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Les détritus suspects sont délayés dans une solution des oristettx de de chloFure de sodium à 1/500 et le tout est évaporé
Telohmann. ... , ,
à siccité sur une lame de verre, sans dépasser la température que le dos de la main est capable de supporter. Au centre de la tache ainsi oblenue, on dépose une gouttelette d'acide acétique glacial non hydraté, et on évapore de nouveau à une douce chaleur, sans atteindre la température d'ébuUition et en ayant soin que la gouttelette d'acide ne dépasse pas les limites de la tache primitive; on répète au besoin trois et quatre fois de suite cette action de l'acide acétique jusqu'à ce que l'on aperçoive au microscope les cristaux d'hémine; ce sont de petits prismes en forme de parallélogrammes allongés, rougeâtres ou brunâtres, parfois très petits, mais pouvant atteindre une longueur de 20 [x. Souvent ils se groupent en formant des croix ou des étoiles caractéristiques. On peut aussi faire la réaction en se servant de la solution de Strzyzowski qui dispense de l'emploi de la solution salée.
*¥ Acide acétique glacial 20 ce
Solution d'acide iodhydrique XV gouttes
On évite aussi la formation de cristaux de NaCl et on obtient une réaction plus rapide et plus nette, les cristaux de Teïchmann prenant dans ces conditions une teinte noire.
Ces procédés permettent non seulement de différencier l'hématémèse d'avec les autres vomissements noirs, mais de reconnaître une gastrorrhagie minime ou encore de faire, par l'examen des vomissements ou du contenu de l'estomac obtenu par tubage, un diagnostic rétrospectif d'hématémèse.
Le diagnosuc Quaud OU a la certitude de se trouver en présence
stomMafe^du ^" ^^^%y il fout cncorc, pour confirmer le diagnostic sanfl d'hémalémèse, s'assurer que le sang vient bien de
l'estomac.
A ce point de vue, les sensations si particulières qui accompagnent l'acte du vomissement, lorsque le malade affirme nettement les avoir ressenties, ont de l'importance, mais moins à coup sûr que Texistence concomitante d'un melaena ou bien la présence de particules alimentaires, d'HCl ou d'acide lactique dans les matières rejetées. Ce sont là des signes confirmatifs de gastrorrhagie; mais ils peuvent manquer, et l'on doit alors éliminer encore diverses causes d'erreur comme les épis taxis postérieures renduesparlabouche et les stoniatorrhagies(dans ce casl'examen attentif delà cavité bac-
cale et du pharynx ne permet pas la confusion), enfin et surtout les hémoplysies.
Au moment même de Thémorrhagie le doute est exceptionnel. Plus tard, le diagnostic d'hémalémèse ou d'hémoptysie est en général impossible, si l'on s'en tient à l'interrogatoire du malade ; c'est alors l'auscultation attentive du cœur et du poumon ou Texamen de l'estomac qui résolvent la difficulté. Il ne faut pas oublier que le sang venu du poumon peut être dégluti et rendu ultérieurement sous forme d'hématémèse, tandis que, inversement, une grande hématémèse, en faisant irruption dans les voies aériennes, est capable de provoquer de la toux. Il n'est pas besoin d'insister sur la nécessité de faire dans ces cas un examen complet du sujet et une critique serrée des signes observés pour ne pas orienter le diagnostic dans une fausse voie.
Ijes ulcérations gastriques et le diagnostic de la cause. — Le premier gproupe. — Les héreatémèses infectieuses et toxiques. — Les ulcérations des brûlés. — L'infection , fébrile. — Les traumatismes. — Les cardiaques. — Les urémiques. — L'étranglement herniaire. — Le deuxième gproupe. — Les ruptures d'anévrysmes. — L'ulcère simple. — Le cancer. — L*hyslérie. — 1/exulceratio simplex. — Les cas rares. — Le troisième groupe. — Le cancer. — Les gastrites chroniques. — Les gastrites ulcéreuses. — Les gastrites toxiques. — Les ulcérations spéciGques. — Les cas rares.
Les nioérations ^' ittiportc maintenant de diagnostiquer la gastriques causc de rhématémèse, ce qui est plus complexe que de^ia CM80. de reconnaître le symptôme. Les difficultés du diagnostic varient suivant les cas ; elles dépendent essentiellement des conditions génératrices de Thémorrhagie stomacale. Nous allons donc passer en revue ces conditions et particulièrement les diverses ulcérations gastriques.
Au point de vue du diagnostic, je divise les hématémèses en trois groupes. Le premier groupe comprend les cas [où le diagnostic est, pour ainsi dire, fait d'avance, puisque la maladie qui lui donne naissance estpréalablement connue. Le deuxième groupe comprend les grandes hématémèses de sang rouge. Le troisième groupe renferme les hématémèses moyennes et petites de sang rouge ou noir.
Cette division qui n'a aucune valeur nosologiquer est essentiellement clinique, ce qui vaut mieux pour le praticien.
Les bématémèses Dans Ics cas du premier groupe, les données du premier groupe, éiiologiqucs précèdent rhémalémèse et permettent de
rapporter celle-ci à sa vraie cause, sans difficulté sérieuse. Ce sont,
d'ailleurs, les plus rares.
t uA«. .A A.O- Telles sont les hématémèses de la fièvre jaune.
Les hématémèses ** '
infeotieasea. de Tictère gravc, du purpura, de la leuco- ▼aso-motrices. cyttiémie, du scorbut, des empoisonnements, ou encore des hématémèses dépendant d'une influence vaso-motrice ainsi que j'en ai observé un cas dans la paralysie générale.
Les uicérauons Chcz Ics b rûl és, daus le cours des deux premières des brûlés. semaines qui suivent l'accident, quand une grande étendue des téguments a été atteinte, il n'est pas absolument rare d'observer des hématémèses, presque toujours accompagnées de melaena; ces hématémèses peuvent être abondantes, voire même morlelles, comme dans un cas rapporté par Lange * ; elles répondent à des lésions ulcéreuses multiples duodénales ou stomacales.
Les nioérauons Au cours dcs maladies infectieuses fébriles
dans les iideottons u ' i. * t o • «^
fébriles. non hcmorhagiqucs on a vu quelquefois apparaître de grandes hématémèses qui peuvent s'interpréter de deux manières différentes.
Tantôt elles résultent d'une reprise du travail ulcératif dans un ancien ulcère stomacal; les cas de ce genre sont bien connus à l'heure actuelle et l'influence nocive des infections intercurrentes sur un ulcère en évolution est tout à fait certaine : presque toujours, dans ce cas, le maladea présenté auparavant des signes avérés d'ulcère simple. - Tantôt, chez un individu sans aucun passé gastrique, une infection aiguë provoque une gastrorrhagie. Giraudeau, Ashton ont noté des hématémèses dans la septicémie puerpérale ou à la suite d'un abcès pelvien ; Rendu, Dieulafoy dans la pneumococcie et l'appendicite. Bezançon et Griffon, en injectant dans le péritoine de cobayes des cultures pneumococciques très virulentes, ont produitdes érosions gastriques ne dépassant pas la sous-muqueuse, fourmillant de pneumocoques et coïncidant avec des noyaux hémorrhagiques dans divers organes \
D'ailleurs nous savons que toutes les infections graves peuvent