‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitement (volume 2)Chapitre 82 sur 295 · Grdbe. — Mûnchewtr medicinische Wochenschrift ^ 1895. t · texte numérisé non relu

Grdbe. — Mûnchewtr medicinische Wochenschrift ^ 1895. t

6. H. Herz. — Die Slôrungen des Verdauungsapparates als Ursache und Folge an- \

'^«'«fKrankheiten, p. 59, 1898.

780 LES RETENTISSEMEiNTS DES MAI.AIIlES SUR L'ESTOHAC

le compte desquelles on peul mettre cerlains cas de cachexie diabétique qui De sont pas e::plicables par une autre cause. Quant aux troubles fouet ion nels, les uns sont banals, comme les vomissements et les indigestions ; les autres, comme les crises gastriques, relèvent de l'hyperslhésie ou de l'hyperacidiié stomacales.

ucumiuns En ce qui concerne Iccliimisme stomacal, on a

siamiui. peine à croire qu'il ne soit pas troublé dans une maladie où les vices de la digestion sont aussi importants. Et ici, encore, nous ne rencontrons que l'incertitude.

BouvERET avance que le chimismc doit èlre normal au début; mais il n'a pas trouvé d'ilCI libre, trois heures après un repas ordinaire, chez un diabétique très amaigri.

RosEKSTEiN ', chez 10 malades, a noté quatre fois un chimisme normal. Dans les six autres cas, l'IlCI était variable, tantôt normal, tantôt abaissé, tantôt absent. Il n'y aurait aucun rapport entre les variations de l'HCi et celles de la glycosurie. L'absence temporaire d'UCI indiquerait un simple trouble de l'innervation, tandis que sa disparition défmitive impliquerait une gastrite interstitielle.

E. Gams', sur 10 cas, trouve FICl évident six fois, absent quatre fois. Le pouvoir moteur ne subit aucune atteinte.

HoMiGMA^N '\ sur 8 cas, trouve IICI normal ou augmenté quatre Tois, absent avec conservation de la motricité trois l'ois, variable une fois. II conclut qu'il n'y a pas de rapport entre le taux d'IlCl et la potyphagie, que l'hypercblorhydrie ne saurait être considérée comme la cause de la potyphagie, mais qu'au contraire l'hypercblorhydrie pourrait être la conséquence de l'excitation provoquée dai\s l'estomac par l'ingestion d'une grande quantité d'ali' ments. L'absence d'HCI, même continue, n'indique pas nécessairement une gastrite chronique.

RiEGEL ' dit que les diabétiques sont hyperchlorhydriques quand ils sont polyphagiques et qu'à un appétit normal correspond une chlorbydrie normale.

Les recherches récentes de N. KmiKow^ n'apportent aucun élément nouveau ; sur cinq diabétiques, il trouve HCl normal deux fois, diminué deux fois, absent une fois.

1. RasENSTE[!i. — Berliner ktinitcUe Wochemchrifl, a' 13, 1800.

3. C*NS . — Verhandlungen des IX Congreiseï /iir inntre Medicin. Viesbaden, 1890.

3. Ho!iii;hans. — Deultche medkiniiche Wochemchrifl, n' 43, 1890.

*. RiECtU — y.eitKkrift far kliniiclie iledkin. fasc. 13.

5. KcHiKOW. —Centralbtait (ur dit mtd. IV'iiicnicAa/leR, 189S.

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LE DIABÈTE 781 > ï

uperdstanM ^^^s rechcrches personnelles qui portent sur vingtde la nMrtridtô j^qj diabétiques s'accordent avec celles des auteurs

gastriqae. ^

précédents. Il en résulte que l'étude du chimisme stomacal ne rournit aucun élément qui permette d'assigner au diabète une forme particulière de dyspepsie, puisqu'en somme on a pu observer au cours de celui-ci toutes les dyspepsies fonction- \

nellesel deux variétés au moins de gastrite chronique. Néan- ^

moins j'ai pu constater que les diverses formes de dyspepsie des ! i

diabétiques ont un trait commun et spécial : c'est la persistance :;|^^-

de la motricité gastrique qui explique comment des malades qui ont des troubles profonds de la sécrétion peuvent encore digérer ^

parfaitement et ne présenter aucun symptôme subjectif qui éveille -^

raltention sur l'estomac.

