien décrits dès 1829 et Gruveilhier* les a également signalés. Les études de Cornil% Lancereaux*, Brissaud% Ménétrier^ ont complété nos connaissances et, actuellement, on les nomme polyadénomes à forme polypeuse.
L'anatomie D'ordînairc, ces polyadénomes sont nombreux
pa 0 0 que. ^^ parsèmcut la muqueuse d'épaississements isolés en papules, en boutons ou en polypes.
Leur volume atteint au plus celui d'une noisette; mais Ghaput', Lange ^ ont vu la tumeur avoir le volume d'une tête de fœtus. Leur consistance est molle. Leur mobilité sur les parties sousjacentes est parfaite.
Histologiquement, ces polypes sont constitués entièrement par une hypertrophie de la muqueuse développée autour d'un axe conjonctivo-vasculaire fourni par la sous-muqueuse. La muscularis mucosaî établit nettement la limite entre la néoformation glandulaire et les parties profondes.
La muqueuse devient huit à dix fois plus épaisse que normalement. Gette hyperplasie est due à la fois au développement du tissu conjonctif glandulaire et à la végétation épithéliale des glandes. Lorsque le travail néoformateur porte essentiellement sur la partie excrétoire des glandes, on assiste à l'oblitération des conduits et à la production de kystes à végétations bourgeonnantes dendritiques, à revêtement épithélial cylindrique ou caliciforme, à contenu muqueux. Toujours, alors, la tumeur est nettement lobulée.
Lorsque, au contraire, l'hypergenèse intéresse les culs-de-sac glandulaires, la lobulisation de la lumeur reste rudimentaire ; les kystes ne se forment pas, et les glandes donnent naissance dans la profondeur à un grand nombre de prolongements ramifiés dont l'aspect sur les coupes rappelle celui de la substance corticale du rein, dans la région des tubes contournés.
Bien entendu, les cellules glandulaires sont toujours profondément altérées.