‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitement (volume 2)Chapitre 37 sur 295 · O/.A.NAM. — La circulation et In pouls, PariSy · texte numérisé non relu

O/.A.NAM. — La circulation et In pouls, PariSy

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leuse avait toujoui's été suivie d'une recrudescence des crises. En Teiaminant, on constata les symptômes de la dyspepsie hypersthénique; on fit un traitement eiclusivement stomacal ; on conseilla les promenades en plein air, puis un exercice de plus en plus actif, et on eut la satisfaction de voir disparaître en quelques mois un état qui avait inspiré de si grandes inquiétudes.

Dans ces cas, l'excitation réflexe a son point de départ dans l'estomac et, suivant Potain, détermine une contraction exagérée avec élévation de tension des vaisseaux pulmonaires, d'où un obstacle dans la circulation du cœur droit et une dilatation consécutive de ses cavités pouvant aboutir à une insuffisance tricuspidienne et même à des accidents asystoliques. ^ I

L'accès n'est provoqué ni par la marche, ni par l'effort ; il survient ordinah*ement après le repas. La douleur est plus précordiale que sous-sternale ; le malade éprouve une sensation de plénitude dans la poitrine ; la respiration est difficile, incomplète, et cette dyspnée s'accompagne d'un malaise profond, lipothymique. Les irradiations douloureuses dans le membre supérieur gauche semblent moins 1

intenses et moins étendues que dans l'angine de poitrine vraie.

La théorie circulatoire de Potain n*est pas admise par tout le monde ; car rien ne s'oppose à ce que l'on admette que les dyspepsies retentissent sur le cœur, non par l'intermédiaire direct de la circu^ lation, mais par les voies anatomiques de leur innervation commune.

La crise pseudo-angineuse parait être le plus important des retentissements cardiaques des dyspepsies : ce qui n'empêche qu'elle est liée plus souvent aux dyspepsies aiguës ou subaiguës, paroxystiques ou périodiques, qu'aux formes chroniques plus profondes. En d'autres termes, l'importance du retentissement n'est nullement en rapport avec une importance égale de la dyspepsie causale, ce qui est bien conforme à la célèbre loi de pathologie générale si bien édictée par Lasègue : Une lésion superficielle et de simples troubles fonctionnel des organes exaltent les réflexes, tandis que les lésions organiques plus ou moins profondes les suppriment.

Laforme Lcs retentissements cardiaques dontnous venons de

ettdto-puimooaire. pjj|.jç|. g^ présentent rarement d'une façon isolée. Ordinairement ils s'associent, avec l'un deux pour dominante.

Il est rare qu'ils ne s'accompagnent pas d'un degré plus ou moins prononcé de dyspnée ou tout au moins d'essoufflement facile. Mais, chez certains malades, les accidents pulmonaires prennent une remarquable intensité et constituent laforme cardio-pulmonaire,

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si remarquablement décrite par IUrié, dont je ne saurais mieux l'aire que de vous transcrire les paroles : t C'est de l'oppression plus ou moins vive, pouvant aller jusqu'à l'orthopnée avec menace de suffocation. Elle survient presque immédiatement après le repas, sous forme d'accès, cesse après le travail de la digestion pour apparaître de nouveau au repas suivant. Le retentissement du côté du cœur se manifeste par la dilatation de ses cavités droites, entraînant quelquefois après elle une insuffisance tricuspidienne secondaire avec ses conséquences cliniques. La distension du cœur s'accompagne de phénomènes sté- Ihoscopiques importants: existence d'un bruit de galop qui a son siège dans le cœur droit, et accentuation manifeste du bruit diastolique au niveau de Tarière pulmonaire, indice de l'élévation de la tension dans le système de la petite circulation : outre ces accidents cardiopulmonaires, on observe encore pendant la durée de l'accès de dyspnée,un pouls p^tit, mou, dépressible, de la cyanose, du refroidissement de la face et des extrémités, de la dilatation pupillaire et quelquefois de petites hémoptysies. >

Us A côté des retentissements des dyspepsies sur le

retentis sements «m •j*^:! i 19.

des dyspepsies cœur sam il conviendrait de placer ceux que lestomac suriecœnrmaude. p^^^ excrccr sur uucœur malade. Mais celte étude

est trop liée, en ce qui concerne la thérapeutique, à celle des retentissements des cardiopathies sur l'estomac pour que je ne la renvoie pas à laLeçon spéciale* que je consacrerai plus tard à cette importante question.

Us théories On a fait de nombreuses théories pour expliquer

pathogéniqaes. |^ mécanismc dc CCS retentissements cardiaques. On a invoqué tour à tour, suivant les idées régnantes, le spasme du cœur, l'anémie générale, l'anémie bulbaire, la pression mécanique exercée sur le cœur par l'estomac distendu, le réflexe pneumogastrique ou sympathique, enfin l'auto-intoxication si fort à la mode aujourd'hui. En réalité, on ne discute plus puère qu'entre ces trois dernières hypothèses.

Je n'hésite pas à repousser la théorie de l'auto-intoxication qui ne repose sur aucun fait démontré et que l'on invoque simplement par analogie, parce qu'il semble de mauvais goût d'en admettre une aulre\ Cependant, qui dit auto-intoxication sous-entend l'existence

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