PoTAm. — Bulletin de la Société anatomique, 1857, p
8. Germain Sée. — Des dyspepsies gastro-intestinales, 1881, p. 225.
L'ËNTÉRO-COLITE MUGO-MEMBRANEUSE 535
u théorie Ei^fii^ DiEULAFOY a brillamment soutenu, à TAca-
taii^^ demie de médecine, une théorie nouvelle qui établirait
une relation de cause à effet entre le sable intestinal
etTentérite muco-membraneuse. D'après mon éminent confrère, ce
sable aurait une origine intestinale, constituerait une manifestation
arthritique et engendrerait l'entérite à titre de complication ^
J'ai opposé à Thabile argumentation de Dieulafoy plusieurs objections.
D^abord, on trouve souvent du sable sans entérite et de l'entérite sans sable, ce qui est beaucoup plus important. Sur treize cas de sable intestinal que j'ai recueillis, l'entérite n'a été constatée que deux fois et je puis vous citer, d'autre part, sept cas d'entérite récemment observés sans qu'on pût incriminer la présence du sable.
Quant au sable lui-même, sa composition lui assigne, dans la plupart des cas, une origine exti^-intestinale, témoin le tableau cidessous. — Sur treize analyses j'ai trouvé :
Acide phosphorique 13 fois
Chaux 13 —
Magnésie 13 —
Matières ligneuses, débris végétaux 12 —
SUice 8 —
Graisse 7 —
Cholestérine 3 —
Fragments de charbon 2 —
Sulfates 2 —
Chlorures 2 —
Pigments biliaires 2 —
Ces analyses tendraient à démontrer que le sable intestinal est essentiellement constitué par des débris alimentaires, des fragments siliceux ou autres, qui s'incrustent de phosphate de chaux et de magnésie dans l'intestin, au contact des matières fécales de l'hypersthénie gastrique , matières dont la composition est si anormale et la richesse en ces sels si évidente.
Quoique, dans toutes mes observations, l'entéro-colite mucomembraneuse ait coïncidé avec la coprostase, je ne crois pas que cette entéro-colite tienne uniquement à la cons ti pation ; sans cela, elle serait la règle chez tous les constipés, ce qui est loin d'être exact.