Fétidité de Thaleine (25 cas
L'absence La plupart, siuon la totalité des symptômes précé-
* wSS'*^** dents dépendent de la dyspepsie causale et non de l'albuminurie. Cependant il me semble que quelques-uns d'entre eux se rencontrent plus habituellement dans cette variété que dans les autres, sans qu'il me soit possible de vous donner la cause exacte de cette plus grande fréquence. Mais ce qui est certain, c'est que les symptômes ordinaires de l'albuminurie brightique manquent toujours. Ainsi on ne voit jamais d'œdème. Deux malades seulement, toutes deux neurasthéniques, ont déclaré avoir eu les yeux gonflés au réveil; l'une d'elles disait qu'elle avait quelquefois un peu d'oedème malléolaire ; cependant l'examen le plus attentif et maintes fois renouvelé ne m'a pas confirmé leur dire et c'est justement cette absence de symptômes brightiques qui fait, que celte albuminurie est si fréquemment méconnue. Quant à ceux que je viens de vous signaler, ils ont l'importance de symptômes révélateurs, et vous ne devrez jamais négliger d'examiner les urines quand vous les constaterez.
598 LES RETEiNTISSEMENTS DES MALADIES DE L'ESTOMAC
LesiignM Cet exameo de rurine, en effet, nous fournii'a
nroiogiqaes. j^g signes décisifs quî nous permettront de distinguer trois variétés d'albuminurie dyspeptique et d'en faire aisément le diagnostic.
Ces signes sont lires de Tétude de Talbumine, de ses variations, des autres caractères de l'urine, des échanges généraux et des échanges respiratoires.
u ▼ariabiuté L'albuminuric est essentiellement îrrégulière, en ce
.. ,. ^î ^ sens qu'on la trouve dans certaines émissions et qu'elle manque dans d autres. Dans les cas les plus nombreux, elle apparaît dans une ou deux des émissions de la journée, non pas quotidiennement, mais à intervalles plus ou moins réguliers. Voici, à titre d'exemple, le résumé des observations faites, en juillet, novembre, décembre 1894, janvier et février 1895, sur une jeune lille de vingt ans, considérée d'abord comme brightique et complètement guérie aujourd'hui.
Juillet 189i. — Les examens d'urine ont été faits au réveil, à 11 heures du matin, à 3 heures, à 7 heures et à 10 heures du soir. La quantité d'albumine trouvée au tube d'Esbach a varié de 0,10 à 0,50.
Albumine : le 16 à 3 heures; le 17 à 10 heures du soir; le 23 elle 24 à 7 heures du soir; le 26 à 11 heures du matin, soit cinq émissions albumineuses pendant le mois.
Novembre. — Albumine : le 7 à 10 heures du soir; le 11 à 2 heures; le 22 à 7 heures du soir; le 23 à 11 heures; le 25 à 3 heures ; le 26 à 3 heures, soit six émissions albumineuses.
Décembre. — Albumine : le 2 et le 3 à 7 heures; le 4 à 3 heures et à 7 heures; le 8 et le 9 à 3 heures; le 15 à 11 heures, 3 heures, 7 heures; le 23 à 3 heures ; le 26 à 6 heures ; le 27 au réveil; le 29 à 11 heures; le 31 à 6 et 10 heures du soir, soit douze émissions albumineuses.
Janvier 1895. — Quinze émissions albumineuses.
Février, — Douze émissions albumineuses.
En règle générale, il n'^y a pas d'albumine dans l'urine du réveil, c'esi-à-dire après le jeûne et le repos de la nuit. L'albumine n'apparaît que dans l'urine de la digestion, ou encore après une marche, une fatigue, un refroidissement. Dans les cas exceptionnels où l'on trouve des traces d'albumine dans l'urine du malin, cela tient ou bien à ce que le patient n'a pas bien vidé sa vessie en se couchant, ou bien à ce qu'il a eu froid, ou encore à ce qu'il s'est levé pendant
la nuil. La quantité d'albumine est toujours faible el oscille entre des traces indosables et 0«%60 au plus par litre.
Dans une deuxième série de cas, l'albumine, tout en se maintenant entre des traces et O^^eO et n'atteignant que rarement 1 gramme ou i^^50, existe d'une façon continue dans Furine de la digestion ou de la marche et manque constamment dans celle du matin.
Enfin, dans une troisième catégorie de faits, l'albuminurie est constante ; elle diminiie seulement dans d'assez grandes proportions dans l'urine du réveil. De fonctionnelle, la maladie est devenue lésionale et Ton touche aux confins du mal de Bright. Alors la proportion de l'albumine devient plus considérable ; elle atteint facilement 1 et 2 gi*ammes et plus dans les urines de la digestion, sans compter que des symptômes de brightisme viennent, à une période plus avancée, ne laisser aucun doute sur la réalité d'une lésion.
Sur les 308 cas d'albuminurie dyspeptique, il y en avait 495 d'A. transitoire, 81 d'A. continue dans l'urine de la digestion et 32 d'A. brightique. Les cas de la première série sont tous curables; ceux de la deuxième le sont dans la proportion de 75 p. 100; ceux de la troisième ne guérissent que très rarement.
Llnfliienee des aUments
sur ralbnniiiMule.
Quel que soit le degré de l'albuminurie, mais principalement dans les deux premiers types, il est quelques caractères qui méritent, au point de vue du diagnostic, une mention spéciale.
L'apparition et la quantité de l'albumine dépendent de l'alimentation, mais les divers aliments n'ont pas tous, ni toujours, la même action. Yoici deux exemples qui vous expliqueront ceci mieux que toute description. Le premier a été recueilli chez un jeune homme de dix-huit ans venant du Nicaragua, l'autre chez un négociant de Paris, âgé de trente-deux ans.