‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitement (volume 2)Chapitre 252 sur 295 · Reclus et Noguès. — Revue de chirurgiCy p · texte numérisé non relu

Reclus et Noguès. — Revue de chirurgiCy p

2. Voyez Flint {Médical Times and Gaiette, 15 août 1885) et Bryant {Médical News, 27 novembre 1886). — Vuillet {Thèse de Latisanne, 1897) et Senn n*attachent, au contraire, aucune valeur à ce phénomène que les auteurs précédents regardent comme pathognomonique. — Jalaguier {Bulletin de la Société de chirurgie, p. 739, 1889) émet une opinion mixte.

Toute cette expression morbide est souvent obscurcie par les symptômes de lésions concomitantes des organes avoisinanls.

L'hémorrhagie, dont les conséquences doivent elre bien distmguées du shock trauroatique, la péritonite généralisée, la péritonite circonscrite et la septicémie péritonéale constituent des complications aussi fréquentes que graves.

u traitement Lorsquc l'issuc d'alimeuts ou la hernie de restomac

chirorflicai. j ipavers la plaie pariétale, rhématémèse ou rhéraorrhagie ne laissent aucun doute sur Texistonce d'une plaie de Torgane, et que le chirurgien est appelé dans les premières heures qui suivent l'accident, Y intervention chirurgicale est urgente et doit être immédiate.

S'il est appelé tardivement, soit plus de vingt-quatre heures après l'accident, il s'inspirera des circonstances, mais en intervenant toutefois sans tarder s'il y avait des symptômes de péritonite.

Quand, malgré la présence d'une plaie de la région de l'estomac, il y a des doutes sur la perforation de l'organe, la laparotomie demeure encore le traitement de choix à la condition qu'elle soit pratiquée le plus rapidement possible dans des conditions parfaites d'expérience chirurgicale, d'asepsie, d'instrumentation et d'assistance (Chaput).

Au contraire, l'abstention est obligatoire quand la plaie date de vingt-quatre ou quarante-huit heures et qu'il n'existe aucun signe de péritonite. Alors le traitement demeure médical.

Le tndtement L.6 malade, immobilisé dans le décubitus dorsal, le

médioai. thorax relevé, les cuisses fléchies et soutenues, est mis

au repos stomacal absolu^ exactement comme dans la première étape

de la cure de l'ulcère simple, avec des lavements désaltérants et des

lavements alimentaires.

On lui met un suppositoire avec 0'%10 de poudre d* opium brutd 0'',01 d'extrait de belladonCy et on lui administre toutes les heures 0^,01 d'extrait thébaîqu^ dans le but d'atténuer les contractions de l'estomac. On donnera ainsi 0^',10 d'extrait thébaïque par jour. Reclus préconise les piqûres de morphine; mais P. Battreau, dans son excellente thèse, fait remarquer avec raison qu'elles peuvent provoquer des vomissements ^ Ce traitement sera prolongé aussi long-

1. P* Battbeau. — Contribution à Pétude des plaies de Pestomac, Thèie de Ptris,

temps que possible, en dimiauaat peu à peu la dose d'extrait thébaïque; ou cite, en effet, des cas où ralimentation trop tôt reprise, a été la cause d'une péritonite mortelle. On attendra donc le huitième jour pour commencer le régime lacté avec les plus grandes précautions, et Ton ne reviendra à une alimentation réduite que très graduellement et seulement à partir du quinzième jour.

lm doonmeou J'emprunte à P. Battreau la statistique suivante sutisuqnes q^jj ^^^g douuera d'utiles renseignements sur le pronostic des plaies de la région stomacale et de Testomac et sur les résultats de leur traitement.

90 cas de plaies par armes à feu

ABSTENTION OU TRAITBMBNT MÊOIGAL INTBRVENTION CHIRURGICALE

Plaies Plaies de la régioa Plaies Plaies de la région

de l'estomac stomacale de Teslomac stomacale

GnérisoQâ Morts Guérisons Morts Guérisons Morts Guérisons Morts

46 cas de plaies par instruments tranchants

ABSTENTION OU TRAITEMENT MÉDICAL INTERVENTION ClilRURCIGALE

Plaies Plaies de la régioa Plaies Plaies de la région

de l'estomac stomacale de l'estomac stomacale

Guérisons Morts Guérisons Morts Guérisons Morts Guérisons Morts

En résumé, dans les 69 cas traités chirurgicalemenl, la mortalité est de 40 p. 100, tandis qu'elle n'est que de 22, 3 p. 100 dans les 67 cas où Ton n'est pas intervenu. Mais, malgré l'avantage apparent du traitement médic^al, nous maintenons avec Reclus et Chaput les conclusions précédentes, parce que les principales causes de mort à la suite de l'intervention sont le retard apporté à l'opération et les lésions des organes voisins, et parce que cette intervention n'a porté, en réalité, que sur les plus mauvais cas.

Préface

Introduction {

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