PREMIERE LEÇON
L'IMPORTANCE TUËRiPEDTlQtJi: UE LA NOTION ËTIOLOGlttUI LES DYSPEPSIES DES MALADIES onCANIQUES DE L'ESTOMAC — L'ENT ET SOS TRAITEMENT LES DYSI>EPSiES DANS LA CONSTIPATION, LA DIARRHÉE, LES HtMORRHOlDES, L'HELMINTHIASE, LES HERN
L«s retentisBements des maladies sur l'astomac. — L'Un thérapeutique de la notioa étiologique. — Les dyspeps les maladies organiques de l'eBtomac.
Us Après l'élude qui vienl d'être consacrée
des nuiiâdiM gHostic 61 au Iraileinenl des troubles morb sur ruionuB. ]gg maladies de l'estomac peuvent induire divers organes, il est nécessaire de renverser les termes du j et de rechercher s'il ne convient pas d'imposer aussi un ti spécial ou, pour mieux dire, s'il n'est pas opportun de m traitement TondamenLal des dyspepsies suivant lu nature morbides qui leur sont associés et qui jouent, dans leur dt ment, soit un rôle éliologique direct, soit simplement un
75S LES ItETËNTISSËHENTS DES MALADIES SUR L'ESTOMAC
mise en irain. Au irailcment des relentissemenls des maladies de l'estomac sur les multiples appareils et fonclioDs de roi^aoisme, il est doDC nécessaire d'ajouter mainlenant le traitement des relentissemenls sui l'estomac des maladies et des troubles fooc-
secondaires aux maladies du ,érus, aux néphrites, aux piraloii'Cs,aux névroses, la goutte, au diabète, au iberculose pulmonaire!
ces retentissements gaslrit devni-t-il tenir compte de tomacjile?
apculique de la nolioD imposée à nous, quand il dites primitives; mais, ici, t dominanle;car, s'il est vrai intit sur la maladie causale ment de celle-ci qui, le plus u médecin, à moins que la lur qui commande un (raile- L le cas.
les considéraLions générales, re elles, comme caractères me clinique. Chacune de ces e envisagée a part, en metlui donne son étiologie.
les dyspepsies qui accompa- ;aniques de l'estomac, quelconque de gastrite, du i cancer, etc. Presque touiment fonctionnelle que ces înctionnelle, évolue vere une lite, soit de la suppression, ane, des lésions matérielles )nstituées, entretiennent les 1 réalité la dyspepsie com-
loutes les maladies de l'ese, suivant sa forme, au Irai-
BAquilibre du ventre. — La symptomatologie.
bdominaux, gastriques, aerveux, généraux. — L'étlolO^nie. — La ihéorie de CléaarJ. — La théorie
! a solidarité fooclionnelle entre l'estomac eslin. Tous deux peuvent être affectés de dyspepabord individuelles, mais qui ne lardent pas à I. On commence par être dyspeptique gastrique !0 l'absence d'une ihérapcutiqueefficace, on fiait :|uegastro-iatesUnal. Et ceci s'explique non seularité foncLionnelie dont je viens de parler, mais contiguïté et de continuité nerveuses elcirculaes deux organes. A coup sûr, le traitement du I, dans tous ces cas, précéder ou accompagner
sait que chez certains sujets, les femmes surit principalement à la suite de grossesses, les abdominales deviennent particulière meut lAclies :hute (lu côlon transverse et du paquet intestinal avité pelvienne. C'est l'enléroptose, qui re- >rganes contenus dans l'abdomen et amène un iu ventre (Gléhard).
droit, l'estomac, entraînés dans la dislocation, !nt des situations vicieuses.
