L-uUMpita Sous rinHuence des idées encore régnantes dans
tDt«>tiiui*. l'esprit d'un certain nombre de médecins, au sujet des soi-disant eiTels de Vanlisepsie intestinale, on a l'habitude acquise de donner, comme adjuvant du traitement, le naphtol, le bétol, le benzonaphtol, le salici/lale de bismuth, etc. Tous ces médicaments sont, sinon dangereux, du moins inutiles. La meilleure manière de Taire l'antisepsie de l'intestin, c'est d'expulser les matières qui y fermentent; les ptirgiitifs, les irrigations intestinales remplissent parfaitement ce but.
11 va de soi que le traitement de la maladie causale, de rhyperslhénie gastrique, doit être le
point essenliei de rinlet^enlion médicale et que, en améliorant la digestion stomacale, on obviera à Tune des conditions originelles les plus fréquentes de l'appendicite. J'en veux pour preuve la statistique qui est le point de départ de cette Leçon. Sur les 82 cas d'accidents appendiculaires que celte statistique comprend, — et j'emploie à dessein ce mot d'accidents appendiculaires, qui vise bien plus Tensemble des phénomènes pré-appendiculaires que l'appendicite ellemême, — trois fois seulement l'intervention chirurgicale a été nécessaire.
Dans un de ces trois cas, il s'agissait d'une perforation avec gangrène de l'appendice, péritonite suraiguë généralisée, chez un hypersthénique doué d'un gros appétit, qui n'avait jamais voulu se soumettre à aucun régime ni à aucun traitement réguliers. Les deux autres interventions ont été nécessitées par la récidive fréquente des crises appendiculaires, survenue presque toujours à la suite d'écarts dans le régime fixé.
C'est que, en effet, le régime est de première importance; je recommande à ces malades de s'en tenir aux viandes et volailles rôties, hachées menu ou lentement mâchées, aux poissons au court-bouillon, aux légumes en purée, aux œufs à la coque, aux fruits cuits, avec un minimum de pain grillé. Comme boisson, de l'eau pure ou une eau minérale indifférente, type Evian, Alet ou Condillac. A la fin du repas, une tasse d'une infusion très chaude et 1res légère de thé y camomille j tilleul, (leur (T oranger. Le repas fini, le malade s'étend sur un fauteuil, avec un sac d'eau chaude ou un appareil à circulation d'eau chaude sur son estomac, et il demeure ainsi pendant une demi-heure au moins dans la plus complète immobilité.
L vésicatoire ^^ régime et l'usage des laxatifs ou des inigations
intestinales sont donc les meilleurs moyens prophylactiques de l'appendicite, parce que ce sont les meilleurs moyens à opposer à la coprostase caecale. Ils sont expressément indiqués au début des accidents appendiculaires et, malgré l'ostracisme dont on frappe aujourd'hui le vésicatoirej je n'hésite pas à l'employer, avec les précautions requises, dès la première menace d'appendicite.
u qnesuon Et jc rcpoussc l'cmploi de Vopium en tant qu'agent
des opiacés, j^gliné à immobiliser l'intestin, suivant la pratique à la mode, puisque toute la pathogénie que je viens de vous exposer implique, au contraire, la mobilisation du contenu intestinal.
Ces afïirmatioDS n'ironi pas saas soulever de grosses prolestalions,
si j'en juge par l'absolutisme de certains des orateurs qui ont pris
part aux discussions récentes sur l'appendicite dans diverses Sociétés
savantes de Paris. Les quelques partisans du traitement médical
élèvent l'emploi de l'opium à la hauteur d'un dogme; quelques-uns
tolèrent les lavenienls laudanisés, la belladone et lu vessie de glace,
inais ils s'inscrivent avec la dernière éncigie contre les purgatifs et
<;iifi<-iiii cnniip \fi tt^siratoives. Vous venez d'entendre combien mon
lels à repousser l'emploi abusil' de l'o/nuifi
en met à le défendre, et je ne crains pas de
^MPioNMÈRE, que \'opiu,m, administré comme
', est parfaitement capalile d'a^raver une
nmençante. El cela se conçoit aisément quand
gique de la coprostase que Yopium maintient
i concerne la valeiii' de la médication que je
neilleur argumenta fournir que la statistique
sons sur 8i2 cas. Dès que la saison le per-
suivanl les cas, une cure à Châlel-Guyon,
issitigen .
iiitioii, on doit repousser aussi bien la temue l'opération immédiate*. Il faut attendre, lendicile soit devenue chirurgicale, et l'on de vue qui sort de mon sujet, les indications par TiLLAUX*.
e de BoHNlER [d'Arrai), dans te Nord mâlical, 1" joiH
ne DoTEN, i cù sujet; je ne sauraii mieui fbîre que
iliquer au plus Idt la laparatomie dani la pi^ritonile pcrfautiie cl déplorable de vouloir réséquer l'appandife i propos >érJ-cœcBle. Après unp première crise lubaiguë et suivie de le ea abscrvalion. Une seconde crise bénigne pnul Aire la , de plus OD plus inlenscs, exigent l'inturvenlion, de préjuslcment conseillée, el pendant la urise elle-même, s'il j
1 Sire conservé. L'appendicile esl une des rurniet de U le est une rins modalités de rinfecliun péri-utérine. La Ti-appendiculaire ou péri-ciccalc, est plus fréquenle que