PiLLiET. — Bulletins de la Société anatomiquef
on les voit assez souvent chez les tuberculeux ou dans le cours des processus infectieux. Leur symplomatologie est bien réduile.
Chez les alcooliques, Lancereaux a décrit une gastrite ulcéreuse constituée par des plaques d'injection vasculaire avec petits ulcères linéaires qui paraissent suivre la direction des vaisseaux. Ces ulcérations sont en assez grand nombre. Une autre forme serait représentée, également chez les alcooliques, par un ulcère unique et profond *, absolument distinct de l'ulcère simple : au lieu de creuser toute la paroi stomacale, il n'intéresse que la muqueuse ; ses bords très indurés ne sont pas taillés à pic; les branches artérielles à ce niveau sont intactes; elles ne sont pas oblitérées comme il arrive si souvent dans l'ulcère simple; elles ne sont jamais érodées par le processus ulcéreux.
Des ulcérations semblables peuvent vraisemblablement se rencontrer dans la gastrite chronique en dehors de l'alcoolisme et de l'urémie.
Dans tous ces cas, on peut observer le tableau clinique d'un cancer ou d'un ulcère de l'estomac : les digestions pénibles, les vomissements, les douleurs parfois prépondérantes, le retentissement sur l'état général, les hémaléméses. L'absence de tumeur et de cachexie éloignera l'idée de cancer; les signes d'évolution et l'analyse des vomissements permettront aussi d'écarter le diagnostic d'ulcère simple; mais il faut reconnaître que les difficultés d'interprétation sont généralement très grandes en présence de tels malades.
Les gastrttes H HIC rcstc, pour être compIct, à vous mentionner
ct^^iM^Ti rwis '^^ ulcérations des gastrites toxiques', les ulcérations spéciflques de la tuberculose^ et de la syphilis* que j'ai étudiées antérieurement, la gastropathie ulcéreuse des nouveau-nés qui occasionne assez souvent des hématémèses, les vomissements de sang qui accompagnent parfois les crises gastriques des tabéliques, enDn le chaos actuellement restreint des hémorrhagies essentielles (Cavazzani% Reichard ^) et les hématémèses survenant après la chlorof ormisation qui seraient dues à la stase veineuse ou à des érosions superficielles (Bkuttner').
i. Voyez page 89i.