symptomatologie de l'enléroptose comprend les ats suivants :
ventre est déformé et sa paroi a une flacci- La sonorité intestinale à la percussion est ains points, tels que l'hypogastre et la fosse ant qu'elle est plutôt exagérée à l'épigastre et au épigastre est le siège de battements artériels s pour le malade. Le côlon transverse, réel abaissé, donne, au palper, la sensation d'une lique transverse, que l'on perçoit au-dessous 4S
c el doni la compression s'accompagne d'une
euse el d'irradiation douloureuse vers le jilatc OH rétracté, rempli de masses fécales 1 forme de boudin ovoïde assez douloureux iescendant est rempli de matiêies lécales ■traction un cordon, dit cordon sigmoïdal lume du doigt el est sensible à la pression, entérite muco-membraoeuse sont la
mais cet abaissement porte principalement i bien que l'organe subit un mouvement de d'avant en arrière, it aussi un abaissement quelquefois très
essie et le rectum sont parfois enirainés
plose.
•équilibre total, les malades ressentcnl dans
mt la multiplicité délie toute description.
des symptômes qui précèdent, figurent des '.s gastriques qui souvent prennent la énoménologie et concentrent sur eux toute apole au niveau et au-dessous de l'ombilic; us ou moins abaissée. Le cbiraisme sto- ; plus multiples anomalies depuis l'hyperhlorbydrie avec ou sans fermentations. La ivec tous leurs accidents, sont fréqueutes.
i ti on est mauvaise; les malades maigrissent, reoaent un teint grisâtre; l'ctat général
ème nerveux se met de la partie, impose lymptomatologie le masque de la neurales, réagissant à l'envi les uns sur les autres, ons morbides dont l'apparence généiale et its varient à l'înûni, mais derrière lesjrs, si on sait les rechercher, les éléments
)Lose reconnaît diverses origines. La it dans le relâchement des parois abdomi-
L'ENTÉROl>TOSE 755
nales qui suit la grossesse, ramaigrissement trop rapide du ventre, la résorption ou Tévacuation des grands épanchemenls péritonéaux. Puis vient Tentéroptose des jeunes filles, due à la constriction par le corset qui produit la dislocation de l'estomac, la déviation du foie en bas et en dedans, rabaissement du rein droit et le refoulement de la masse intestinale en bas.
On a décrit ensuite une entéroptose par atonie gastro-inteslinale d'origine neurasthénique, puis une entéroptose d'origine purement intestinale, causée, d'après Glénard, par le prolapsus du côlon qui a lui-même pour causes les traumatismes, les violents efforts, la compression de la taille et la constipation prolongée.
11 existe même une entéroptose d^origine gastrique qui succède aux grandes dilatations et aux hypersthénies permanentes avec spasme pylorique ou la nutrition fléchit et où l'amaigrissement est rapide et considérable.
Enfin Glénard et Coutaret* admettent que Tentéroptose peut suivre les grands traumatismes (dyspepsie ectasique de Goutaret); mais Bouveret pense, avec raison, qu'il s'agit plutôt alors d'hystéro-neurasthénie traumatique et que ces cas appartiennent à la classe précédente des entéroploses par atonie gaslro-intestinale d'origine neurasthénique.
u pathogènie. L'cntéroptosc, telle que l'a comprise Glénard,
u théorie constitue un ensemble clinique dont la connaissance a
de Glénard. *
rendu de très grands services; mais la pathogénie qu'en a donnée son auteur ne me paraît pas répondre à la réalité des faits.
En outre, dans la plupart des cas, ce n'est pas le coude droit qui est ptosé, mais bien le côlon transverse à sa parlie moyenne, et ce côlon s'abaisse le plus souvent sans sténose. De sorte que le ressaut que l'on perçoit en fouillant la région pèri-ombilicale et que Glénard attribue au contact du côlon sténose (corde colique) ne reconnaît pas toujours cette explication et peut être attribué, comme le veut Ev^ald, soit au bord supérieur du pancréas, soit à la portion horizontale du duodénum.
Le boudin cœcal et le cordon sigmoïdal ont plus de valeur En effet, il est facile à une main exercée de distinguer la coprostase caecale ou iliaque qui se manifeste par des masses arrondies ou allongées, mais alors bosselées, très dures, qu'un massage doux peut