COUTARET. — Vingt-cinq ans de chirurgie» Paris
, fi
'ii
déplacer et que mobilise uue irrigation intestinale pratiquée à l'aide d'une longue canule. Le cordon sigmoïde et le boudin caecal donnent une sensation moins dure, plus allongée, plus régulière, qui répond bien à celle que produit l'intestin induré ou contracture.
La plose générale des viscères de Tabdomen n'est pas la conséquence de la chute du gros inteslin, et il n'y a pas de relation absolue entre la ptôse du coude droit du côlon et celle du rein droit. Le rein mobile n'est donc pas le satellite de renléroptose ; il peut exister et il existe souvent sans celle-ci, comme A. Mathieu* Ta parfaitement démontré. D'autre part, il ne faut pas aller aussi loin queWoLKow et Delitzin et déclarer qu'il n'y a aucune relation entre la chute du côlon transverse et celle du rein.
La uiéoiie Et si Ton cuvisagc la maladie de Glénard dans son
nutriuve. ensemble, on arrive à la considérer, non pas comme l'expression réactionnelle d'un trouble de la statique abdominale qui dépend lui-même d'un trouble de la statique du côlon, mais bien comme une affection complexe, une sorte de panoptose^ dépendant d'une cause générale, d'un trouble de la nutrition des tissus qui les dispose tous au relâchement et dont l'entéroptose elle-même n'est qu'un des éléments. Ce trouble de nutrition est du même ordre que celui qui prédispose aux hernies (Berger), aux prolapsus utérins (Trélat, Pozzi), aux varices (Schwartz), à certaines scolioses (TiLLAUx), à la tai'salgie (J. Guérin), aux périphlébites (Albert Robin). Ce vice de nutrition inconnu dans son essence est congénital et héréditaire. Il affecte l'organisme tout entier et, suivant la cause qui le sollicite, il a pour conséquence les diverses manifestations morbides précédentes, soit isolées, soit plus ou moins associées, avec une dominante qui, pendant un temps, concentre sur elle toute l'attention du malade et du médecin. L'entéroptose est l'une de ces manifestations. Elle n'est donc pas une entité morbide à proprement parler, mais l'une des expressions d'une entité d'un ordre plus général et dont la notion doit intervenir dans les actes thérapeutiques.
1. A. Mathieu. — Bulletins de la Société médicale des hôpitaux, 15 décembre 1893.
2. WoLKOW et Delitzin. — Die Wanciernierc. Ein Beitrag zur Pathologie dei inlraabdominalen Gieichgewichtes, Berlin, 1899.