‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitement (volume 2)Chapitre 238 sur 295 · Von llÂCiin. — Wimer ktinUche Wocheiuchrip, n* IT · texte numérisé non relu

Von llÂCiin. — Wimer ktinUche Wocheiuchrip, n* IT

3. Il faul ripprocher de la biloculalion la défurmaUun cicitricieUa de l'eston

tuile de trauroalitmei (Potain), de i^philii (Keen) au par bride* pirilo

(KLEBt).

LA BI[/)CUr,AT10.N GASTRIQUE

cardiaque est réunie à la poche inférieure ou pylori un rétrécissement qui a tantôt la forme d'un simple sillo celle d'un canal court aux parois plus ou moins épaisses et I et souvent adliérent aux organes voisins.

Les deux poches ont des formes et des dimensions re: très variables. I.a poche supérieure est ordinairement glob plus grande, parce que les aliments s'y accumulent et la dl graduellement. La poche pyloriqiie est plutôt elliptique, r peut se dilater aussi, soit par sténose concomitante du pylore, troubles trophiques.

Les deui poches sont situées dans le prolongement l'une d ou coudées à angle plus ou moins aigu. Le canal de commu suhlt une sorte de torsion quand des adhérences déplacent pylorique.

Ces adhérences unissent l'estomac et surtout la poche ci avec le foie, le pancréas, le côlon iransverse, la rate. Des llstu vent s'établir entre l'une des poches de l'estomac et une ao tinale.

La forme congénitale est plutôt caractérisée par la plu loDgueui'du rétrécissement, par son étroilesse, sa forme tubi la plus grande souplesse de ses parois. Même dans la bile congénitale, il est rare que l'on ne constate pas la présence de plusieurs ulcères plus ou moins cicatrisés dans l'une o poche.

Le diagnostic de la bilocutation ga est très difficile ; car il se peut, parliculièremi les formes congénitales, qu'elle ne donne lieu à aucun sj apparent et ne soit révélée que par l'autopsie. Les signes le quemment constatés sont : la sensation à la palpation d*uni tumeur plus ou moins variable et siégeaut à gauche de la li diane, te bruil de glouglou perçu à l'auscultation et donn; pression d'un mélange de gaz et de liquides passant par ui rétréci, l'impossibilité de ramener par la sonde une connue de liquide introduite dans l'estomac, l'évacuation par la sonde, après un effort du malade, d'un liquide trou débris alimentaires, alors que les eaux de lavage ressortaieni Tant plus claires.

Si cet ensemble de signes s'observe chez un malade qui a dans le passé les symptômes de l'hypersthénie gasiriq ceux de l'ulcère simple, qui a encore des crises gastriqi loureuses, qui vomit abondamment et quelquefois des

LES MALADIES Orf.AMQUES DE L'ESTOMAC

: ou trois jours auparavant, le diagnostic de la biioculae au moins soupçonné.

Mais il ne faut pas se dissimuler que ces signes n'oDt rien de décisif. Ainsi Betz a constaté le bruit de DS le cas de rétrécissement cancéreux de l'esto- :r (de Beauvais) l'a noté très fréquemment dans la mala- ;et où la biloculation, d'origine musculaire, est essenariable et transitoire; moi-même, je l'ai noté dans pluie gastroplose; enfm it peut exister dans les fistules iques ou gastro-duodénales.

'it ion brusque de résidus alimentaires dans l'eau le l'estomac, après que celte eau est déjà ressortie claire, thogaomonique pour Bouveret, puisque le même résultat l par une pocbe de périgastrîte communiquant avec ilrique et puisque, dans les grandes distensions de l'eslointractions passagères de l'organe sont aussi capables de i même pbénomène. S.Catellani fait observer que, dans es duodénales, il y a parfois des reflux alimentaires lac; mais ceux-ci renferment alors de la bile et du suc e dont la coostatalion aidera au diagnostic.

Quand les signes précédents demeurent douteux, ce qui est le cas le plus fréquent, il faudra recourir à .ion de l'estomac' ou à sa distension par le bicarbode et l'acide tartrique. Celte recherche reconnaît comme lications les hémorrhagies antérieures, la sensibililé ; et l'adiposité de la paroi abdominale qui empêcherait de fets de la distension gastrique.

i d'exploration laisse quelquefois reconnaître très exacteiculalion. D'après Bouvkret, quand l'orifice de comniuni- I les deux poches n'est pas fermé par l'insufflation, l'esloine sous la paroi abdominale avec la forme d'un sablier; 'ive aussi que l'une des poches reste dissimulée sous la ire du foie ou que les parois antérieures des deux poches ées sur une large surface.

