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Il sera iodispensable de trailer concurremment la oomiirt. vision en corrigeaot les troubles oculaires au moyen de verres appropriés, en diminuant les efTorts d'accommodaLioo par l'emploi raisonné des mydriatiques. Ainsi, en cas d'asthénopie chez un myope, on se trouvera 1res bien de faire porter des verres biconcaves légèrement prismatiques dont la base sera tournée du côté du nez.
Lu ai«iu Le massage léger du front, V hydrothérapie générale
^'*''°"' tiède, les cures de Vittel, Contrexéville, Fougues,
Vichy et Carlsbad pourront, en cas de besoin, compléter la cure.
Reste le traitement de l'accès de migraine
"*""*'■ ophtalmique. Ordinairement, on ne l'arrête pas et on
le modère difficilement. Mais it est si pénible pour les malheureux
qui en sont atteints qu'il faut que vous ayez, au moins, quelques
indications palliatives à leur fournir.
Vous essayerez donc, sans espérer mieux qu'une atténuation de l'accès, 1 gramme de bromure de potassium dissous dans une petite tasse d'infusion de racines de valériane. Essayez aussi un quart de lavement avec 1 gramme A'antipyrine associé à 0°',50 de bicarbotuite de soude. Tel autre malade se trouvera mieux de la caféine, ou du bromhydrate de caféine, à la dose de CN',25 à O'',S0 en une fois.
Le massage doux de la tête et de la région péri-orbilaire, les compresses d'eau sédative de Haspail, Vélectrisatiou du grand sympathique cervical suivant la méthode de Horst', l'élecirisalion du front suivant la technique d'ONiMus' m'ont fourni aussi quelques résultats.
1^8 retentissements auriculaires. — La pathogénie. — La symptomatologie. — L'éiat de l'audition. -— Le diagnosiic. — Le traitement. — Le cimicifuga racemosa. — Le h ro m hydrate de coniine. — Les antispasmodiques. — La thyroidinu.
uptuiogisK ^" '1879» E. WoACKES (de Londres) publiait uo
travail sur les relations qui existent entre le vertige
stomacal et le vertige auriculaire. D'après cet auteur, l'oreille interne
1. Hélhode île Hohst. — Appliquer l'anode (courants conlinus) bu niTcau du bord externe du siemo-mastuïdien et garder la cathode dan> la paume de la main.
i. Méthode d'Ontius. — Courant de S éléments. Placer Ici tampoDs de chaque eblé du rront, pendant 5 à 10 minutei.
LES RETENTISSEMENTS OCl'UfRES
est alimentée exclusivement par Tarière vertébrale (et ses bi?nch qji est voisine du ganglion cervical iarérieur. En outre, ce gaogli cervical iaférieur reçoit un filet nerveux du pneumogastrique. Ces i verses communications nerveuses expliqueraient les relations ( existent entre l'estomac et l'oreille. Ce ganglion cervical inférit aurait, entre autres fonctions, celle de réunir au labyrinthe lecœi Testomac et la partie supérieure du tube digestir. Il y aurait donc u sjmpathie étroite entre ces organes si éloignés, en raison de l'acti régularisatrice que ce ganglion exerce sur la circulation du labyrintl C'est la stase sanguine dans les vaisseaux de l'oreille interne ( comprimerait l'endolymphe et déterminerait le vertige.
L> En 1885, E. Mé-nière reprenait la question et mi
imnonutniogii. [|.j,i[ qye les maladies de l'estomac peuvent causer ( bourdonnements d'oreilles'. 11 adoptait le mécanisme proposé f WoACKfis. Je vous citerai l'une de ses observations, recueillie sur 1 même et qui vous donnera une idée exacte de ce genre de trouble t Dyspeptique depuis dix ans, en février 188'i, il me semi eotendre, dans mon oreille gauche, un susurrus léger, un bruis: ment continu, forme bjiiiii... Je crus à un effet temporaire: fern lune de la trompe, inflexion du tympan, etc. Je mis en œuvre u foule de petits moyens usités en pareil cas, sans obtenir gra changement ; puis je n'y pensai plus. Pendant 4 A 5 jours, je ressen la même impression sonore et, un peu agacé, je me servis des grau moyens sans pouvoir modifier mon bjiiiii... Je dois noter que, p de temps auparavant, j'avais eu des crises dyspeptiques beaucoup pi fortes que par le passé. Je mesurai à celte époque mon audition, e était normale. Tous ces phénomènes me parurent si bizarres que je pouvais m'en rendre compte; mais comme, après tout, le bruit n'tM pas très fort, je patientai, m'en remettant toujours au lendemain po savoir ce qu'il adviendrait.
