SECOND EXEMPLE
27 octobre, 8 heures matin. — Albumine, 0.
8 heures 1/4. — Premier déjeuner.
Lait et pain.
Midi. — Urine faiblement acide.
Albumine, 08^,12.
LES RETEiNTISSEMENTS DES MALADIES DE L'ESTOMAC
PREMIEU EXEMPLE (suite.)
Midi 1/4. — Repas animal. Deux œufs à la coque, une côtelette de mouton, hachis de viande, eau d*Evian.
7 heures soir. — L'urine recueillie de 1 heure 1/2 à 7 heures est acide, ne précipite pas de phosphates terreux parla chaleur, mais contient 09'^,322 d'albumine.
7 heures i/2. — Repas végétal.
Soupe maigre, macaroni, lentilles, pommes de terre, compote de pommes, eau d'Evian.
Minuit. — L'urine recueillie de 8 heures à minuit est faiblement acide, précipite abondamment des phosphates terreux par la chaleur et contient 0«'",30 d'albumine.
2 février, 8 heures malin. — Albumine, 0.
DEUXIÈME EXEMPLE (suite.)
Midi 1/4. — Repas animal.
7 heures soir. — Albumine, 0^,260.
Léger trouble dû aux phosphates terreux.
7 heures 1/2. — Repas végétal.
Minuit. — Urine neutre. Léger trouble dû aux phosphates terreux.
Albumine, 0»% 330.
28 octobre, 8 heures matin. — Albumine, 0.
Ces deux exemples, que je pourrais aisément multiplier, démontrent d'abord rinfluence de ralimenlation, ensuite que la nature de celle-ci agit différemment suivant les sujets, puisqu'on voit le lait fournir le maximum d'albumine dans le premier exemple et le minimum dans le second; Talimentation exclusivement animale donne plus d'albumine dans le premier exemple que la végétale, ce qui est exactement le contraire dans le second. Ces divergences sont difficiles à expliquer d'une manière cerlaine; cependant j'incline à penser qu'elles dépendent, au moins en partie, de la manière dont l'évolution des féculents se fait dans l'estomac, le minimum d'albumine urinaire après le repas végétal marchant ordinairement de pair avec une bonne digestion des féculents et le maximum d'albumine après le lait s'accompagnant de fermentations butyriques. Si incertaines que soient encore ces explications, elles montrent la voie à suivre pour déterminer le motif de ces variations si individuelles de l'albuminurie après les divers régimes; elles indiquent aussi que ce régime ne doit pas être le même pour tous les malades et que, si on veut rétablir d'une façon rigoureuse et presque à coup sûr, il faut réaliser deux expériences :
1,'ALBUNINURIE DTSf%PT|l.)lI£ GOI
1' Faire l'examen du contenu g^tstrique après repas d'épreuve et examiner en détail l'aptitude digeslive de l'eslomac vis-à-vis minoïdes et des féculents ;
^Pendant trois jours, pratiquer « l'épreuve du régin
façon soivanlc :
Premier jour Régime laclé absolu.
Deuxième jour Régime végéta).
Troisième jour Régime animal.
On recueillera l'urine des vingt-quatre heures et l'c raibumine correspondant à chacun de ces trois régimes.
Si l'on ne dispose pas du temps nécessaire ou si le n; veut pas se soumettre à cette expérimentation, on fera la ) en un seul jour, en donnant le régime du lait le malin au repas végétai à midi, le repas animal le soir. Dans ce cas, ( i'albiimine dans les urines de chaque digestion particulière, cela a été fait dans les deux cas pris plus haut pour exemj verrez tout à l'heure les applications thérapeutiques de ces
iionasnoa Un autre caractère important à noter poi
*'"'^- gnostic, c'est que, dans plus des deux tiersdes bumine disparait même dans t'urine de la digestion si le mal: le repos absolu au lit pendant quelques jours. Cette infl repos au lit est tout à fait significative; elle est corroborée p que l'albumine augmente toujours après la marche, la fatigu ciw du cheval ou de la bicyclette, la danse, etc. A ce p pourrais vous citer des quantités d'exemples : ainsi, chez i lille de Philadelphie, ia danse était le seul exercice qui a l'albumine; une autre m'intrigua longtemps parce qu'elle i \onTs une plus grande quantité d'albumine le dimanche, et par avoir la preuve que cela était dû aux exercices de la grai Celle action du repos au lit est tellement manifeste qu'une n «Dgl-deuK ans qui avait observé ce fait résolut de le metln comme moyen de traitement; elle demeura au lit six mois lira et guérit complètement. Chose curieuse, la survenance fébrile infectieux léger ne fait quelquefois pas reparaître V. pendant le repos au lit qu'il nécessite : j'ai vu, avec le D' Gii pelile fille de onze ans qui avait présenté jusqu'à 0''',60 d'; im l'urine de la digestion; elle fut atteinte de grippe té< complication d'angine simple et d'otite et, naturellement, di le lit; pendant les quinze jours que dura le décubitus, l'i
602 LES R£TENTISS£M£liTS DES MALADIES DE L'ESTOMAC
examinée trois fois par jour et Ton ne trouva de traces indosables d'albumine que dans une émission du dixième jour.
unfttore Enfin il est un dernier caraclère, récemment
**• ^^iJJXf"^' découvert par Gloetta qui a fait, dans mon
laboratoire, un important travail sur les différentes albumines urinaires ^ Dans les albuminuries digestives de la première et quelquefois de la deuxième catégorie, l'albumine urinaire est uniquement de la serine, tandis que l'albumine rénale est formée de proportions variables de serine et de globuline. Pour Gloetta, l'apparition de la globuline dans Talbuminurie digestive ti*aduirait un léger degré de fatigue du rein : ainsi la globuline manque dans les premières émissions albumineuses de la digestion et n'apparaît que dans les dernières émissions de la soirée; encore n'existe-t-elle alors qu'à l'état de traces impondérables.
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de rorlM.
Les autres caractères de l'urine méritent une
antres oaractèret rapide meUtioU.
Dans plus de la moitié des cas, la chaleur provoque un trouble dû à la précipitation des phosphates terreux; une goutte d'acide acétique les dissout et laisse reconnaître l'opalescence de l'albumine coagulée. Gette précipitation des phosphates terreux peut se rencontrer même dans les émissions non albumineuses.
La glycosurie minime et passagère, limitée aussi aux émissions digestives, accompagne l'albuminurie dans 13 p. 100 des cas.
Les pigments anormaux sont d'une extrême rareté ; mais les deux principaux chromatogènes urinaires sont, au contraire, très communs et parfois assez abondants. L'indican qui est en rapport avec les fermentations gastro-intestinales, l'urohématine qui est un indice de plus grande destruction globulaire se rencontrent isolés ou associés dans près des deux tiers des analyses.
^mto^!'*" Les sédiments sont, par ordre de fréquence :
Leucocytes isolés et en très petite quantité.. 86 p. 100
Oxalate de chaux en octaèdres 40 —
Phosphates bi- ou tri-calciques 28 —
Urates de soude 24 —
Acide urique 16 -^
Phosphate ammoniaco-magnésien 12 —
Cylindres hyalins 2 —