'insufflation ne fait pas pénétrer d'air dans la poche inféi les signes qu'on peut coDStater : 1' contraste entre les la palpation (clapotage) et ceux de riosuFflalion, la pal-

T. — Du disgnosUc de restomac bitoculairf pnr l'intufflallon, Lyon méii-

.dJiUM

LA BILOCIÎLATION GASTRIQUE 1087

pation localisant la grande courbure plus ou moins au-dessous de l'ombilic, tandis que Tinsufflation la fait apparaître beaucoup plus haut, au-dessus de l'ombilic, même immédiatement au-dessous des fausses côtes ; 2* petite dimension de la cavité distendue par l'insufflation, ce qui ne concorde pas avec la notion de sténose pylorique; 3* position du point rétréci au niveau ou même à gauche de la ligne médiane (Bouveret).

Dans le cas où l'on ne parviendrait à distendre ^ttoÏÏSîMoo^* qu'une des deux poches, soit parce que les parois du

canal de communication tendent à s'accoler, soit parce que des adhérences immobilisent l'estomac, on pourra tenter la diaphanoscopie qui a réussi à Jaworski^ ou laradioscopie»

La marche et les La biloculatiou cst uuc maladie grave à marche

terminaisons. • • « p^iifn*

chronique progressive avec des périodes daméhoration et d'aggravation, mais qui finit à la longue par entraîner une semi-inanition, la cachexie et même la mort, sans compter que le malade reste exposé à toutes les complications habituelles à l'ulcère gastrique qui a été le point de départ de la déFormation.

Le traitement La biloculatiou rccounuc, le malade devra être

médical. «ivi •. o i i*

muni d une bonne ceinture, en forme de sangle, qui soulève la région hypogastrique sans la comprimer et remonte la masse intestinale de façon à en faire une sorte de coussin élastique sur lequel l'estomac vient s'appuyer*.

On instituera le régime lacté absolu. Quand le malade se dégoûtera du lait, on permettra les purées de légumes, les œufs brouillés, les compotes de fruits, et plus tard les quenelles de poisson et de volaille. Toute alimentation solide sera interdite.

En même temps, on fera tel traitement symptomatique que réclamera une prédominance morbide spéciale, comme la douleur, les réactions à distance sur d'autres organes, etc. J'ai eu à soigner deux malades atteints de biloculatiou qui se sont assez améliorés par ce traitement, prolongé pendant une année environ, pour reprendre leurs occupations et jouir des apparences de la meilleure santé, à la condition de surveiller leur régime. Perret cite deux observations de BouRGET où le diagnostic avait été posé et où le traitement médical amena la guérison en moins d'un mois, ce qui laisse à supposer qu'il s'agissait d'une biloculatiou purement spasmodique.

1. Jaworskl — Witnjtr medicinische Presse, décembre 1897. t. Voyea page 758.

LES HALADIBS ORGANIQUES DE L'ESTOHAC

Vous commencerez donc loujours par le trailement médical. Mais, quand celui-ci aura échoué, quand les vomissemeDls rebelles, la stase alimentaire elles fermentations qu'elle ronl porté une alteiale proronde à l'état général, l'iochirurgicale s'impose. Elle s'imposeaussi d'une façon cas d'hémorrhagies abondantes ou l'épélées et en cas de 1 de perforation. Eu un moi, l'intervention chirurgicale ée que par les complications de la biloculalion ou de elle est la conséquence.

allons que l'on peul tenter sont au nombre de trois: troplaslie, imaginée par Doyen et par Khukenqerg, qui JUécissemenl lui-même et consiste à l'inciser longitudià le suturer transversalement. Comme les tissus sclérosés ilquefois une mauvaise réunion, ce procédé, d'après ipplicable aux cas exceplionnels où un rétrécissement le la partie moyenne de i'esLomac rend la gastro-jéjuno- Uicable et illusoire.

stro-aiiaslomose de Wôlfler' qui consiste à établir une imunicalion entre les deux poches, en les anastomosant e. Cette opéralion ne reconnaît que de rares indications; est désavantageuse dans les cas où il existe du spasme ou pylorique.

