‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitement (volume 2)Chapitre 31 sur 295 · DÉSIGNATION · texte numérisé non relu

DÉSIGNATION

des

caractères urologiques.

Quantité

Densité

Résidu selide

PAR

24 heures.

— organique

— inorganique

Azote total

Urée

Acide urique

Matières azotées incompl. oxydées.

Matières ternaires —

Acide phosphorique total

Acide phosph. des alcalis

Acide phosph. des terres

Chlorure de sodium

PAR

kilog. de poids.

0fl%903 0o%560 09% 343 08% 222 09% 388 09% 009 09% 097 09% 066 09% 034 09% 022 09% 01 2 09^,213

Coefficient d'oxydation azotée

— de déminéralisation totale , ,

— — chlorurée

— — non chlorurée.

Acide phosphorique : Azote total

Acide phosphorique terreux : Acide phosphorique total.

Acide urique : Urée

Chlore : Azote total

Matières ternaires : Matières organiques

Matières inorganiques : Azote total

LA PHOSPHATURIE TERREUSE DYSPEFflQUE 6^3

Ces moyennes correspondent assez bien aux chiffres obtenus dans la majorité des cas. Eties portent sur douze malades, quoique des analyses aient été pratiquées chez quatoi*ze sujets, parce que les deux analyses qui n'ont pas figuré dans rétablissement des moyennes présentent des particularités dont il sera question tout à Theure.

La plupart des chiffres qui figurent au tableau précédent ne s'écartent pas de la normale. Quantité, densité, résidu total, résidu organique, azote total, urée, acide urique, acide phosphorique total, chlorure de sodium, coefficient d'oxydation azotée, tout cela est physiologique, à peu de chose près. Les matières azotées incomplètement oxydées et les matières ternaires sont en très légère hausse, ce que laissait prévoir l'analyse du contenu de l'estomac.

L'absenee ^^'^ cc qu'il y a d'inattcudu dans ces échanges

'^tajrito^ie™^* nutritifs, c'est que la phosphaturie fait défaut dans la majorité des cas, alors que théoriquement on devait s'attendre à la constater. En réalilé, et malgré les apparences, les dyspeptiques hypei*sthéniques permanents à émissions laiteuses sont de faux phosphaturiques. Cependant beaucoup, parmi ceux que j'ai vus, ont été considérés et traités comme tels; aussi convient-il d'insister énergiquement sur cette absence de phosphalurie, pour éviter de nouvelles erreurs de diagnostic et de traitement. Voyez, en effet, où peut conduire cette erreur. L'un de mes malades, considéré comme phosphaturique, fut soumis d'abord à y acide chlorhydriqtœ pur, puis à Vhuile de foie de morue et aux pré- IHirations strychniques. Un autre fut traité par Vhuile phosphorée et le phosphure de zinc. L'état gastrique de tous les deux fut sensiblement aggravé par ces médications intempestives qui n'eurent, d'ailleurs, aucun effet sur les émissions laiteuses.

Ce fait de l'absence d'une phosphaturie absolue, au sens où on l'entend classiquement, ne résulte pas seulement du taux moyen de l'acide phosphorique dans nos observations, puisque, sauf dans deux cas, il a été constant ; mais il n'y a même pas eu de phosphaturie relative, puisque le rapport de l'acide phosphorique à l'azote total est plutôt abaissé, avec son chiffre de 15,^ p. 100 au lieu de la moyenne normale de 18 p. 100.

Ce «mu fant ^ ^^ propos, précisons ce que l'on doit entendre par

«itendre \q terme de phosphaturie. On considère comme phos-

phaturiques les individus qui émettent par les urines

des vingt-quatre heures une quantité d'acide phosphorique total supé-

<)2i LES RETENTISSEMENTS DES MALADIES DE L'ESTOMAC

Heure à environ 3 grammes. Or rien n'esl moins exact. Pour faire le diagnostic de phosphaturie, il faut non seulement que le chiffre absolu de lucide phosphorique soit en hausse, mais aussi que sa proportion par kilogramme de poids du malade et son rapport à l'azote total soient surélevés. On peut rendre 4 et 5 grammes d'acide phosphorique par vingt-quatre heures sans être phosphaturique, si la proportion de cet acide par kilogramme de poids ne dépasse pas 0^%040 et si son rapport à Tazote total est au-dessous de 20 p. 100. Les malades émettent alors une plus grande quantité d'acide phosphorique, tout simplement parce qu'ils ont mangé davantage : ce sont donc de vulgaires phosphaturiques alimentaires justiciables non de la thérapeutique, mais d'un régime moins riche, tandis que le vrai phosphaturique est celui qui désassimile plus activement ceux de ses organes qui sont plus riches en phosphore, ou celui qui perd sans les fixer ses phosphates alimentaires, ce qui se traduit dans les deux cas par une augmentation du rapport de l'acide phosphorique total à l'azote total de Turine. On peut donc être phosphaturique avec une émission journalière d'acide phosphorique inférieure à 2°%50, si, par exemple, la quantité d'azote total éliminé pendant le même espace de temps est inférieure à 10 grammes. '

Si j'insiste sur ces considérations, c'est pour bien vous faire comprendre que ceux de mes malades qui auraient pu être et qui ont été diagnostiqués phosphaturiques, à cause du chiffre élevé de l'acide phosphorique rendu en vingt-quatre heures, ne devaient nullement être considérés comme tels, puisque, chez eux, le rapport Ph'O^ : Azote total ne dépassait pas la normale. Ils n'avaient l'apparence de phosphaturiques que parce que leur alimentation surabondante était riche en viande, mais la désassimilation de leurs organes, riches en phosphore n'était nullement accrue.

L'acide Pour VOUS douncr la preuve qu'il en est bien

^^bTX^L ainsi, j'ai réuni dans le tableau XLV une série d'anad'échange. lyses qui mc paraisscut tout à fait convaincantes. Elles portent sur neuf dyspeptiques hypersthéniques à émissions laiteuses qui ont tous été considérés d'abord comme des phosphaturiques. Après analyse de l'urine, le diagnostic fut réformé pour les deux premiers qui devinrent alors de simples neurasthéniques.

LA PHOSPHATLRIK TEliREUSE DYSPEPTIQUE

Tableau XLV. — Uaciie phosphorique et ses rapports d'échange chez neuf malades atteints de dyspepsie hypersthénique avec émissions laitetAses.

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kilos.

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