< Vers la fin de 188/*, il me sembla que ce bruissement était pi faible vers le soir; car, dans la journée, les bruits extérieurs l'ann laienl presque complètement. Il en fut de même en 1885, jusqu' septembre, époque à laquelle j'eus une crise beaucoup plus forte quelques légers vertiges survenant de 3 à 5 heures après les repi Alors le bruit s'accentua par moments et, depuis un mois enviro il est presque continu. Toujours le bjiiiii... que j'entends sans moc Scation aucune, sauf pendant la nuit. Lorsque je bouche monoreil: je te perçois un peu plus fort. A la suite d'une digestion difficile
1. E. H£niëRE. — Des Lourdonnemenls d'oreilles dans le; m.ttailics de reslom Sociéti [rançaUe d'ototogie et de tanjngologie, 1886.
s'accenlue toujours un peu, pour redevenir plus faible quand la crise esl passée. La marche, le grand air, les exercices du corps le diminuent un peu. Le travail continu, la contention d'esprit, les secousses morales Taugmentent toujours. C'est un va-et-vient perpétuel dont je ne puis prévoir la fin.
€ L'audition esl restée bonne ; jamais de battements, jamais d'autophonie*. »
E. Ménière dit avoir recueilli 43 observations similaires, etLEvEN aurait observé des centaines de dyspeptiques atteints de surdité et de bourdonnements.
Les bruits perçus sont extrêmement variables. En dehors du bjiiiii de E. Ménière, les malades comparent leurs bourdonnements à un sifflement, à un jet de vapeur, au bruit de l'eau bouillante, à des bruits de chaudière, de roue de moulin, de cascade, etc. J'ai vu bien des malades se plaindre de ces bourdonnements, et j'ai toujours été frappé de la variété des bruits qu'ils accusaient. L'un des plus fréquents m'a semblé être un ronflement léger, un bruit d'abeilles, disparaissant le jour, reparaissant la nuit avec d'autant plus d'intensité que le silence était plus profond. Ainsi tels de mes malades ne pouvaient dormir qu'à Paris, tant leur bourdonnement s'accentuait dans le silence des nuits de la campagne. Notez encore qu'on n'a jamais noté de battements auriculaires isochrones du pouls, que ces bruits anormaux ne vont pas sans un certain degré de vertige, et que les bourdonnements sont presque toujours mono-auriculaires.
L'état Suivant les recherches de E.Menière^ l'audition
deraudiuoo. ^^^^^^^ normale dans la moitié des cas, ce qui contredit, dans une certaine mesure, les assertions desotologisles regardant les bruits subjectifs comme la première étape de la surdité. Néanmoins, en raison du nombre de cas où l'audition est diminuée, on peut se demander, avec E. Ménière, si l'on ne peut pas devenir sourd par l'estomac.
1. L'examen du chimisme stomacal a révélé une grande augmentation de THCl libre, â. statistique de E. Ménière. — 27 femmes, 17 hommes.