a gastro-jéjunostomie qui anastomose la poche cardiaque ésume-t-elle tous les suffrages; car elle met l'estomac au se la guérison des ulcères et remédie à la sténose possible Ile ne serait contre-indiquée que dans les cas où la poche il très petite, tandis que la poche pylorique aurait des :onsidérables, ce qui indiquerait alors la gaslroplaslie. X résultats obtenus par ces interventions, Guillemot, qui atistique complète des cas connus, donne les chiffres sui-

Nambre de

mose.

slomie

lier abord, la gastro-jéjunostomie parait avoir donné de résultats, mais il y a lieu de défalquer le cas d'HARTMANN

— Beilrëge iur klinuchen Chirurgie, t. Xlll, 1895

LA BILOCULATEON GASTIUQUE 1089

OÙ l'opéralion a élé pratiquée choz un alcoolique reoforcé oui mourul de diarrhée profuse ; la gaslro-jéjunoslomie avait été, d' pratiquée surla poche pylorique.

Les adhérences et la symphyBe Btomacales. — l.e traitement cl — Les divertioulea de l'estomao.

Nous rapprocherons de la biloculation It ■toiuniH matioDS stomacales produites par des adhérei rigastriques qui compliquent les aiïectionsul chroniques de l'estomac ou résultent des inflammations d'ui voisiu, comme la vésicule biliaire. Ces adhérences gênent l'éi gastrique, produisent des stases et sont quelquefois la i sténoses pyloriques. Dans des cas encore rares, ces adhérei assez étendues pour rattacher l'eslomac à plusieura organe et produire une véritable symphyse stomacale. Celte s peut soudci' l'estomac et le côlon tiansverse sur toute l'éteni grande courbure, et les deux organes sont alors accouplé les deux canons d'un fusil de chasse. IDIle peut n'être aussi i tielle et siéger au pylore.

Elle se manifeste par des douleurs intenses pendant la i et par une invariabilité de la grande courbure que les insuff le poids des aliments ne parviennent pas  déplacer. On a aussi des vomissements incoercibles (Marotti)-

Elle entraîne deux complications principales, la fistule colique et l'obstruction intestinale dont Bouveret an observations'.

Le traitement chirurgical s'impose. Il var vant l'étendue des adhérences. La gaslro-enb a été pratiquée avec succès par Westphalen et FiCK pour remi troubles moteurs douloureux graves qu'entraînait ta pci adbésive. Dans les cas de symphyse étendue, le but i atteindi rupture des adhérences, ce qui n'est pas toujours facile

1090 LES MALADIES OltGANIQUES DE L'ESTOMAC

dans un cas, Guelleot fut obligé d'intervenir à trois reprises successives.

Parmi les déformations iraslriques, sicrnaloDS encore

Lu dlTSltlODlH , ,1,

da l'utemao. Ics diverticules de I estomac qui sont quelquerois la conséquence des adhérences. Zahm les divise en diverticules de traction, qui sont engendrés par le tiraillement des adhérences qui unissent l'estomac aux organes voisins, et en diverticules de pulsion qui sont produits par la pression des aliments ou de corps étrangers sur les régions déclives et non immobilisées d'un estomac dont les autres parties sont maintenues par des adhérences '.

La dlalocation verticale ou maladie du coraet. ~ Les variétés anatomiques. — Les signes physiques. — Les troubles fonctionnels communs et spéciaux. — Le dia^ostic. — Le pronostic. — Le traitement médioal. — Le traitement chirurgical. — La gastroptose-

Laduisoatioa ^ dlslocalion ve rticale est Spéciale à la femme mâUM^T* '" at ^^ produite par la constriction du corset, d'où le nom de maladie du corset. Mais on conçoit que les grosses hypertrophies du foie, surtout quand elles sont associées à la splénomégalie, puissent déplacer le pylore et modifier la direction de l'estomac. Bouveret a vu dans un cas d'hépatite mélasiatique d'origine pelvienne l'estomac serré entre les deux viscères et réduit à l'état d'un petit cylindre vertical ayant le volume du gros intestin à peine distendu. La grande courbure descendait à l'ombilic ; le corps et la région pylorique étaient tout à fait verticaux. Kûssmaul a décrit un cas analogue.

La maladie du corset présente trois variétés anato* ""' iniques décrites par Chapotot et par Hayem et qui dépendent à la fois de la conformation de la poitrine, de la foi-me du corset et delà manière dont il est placé.

Dans la première variété, ta constriction porte sur la partie

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