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malades alleinls d'ulcère simple. Expérimentalement Tinduence de rhyperchlorhydrie est démontrée par les expériences de Matthe\i*s, d'EwALD et KoGH qui ont obtenu des ulcères chroniques en introduisant des solutions de HCl à 5 p. 100 dans l'estomac de chiens i muqueuse gastrique artificiellement ulcérée.
11 faut observer toutefois que, dans deux cas de dyspepsie traumatique relatés par Stern, il y avait, un an après l'accident, des signes d'ulcère, et cependant l'acidité du suc gastrique après repas d'Ewald n'était que de 0,90 et 1,30 en HCl. Mais y avait-il véritablement des ulcères? Cela est impossible à dire.
La question de l'ulcère traumatique n'est donc pas encore résolue; on ne connaît d'une manière certaine ni la pathogénie des troubles gastriques prolongés dus au traumatisme, ni la filiation entre la contusion stomacale et les ulcères qui paraissent en dériver.
On n'est pas non plus fixé d'une manière exacte sur les conséquences éloignées du traumatisme gastrique. Une cicatrice stomacale peut sans doute être la cause d'une déformation de l'organe ou d'une sténose pylorique ; sur ce point, nulle difficulté d'interprétation.
u tramnaiteme Par coulrc, OU discutc bcaucoup pour savoir quelle tt le cancer. ^^^^ ^^^.^ j^ p^^^.^ j^ traumatismc dans rétiologic du
cancer de l'estomac. Qu'il s'agisse de tumeurs stomacales ou d'autres affections chroniques, bien des malades ont une tendance instinctive à faire remonter le début de leur affection à un traumatisme ; en éliminant les cas douteux, pourrait-on rassembler un nombre suffisant d'observations où le traumatisme ait réellement joué un rôle important dans la pathogénie du cancer? Ce desideratum reste encore à remplir. 11 est bien certain qu'un cancer ne saurait être créé de toutes pièces par un traumatisme; mais peut-être le processus inflammatoire qui succède à une contusion est-il capable en passant à la chronicité d'être le point de départ d'une tumeur maligne chez un sujet prédisposé.
Les plaies de restomac. — L*anatomie pathologique. — La symptomatologie. — Les complications. — Le traitement chirur^cal. — Le traitement médical. — Les documents statistiques.
Les plaies Quoiquc Ics plaies de l'estomac ressortissenl
exclusivement à la pathologie chirurgicale, elles nous
arrêteront cependant cpielques instants parce que, dans certains cas, elles comportent aussi un traitement médical.
L'agent vulnérant est un instrument tranchant (ciseaux, couteaux), piquant (aiguille, poinçon, stylet, etc.), contondant (coup de corne, de bâton), ou le projectile d'une arme à feu. L'estomac peut être aussi traumatisé par une chute sur un pieu, un arbre, etc.
L'anatomie Lcs plaics sout simplcs OU doublcs ; les lèvres en
pauioioaiqut. g^jjj ncltcs OU contuses. L'extrême mobilité et l'inégale rétraction des tuniques empêchent souvent le parallélisme des lèvres de la plaie et par suite l'effusion des liquides stomacaux dans le péritoine*. Ou bien c'est l'épiploon qui vient former bouchon et plus tard est le siège d'un travail curateur de péritonite adhésive. Mais l'estomac peut aussi vider une partie de son contenu dans le péritoine. La péritonite qui survient alors est moins septique, moins rapide et moins grave que celle qui succède aux plaies de l'intestin. C'est pourquoi la péritonite péristomacale affecte plus fréquemment une forme circonscrite.
La lésion d'un gros vaisseau stomacal ou péristomacal entraîne une hémorrhagie intra-gastrique ou péritonéale.
Les plaies de l'estomac n'intéressent que lui seul ou affectent, en même temps, le foie, la rate, l'intestin ou les organes thoraciques.
L'état de sh 0 ck t ra u m a tiq u e avec pâleur, sueurs froides, état semi-syncopal, pouls rapide et très petit, hypothermie, puis les douleurs, les vomissements sanglants, le melïBna, le hoquet, la contraction spasmodique réflexe des muscles du pharynx constituent les principaux symptômes des plaies de l'estomac.
Les signes physiques sont : la plaie cutanée, à travers laquelle l'épiploon, une anse intestinale ou l'estomac lui-même font quelquefois saillie; la tympanite par épanchement de gaz dans la cavité abdominale qui se distingue de la distension gazeuse de l'intestin par la disparition de la matité hépatique ^; la constatation dans les parties déclives de l'abdomen d'une zone de matité en rapport avec un épanchement sanguin (Jalaguier) et, plus rarement, l'issue d'aliments à travers la plaie pariétale.