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L'EMPOISONNEMENT DRINAIRE 797
c'est s'efforcer d'activer la sécrétion urinaireet les oxydations organiques par l'emploi judicieux de la saignée^ des inhalations d'oxygène, des irrigations rectales avec Veau froide et des diurétiques.
Les dyspepsies de Tempoisonnement urinaire. — Les urinaires larvés à forme d3rspeptique de Ghiyon. — Les cas légers. — Les cas lorpides. — Les cas aigus. — La physiologie pathologique et le traitement. — La dyspepsie urooynétique de Rosenbaoh. — La symptomatologie. — Le traitement.
Ln djspepuM II csl eucore un mode de retentissement gastrique
rtmpotoîLiaiiaiit d'origine urinaire, qui dépend, suivant les cas, d'une
■'**»'*^ action mécanique, de l'infection ou de Tintoxi-
calion : c'est celui que l'on rencontre dans les cas d'empoisonné-
meut urinaire. Il se présente sous deux aspects.
Letnriiudres ^ première forme a été décrite par Guyon*.
1»^ Elle se présente, entre autres cas, chez les vieillards
lomitdigMttTe atteints d'hypertrophie de la prostate. La rétendetoyon. ^j^j^ uriuairc s'établit lentement, et les symptômes digestifs attirent seuls l'attention. La langue, d'abord saburrale, devient rouge et sèche, le muguet fréquent; la salivation diminue; lasoifest vive, la déglutition pénible, l'anorexie absolue. Quant aux troubles gastriques proprement dits, ils prennent la forme de Tinsuffisance ou du catarrhe, avec des vomissements muqueux oupiiuiteux et quelquefois de la diarrhée. On a cité des cas où les vomissements étaient incoercibles. Comme symptômes surajoutés, Guyon a noté les accès migraineux et de légères poussées fébriles suivies de fortes transpirations.
A côté de cette forme relativement sérieuse, Guyon décritdes formes légères où la constance et la durée des symptômes gastriques, de l'anorexie, des nausées, des vomisseroenls, de la constipation, des migraines doivent engager le médecin às'informer de l'état fonctionnel de l'appareil urinaire et le conduire, si celle enquête est décisive, à son exploration.
1. GoYON. — Revue mermuelle de médecine et de chirurgie^ p. 12, 1878, et Annale& du maladies des voies urinaires , novembre 1899.
Dans les cas qui restent torpides, les troubles digestifsont une grande importance diagnostique et pronostique. GuYON, sous le nom de cachexie urinaire, décrit un état pathologique auquel les troubles digestifs graves ajoutent des irails tellement accusés qu'ils pourraient être considérés comme distinctifs, •en permettant d'en découvrir la nature et d'en mesurer la gravité.
Enfin, quand ils passent à Tétat aigu, les cas de rétention chronique incomplète infectée, alors même que le cathétérisme est pratiqué, donnent aux troubles digestifs une importance et une acuité nouvelles. Aussi le pronostic doit-il être très réservé lorsqu'ils persistent et s'accentuent malgré les interventions les mieux appropriées (Guyon).
. w^ . -, « Lorsque la rétention est aseptique, dit Guyon,
La physiologie . « r t > >
patiioiogique c'cst SOUS l'influence de la mise en tension que les accidents digestifs commencent à se montrer, et c'est :sous l'influence de la distension qu'ils s'accentuent et s'aggraveni parfois au plus haut point. La pression intra-rénale qui en résulte s'exerce sur les deux reins et s'oppose mécaniquement à leur fonctionnement. Quand l'urine est sep tique, plus n'est besoin de la tension ni delà distension pour que les fonctions digestivess'alanguissent -et se troublent plus ou moins profondément. La stagnation du liquide urinaire infecté suffit. Le plus sûr moyen de nettoyer la langue de tous ces sujets est de convenablement la ver leur vessie. Je tiens à ce que vous n'oubliiez jamais que dans la forme aseptique, où l'influence exercée est purement mécanique, c'est de la tension et de la distension seules que vous avez à tenir compte. Les rétentionnisles à petit résidu aseptique, s'ils ont des troubles digestifs, ne bénélicient pas du cathétérisme. Tout au contraire, l'intervention du <)hirurgien, quand elle est bien conduite, donne les résultats les plus remarquables dans ces cas de rétention que j*ai rattachés à la troisième période du prostatisme et décrits sous le nom de rétention chronique incomplète avec distension. »
Je vous engage à lire les études si pratiques que Guyon a consacrées au diagnostic et au traitement de ces urinaires larvés, <:omme il les appelle. Vous comprendrez alors comment le meilleur traitement appliqué par les médecins les plus compétents « ne guérit pas ou ne modifie que passagèrement des troubles gastriques qui s'améliorent rapidement et guérissent quand la rétention d'urine, insoupçonnée et négligée, était enfin régulièrement Iraitée par le chirurgien ».