‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitement (volume 2)Chapitre 229 sur 295 · Voyez pages 894 et · texte numérisé non relu

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gastrites chroniques sont généralement dues à des processus ulcératifs ou érosifs de causes variées. Malheureusement nos connaissances sur ce point sont encore fort incomplètes : je vous ai mentionné tout à rheure les ulcérations gastriques des infections et des grandes brûlures; elles sont la plupart du temps latentes et constituent des découvertes d'autopsie, ou bien, en clinique, dévoilent tout d'un coup leur existence par un épisode aigu, tel qu'une hématémèse, une perforation; mais il n'y a guère de symptômes qui leur appartiennent spécialement. Dans les gastrites chroniques, il en est de même. La symptomatologie est essentiellement sous la dépendance de la gastrite, et Tulcération n'ajoute au tableau clinique que des hématémèses qui manquent fréquemment et des douleurs qui ne sont pas non plus constantes. Bien souvent, rien n'avertit le médecin de l'existence des ulcérations; le fait ne saurait surprendre en raison de la facilité avec laquelle l'ulcère simple lui-même reste silencieux.

i— oMtritas Aussi, à l'heure actuelle, les gastrites ulcéreuses

ulcéreuses. ont-clles été surtout étudiécs par les anatomo-pathologistes. Elles se présentent sous des formes extrêmement variables. Une des plus communes est l'érosion hémorrhagique qui a été décrite pour la première fois, avec précision, par Cruveilhier *, et qui a été ensuite le sujet d'études importantes de la part de Brinton*.

Ces érosions, qui ont été étudiées dans une Leçon précédente ^ , n'ont rien de spécial à un état morbide quelconque : elles se rencontrent dans une foule d'états pathologiques, alcoolisme, urémie, asystolie, cachexies diverses, gastrites de toutes sortes, et sont l'aboutissant de troubles circulatoires ou infectieux de la muqueuse (Cruveilhier, ROKITANSKY, PiLLIET)*.

Il est parfaitement possible que ces érosions donnent la clé de certaines hématémèses qui apparaissent parfois comme unique symptôme digestif chez des individus âgés et qui font redouter l'existence d'un cancer latent.

A côté des érosions hémorrhagiques, il faut placer les érosion s f 0 1 1 i c u 1 e u s es , qu'on ferait mieux d'appeler avec Brinton ulcérations ponctuées, petites pertes de substance plus profondes que les érosions hémorrhagiques, à bords taillés à pic presque verticalement; elles ont bien moins de tendance à saigner que les précédentes :

1. Cruveilhier. — AUas d'aDatomie pathologique, Livraisons XXXet XXXL t. Brinton. — The discases of the stomach, Traduction de Riant, 1870.

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