‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitement (volume 2)Chapitre 38 sur 295 · Voyez page · texte numérisé non relu

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2. Voyez page 23'J et la discussion à la Société de thérapeutique : A. Mathieu, Cautrt, M. DE FLEunY, H HucHARD, ALBERT RoBiN, LiNossiER, Bardet, Legendre, Bulletin de la Société de thérapeutique, 1900.

LLS RETENTISSEMENTS CARDIAQl'ES 645

d'un poison, et je demande qu'on nous montre ce soi-disant poison que poiïr ma part je n'ai pas encore rencontré.

La théorie réflexe et celle delà compression directe par Testomac distendu satisfont beaucoup mieux notre incertitude. La physiologie expérimentale démontre que l'acte réflexe qui engendre les accidents cardio-pulmonaires d'origine gastrique se passe sur le domaine du grand sympathique; mais il est permis de croire, avec Bàrié, au nom de la clinique, que le pneumogastrique n'est pas étranger aux transmissions des incitations de l'estomac au centre réflexe. L'expérimentation est en faveur de cette théorie; car MoREL, François Franck et Carié ont vu nettement se produire chez les animaux une élévation de tension dans l'artère pulmonaire quand on provoquait des excitations diverses sur la muqueuse de Teslomac et sur le foie.

Ces accidents sont loin de se produire chez tous les dyspeptiques et leur genèse est une question de lerrain où la neurasthénie, la névropathie, l'hystéricisme, l'anémie, le surmenage nerveux dominent ou s'associent. Aus:fi sont-ils plus fréquents chez la femme que chez Thomme. L'abus du thé, du café, l'usage du labac, les émotions vives, les veilles, le travail intellectuel agissent souvent comme causes déterminantes.

Le pronostic est, en général, légei",à la condition

Le pronostic. .

que les phénomènes soient reconnus et traités de bonne heure. Sans cela, on peut voir survenir, à la longue, des accidents asystoliques dont la gravilé ne saurait être mise en doute. Notons, en outre, que ces retentissements cardiaques récidivent avec la plus grande facilité et qu'ils conduisent les malades à un élat d'hypochondrie qui gène singulièrement leur vie sociale.

Le traitement curatif. — Les médications palliatives. — Les moyens externes, les bromures -el le valérianale d'ammoniaque, le bromhydrate de quinine, le sulfale neutre d'atropine, les moyens accessoires.

Le traitement Lc traitement curatif de ces retenlissemenls

cnratii. cardiaqucs est essentiellement gastrique. On s'abstiendra rigoureusement de la digitale et de tous les médicaments cardiaques. Quelle que soil la forme clinique de la complication, on commencera par le régime lacté absolu dont l'action est presque tou-

jours décisive à la condition d'être corroborée par Vhygiène physique et morale dont nous avons jadis tracé les règles*. Ce régime lacté absolu sera dirigé suivant les indications formulées à propos de la première étape du régime des liypersthéniques.

On ne cessera le régime lacté qu'au moment où les symptômes cardiaques auront totalement disparu depuis une huitaine de jours. A ce moment, on conseillera la deuxième étape du régime, à titre de transition avec la troisième élape qui sera continuée pendant de longs mois, en insistant sur la suppression du vin, de toutes les boissons alcooliques, du thé, du café, du tabac, et en réduisant autant que possible la proportion des féculents et surtout du pain qui ne sera mangé que rassis. Le repas du soir sera toujours peu copieux et comprendra un minimum de viande; il y a même utilité, pendant la première semaine, à supprimer totalement celle-ci au dîner.

Bien entendu, le traitement médicamenteux de la dyspepsie causale sera institué aussitôt que possible.

Dans pas mal de cas, le régime lacté absolu n'améliore pas les retentissements cardiaques, spécialement dans la dyspepsie hyposthénique. Conseillez alors un traitement systématique dont le régime j la macération de quassia am^ra au réveil, la teinture de noix vomique avant le repas, les poudres alcalino-terreuses après le repas et en se couchant, les irrigations intestinales constituent les éléments essentiels*. En cas de fermentations gastriques, suivez les indications données quand nous avons étudié leur traitement^.

Ajoutons enfin que, dans les cas rebelles, les vomitifs, Vipéca particulièrement, ont eu raison de ces retentissements cardiaques.

On surveillera les fonctions alvines, puisque, maintes fois, les symptômes cardiaques reparaissent à l'occasion d'une insuffisance des garde-robes.

La médicauon ^'^'^ ^' ^^^ indispensable que vous disposiez de

palliative moycns palliatifs pour modérer des complications

des crises. , *"

qui frappent si fortement le moral des malades qu'elles deviennent un obstacle à toute activité physique ou intellectuelle. Pour cela, à la première sensation cardiaque, le patient, au lieu de se coucher ou de s'étendçe sur un fauteuil, marchera doucement en plein air ou fera une promenade en voiture, à moins que le mouvement n'accélère sa crise.

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