u diagnosuo. ^® ^"' ^^^^ cncorc à Compliquer la difficulté, ;^

c'est que, comme je vous l'ai montré dans une précé- ' 'M

dente Leçon, il y a des glycosuries d'origine dyspeptique qui ^

prennent des apparences de diabète et dont le diagnostic est sou- M

vent fort délicat. Aussi, toutes les fois que vous verrez coïncider des P

symptômes dyspeptiques avec la présence du sucre dans l'urine, faites ^

d'abord le diagnostic de la relation et cherchez s'il s'agit bien d'un ^

diabète avec symptômes dyspeptiques secondaires ou d'une glyco- \^ surie dyspeptique. Je vous ai indiqué les éléments de ce diagnostic et n'ai pas à y revenir*.

Letraiiement S il S agit réellement dune dyspepsie secon-

de la dyspepsie j . 4 •. 1 -, r . • j' î ."

par pciyphagie dairc , traitcz - la suivant sa forme et indepen- <^,

ou poiydipsie. (jamment du diabète, en associant les deux traite- Daents. Mais, le plus souvent, il n'est pas besoin d'instituer dans L

lous ses détails le traitement de la dyspepsie. Celle-ci, n'étant fréquemment que la conséquence de la polyphagie, s'amélioï'era déjà indirectement par le régime et le traitement anti-dia- Wtiques qui réduiront la faim et la soif, en ce qu'elles ont d'anormal, et soulageront d'autant le travail de l'estomac. Donc les dyspepsies de la polyphagie et de la polydipsie dépen- , |

dent essentiellement du traitement du diabète, quelle que soit [ f

*6ur forme. Mais, si elles présentent des symptômes prédomi- ^

^^nts, vous les traiterez par les moyens appropriés. Ainsi, par ^^emple, aux malades qui ont des crises gastriques quelques

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heures après les repas, vous donnerez des poudres de saturation * aussitôt après les repas, pour prévenir la crise, et au moment de celle-ci pour la calmer.

Le traitement ^^^^ '^^ dyspcpsics qui uc sont pas Uécs à une

des dyspepsies polyphagic OU à unc polydipsic actuelles, faites le Irai-

hyposthénlques. . .. ' ± * ^ i- i»i.

tement qui convient a la torme en cause, en 1 alternant ou en le combinant à celui du diabète. Le cas le plus commun est celui du diabétique dont la glycosurie est importante, malgré une dyspepsie hyposthénique avec diminution de Tappétit. Commencez par réduire cette glycosurie avec Vantipyrine associée au bicarbonate de soude^ et administrée pendant trois jours seulement. Ayant ainsi diminué les pertes, installez franchement le traitement de l'hyposthénie en y adjoignant les amers, comme la macération de quassia amara, au réveil, et ne passez à la deuxième étape du traitement alternant du diabète qu'au moment où Tappélit et les fonctions gastriques seront améliorés.

Le traiument ^^^^ formc dc dyspcpsic quc vous devrez toujours

des fermentations dépistcr ct survcillcr de la façon la plus active, c'est la

ga ^ques dyspepsic par fermentation, qu'elle soit primitive

danlfréuoiooie ^^ surajouléc à Thyper- ou à Thyposthénie. Dès que

du coma yous Taurcz rcconnuc, ne vous occupez plus du

diabâtiqae. i

diabète et concentrez tous vos efforts sur le trouble gastrique. Je n'ai pas encore* vu un cas de coma diabétique qui n'ait été précédé, pendant un temps plus ou moins long, de fermentations gastriques et, quelle que soit la théorie qu'on invoque pour expliquer cette complication presque irrémédiable, je suis convaincu que les fermentations gastriques ont une part importmle, sinon décisive, dans son étiologie.

Sans me permettre de rien affirmer, j'imagine même qu'en traitant ces fermentations dèsieur début on réduirait de beaucoup la fréquence de ce grave accident. En effet, quand je vois des diabétiques ayant l'odeur choroformique de l'haleine, la réaction de Gehrardt dans l'urine, accusant une grande fatigue musculaire, présentant, en un mot, un ensemble de symptômes qui peuvent faire redouter les graves accidents nerveux du diabète que l'on a groupés sous le nom de coma, — quand je vois ces malades affectés aussi de fermentations gastriques, je néglige le diabète, je ne

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