LE COMA DYSPEPTIQUE
Le coma dyspeptique. — La symptomatolo^e. — La pathogénie.
Le traitement.
La symptoma- N'ayant jamais observé de coma dyspeptique, je ^^*' me contente de vous exposer ce qu'en dit Bouveret : c Jâksch a signalé dans le cancer de l'estomac des attaques de coma rappelant le coma diabétique. Riess et Senator ont observé des faits analogues. Litten * a observé ce coma dans des états dyspeptiques graves; il Ta décrit sous le nom de coma dyspeptique. Le patient est pris d'une dyspnéesans signes stélhoscopiques;sarespirations'accélère en devenant plaintive et plus profonde ; il tombe dans la somnolence, puis dans le coma; son pouls est petit et fréquent; sa température centrale s'abaisse; il présente parfois quelques phénomènes convulsifs et succombe au bout de deux ou trois jours, quelquefois dès le premier jour. >
upauiogénis Dcpuis Ics rccherchcs de Stadelmann et Min-
KOWSKi ', le coma diabétique paraît être dû à une dyscrasie acide dont l'un des principaux fadeurs est probablement l'acide p oxybutyrique. Klemperer a trouvé cet acide dans l'urine de malades atteints de cancer de l'estomac. D'autre part, la réaction de Gehrardt est loin d'être rare chez les dyspeptiques, surtout chez les sténoses pyloriques. Elle démontre un trouble profond dans la digestion des albuminoïdes et elle coïncide souvent avec la présence dans le contenu gastrique d'IICl combiné aux bases ammoniacales. Il est permis de se demander si le coma dyspeptique ne sérail pas uûe intoxication nerveuse analogue au coma diabétique et qui dépendrait de la formation exagérée avec élimination retardée de produits acélonuriques et de bases ammoniacales.
. ^„. . Je ne connais aucune observation où le traite-
ment du coma dyspeptique ait donné quelque efiet.
Peut-être pourrait-on essayer le lavage du sang puisque, ici,
l'intoxication est indéniable. Mais, n'ayant pas eu l'occasion de traiter
cet accident, je ne puis vous fournir aucune indication personnelle.