Bourdonnements mono-auriculaires. Droite, 13 »• • i • à
Gauchi, 29 = B»-«""<î"»«»f«' <
De 20 à 20 ans 1
Ëtat de Taudition (100 étant l'audition normale) :
Audition — 10 «/o — 6
— de 95 o/o à 100 «/o — 17
uditgnostio. ^° résumé, quand vous verrez des malades se
plaindre de bourdonnements d'oreilies, recherchez si cet accident n'est pas lié à une maladie du tube digestif. La coïncidence d'un trouble dyspeptique, Tabsence de toute lésion dans les oreilles externe et moyenne Gxeront le diagnostic. Ordinairement la dyspepsie est notoirement antérieure aux troubles auriculaires, elTintensité comme la continuité de ceux-ci suivent les variations de l'état dyspeptique. L'exercice physique les atténue, le travail intellectuel les augmente.
Le traitemeiit. ^^ thérapculiquc comportc, avant tout, le traite-
ment de la dyspepsie causale. Ce traitement réussit dans la moitié des cas. Quand il est insuffisant, essayez le 61*0mure de potassium à la dose de 1 gramme dans un peu d'eau, une à deux fois par jour. E. Ménière dit aussi s'être bien trouvé de Vélectridté statique^ au moins pendant la période aiguë des bruits.
En dehors de ces moyens classiques, je puis vous en indiquer plusieurs autres que j'ai introduits dans la thérapeutique.
udmictfaga Lc premier est la teinture de cimicifuga racemosa^
'*'**°***^ que j'emploie à la dose de vingt à trente gouttes par
jour, par 10 gouttes à la fois, de préférence une heure avant le repas.
On a adressé à ce moyen des objections qui montrent que leurs
auteurs n'ont pas bien saisi l'indication du médicament.
Lannois, puis CuviLLiER et Vassal' ont déclaré n'avoir point obtenu les effets que nous avions annoncés, H. Mendel et moi. C'est que la teinture de cimicifuga racemosa s'adresse aux bourdonnements indépendants de toute lésion auriculaire*. Sur ceux de cette dernière catégorie, il n'agit qu'exceptionnellement. Si, sur ses 34- cas, Lânnois n'a eu que deux guérisons, c'est que la plupart de ses malades n'avaient pas que des bourdonnements subjectifs. Comme vous le voyez, nous sommes loin de faire du cimicifuga racemosa un spécifique des bourdonnements d'oreilles.
u bromhydrate A côté du cimicifuga^ j'ai àvous proposer un autre dtconiine. médicament : c'est le bromhydrate de coniine que vous employez de la façon suivante :
1. Albert Robin et Mendel. — Des bourdonnements d*oreilles et de leur traitement par le cimicifuga racemosa» La Médecine moderne, 11 mai 1898.
2. GuviLLiER et Vassal. — Xllf Congrès international des sciences médicaleSf Paru, 1900.
3. Le cimicifuga racemosa, qui semble ôtrc aussi un médicament musculaire, exerce peot'-ètrc une action sur la tonicité des muscles des osselets.
7i4 LES RETENTISSEMENTS DES MALADIES DE L'ESTOMAC
¥ Bromhydrale de coniine 0»%02
Alcoolat de menthe poivrée. 5 grammes
Sirop simple 100 —
F.s.a. Sirop, dont on prendra une cuillerée à café de trois à quatre fois
par jour.
Les anti- J*ai obtenu deux fois des résultats avec l'association
spasmodiqaes. médicamenteuse ci-dessous qui a, de plus, l'avantage d'une complète innocuité:
¥ Extrait de valériane , 0«',10
— de jusquiame O'^OS
— alcoolique d'aconit. 0«%01
Oxyde de zinc 0«%10
Poudre de vanille O^^OS
Pour une pilule. — Prendre de une à quatre pilules pai* jour.
uuiyroidine. ^^ ^^' ^^^ maladcs, atteint de bourdonnements
intenses dans l'oreille droite, avec diminution de l'acuité auditive, a vu s'améliorer nettement cet état sous l'influence de O^iO de corps thyroïde de mouton desséché, pris pendant une vingtaine de jours.
Si j'ai tant insisté sur ces troubles oculaires et auriculaires, c'est que vous aurez maintes fois l'occasion d'être consultés pour des cas semblables et que je serais heureux de vous éviter les incertitudes par lesquelles j'ai passé moi-môme, au début de ma carrière.
TREIZIEME LEÇON