‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitementChapitre 107 sur 177 · EiNHORN. — Archivfur VerdauungakrankheiUn^i. I · texte numérisé non relu

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3 RiEGEL. — . Die Erkrankiingcn des Magens, p. 902, 18J7.

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plus haut el touchent la ihérapeutique. Kn effet, quand l'insuffisance ;>astiique est liée à des lésions aDalomiques, elle ne se trouve pas dans des conditions éLlologiques qui permettent d'établir une thérapeutique dirigée surtout contre les phénomènes dyspeptiques, puisqu'il faut avant tout s'occuper de la maladie causale. Au contraire, quand elle est d'origine fonctionnelle, elle réclame un traitement d'abord pi rsonnel qui doit s'associer, bien entendu, à un traitement patliogéniquc laisanl état du terrain morbide sur lequel cette dyspepsie s est développée. '

VÈtiougi^ L'etîologie délerminante de la dyspepsie hypo-

stliénique ne diiïère pas de Tétiologie générale des autres dyspepsies. Ce sont toujours les mêmes causes que nous avons étudiées au début de ces Leçons. Influences alimentaires, nerveuses, mécaniques, climatériques, professionnelles, médicamenteuses inlerviennent ici comme dans Tétiologie des hypersthénies, mais avec une importance spéciale pour les influences nerveuses. Une émotion soudaine, comme la peur ou Tannonce d'une mauvaise nouvelle, les préoccupations d'aflaires, la tristesse habituelle, Tamour contrarié, lajulousic, la nostalgie, Tangoisse, les chagrins, les veilles prolongés, le surmenage intellectuel, l'obsession d'une idée fixe, etc., comptent au rang des causes les plus fréquentes. Un la rencontre aussi chez des pei sonnes qui ont subi un surmenage quelconque, tout en étant soumises à d'assez grandes privations. Mais, pour que ces condition^ causales réalisent la dyspepsie, il faut, dans la plupart des cas, un terrain anémique, chlorotique ou neurasthénique*

Cette question du terrain nous conduirait à étudier les rapports si controversés de la dyspepsie avec la neurasthénie, mais cela fei^a Tobjet d'une Leçon spéciale. Disons seulement dès maintenant que l'union des deux atïecLions est intime; qu'il y a des neura- Fthéiiies d'origine dyspeptique, comm2 il y a des dyspepsies d'origine ncuiaslhénique; que l'épreuve thérapeutique est le seul moyen sûr d'efl'ectuer la distinction entre ces deux formes; que, dans certaines cin-onstances, laneuiaslliéuie, avant d'être générale, prend les appareiicei d'une névrose localisée à l'estomac; enfm que, dans nombre de cas, la dyspepsie neurasUiénique revêt la forme de Thyposthénie. ilais, comme Font dit Debqye et Rémond, aucune règle fixe ne saurait êti e posée au point de vue du rapport qui existe entre la cause d'une dyspe[)sie et sa forme, à moins qu'il ne s'agisse de quelques-unes des dyspepsies hyposLhéniques secondaires dont il nous reste à parler.

LES DYSPEPSIES HYPOSTHÉNIQUES 345

Les dyspepsies Parmi cclles-ci, en premier Hcu, cilons la gastrite hyposthéniqaes SOUS toulcssos formes, Catarrhe ffas tiique, gastrite

secondaires. , . o t > o

atrophique, presque toujours suite d'un état hyperslhénique anlérieur. Trop souvent même, celle gastrite est la suite d'une thérapeutique irrationnelle et particulièrement de l'abus des alcalins, d'après le mécanisme que nous avons précédemment étudié.

La disparition de l'acide chlorhydrique, l'altération des glandes qui le sécrètent, en un mot l'insuffisance gastrique est la règle dans le cancer de l'estomac; on a même voulu faire de celte suppression d'HCI un signe pathognomonique de ce carcinome. Assurément, c'est un symptôme qui doit donner à réfléchir; mais il serait erroné de vouloir faire de cette suppression fonctionnelle une caractéristique absolue du cancer, attendu que l'on se trouve en présence du même fait vis-à-vis d'une simple gastrite chronique. Or les malades atteints de gastrite chronique peuvent parfaitement vivre et même vivre fort longtemps, lorsqu'ils sont soumis à un régime et à un traitement convenables. Il serait donc dangereux, pour le pronostic, de se fier uniquement à des symptômes de ce genre, et nous avons vu ensemble bien des malades, qualifiés d'abord de cancéreux, sortir améliorés de notre service ; il s'agissait alors d'anciens dyspeptiques, devenus des malades à lésion et en puissance de gastrite. C'est pour cela que je vous recommande de ne jamais poser le diagnostic cancer de Testomac, qui est la condamnation du malade et un motif pour le médecin de faire de l'expectation, ce à quoi il est trop souvent disposé et ce qui est toujours nuisible pour un patient atteint d'insuffisance gastrique chronique.

La tuberculose avancée s'accompagne presque toujours, on le sait, de symptômes gastriques plus ou moins accusés qui prennent dans son évolution une influence parfois décisive. Nous décrirons plus tard les manières d'être de la dyspepsie chez les tuberculeux; mais sachez que l'insuffisance gastrique fonctionnelle est la règle chez certains malades ; que, chez d'autres, elle apparaît transitoirement au moment des poussées fébriles; qu'elle se montre aussi comme conséquence de la dénutrition arrivée à la période de cachexie; enfin qu'elle est une des expressions de la gastrite chronique des périodes terminales de la maladie.

L'hyposthénie gastrique se rencontrera aussi au cours des accès fébriles*, dans quelques cas d'emphysème pulmonaire compliqué de bronchite chronique et d'œdème pulmonaire avec

1. Gluzinski. — Diulsches Archiv fur klinische Medicin, t. XLII.

dyspnée*, dans Tasystolie, dans beaucoup de néphrites chroniques*, dans r urémie, dans certaines intoxications comme le morphinisme, le saturnisme, etc., enfin dans la période cachée li que de la plupart des maladies chroniques.

L*expressîon clinique générale des dyBpepsies hyposthéniquea. Leur sjmptomatologie — Les signes subjectifs et les signes physiques.— Les ByiiipLÔmes secondaires. — Résumé des symptômes.

Lnpr«uiûD L'expression clinique de la dyspepsie hypo-

duntque gèûftrM*. gthénique est loin d'offrir la quasi régularité que Ton observe choz les hypersthéniques. Même dans les cas soi-disant pi 1railifs, on ne peut pas toujours conclure de la plus stricte observation du malade à la forme de sa dyspepsie. L'expression propre â celle-ci est souvent obnubilée par des symptômes qui ne lui apparlîennent pas directement et qui traduisent seulement la dépression nerveuse si commune chez ces sujets.

En second lieu, un certain nombre de cas ont une allure tout à fait latente et Ton ne s'aperçoit de la dyspepsie qu'à l'occasion d'un de ses retentissements. C'est ainsi que les insuffisances gastriques qui accompagnent quelques affections cutanées, comme le prurigo, l'eczéma, Tacné, passent souvent inaperçues, et l'on est tout éîonué de trouver un chimisme stomacal assez profondément altéré chez des sujets dont l'interrogatoire le plus minutieux ne révèle rien de sionjacaip

Il m'est souvent arrivé aussi de pratiquer, pour étudier les effets de cerïaiijs médicaments, des analyses du contenu stomacal après repas d'épreuve, chez des sujets considérés comme étant en état pliysiolo^qque, et de constater que la digestion s'opérait en présence de liquides presque neutres.

Des sujets supposés bien portants peuvent avoir des troubles fonctionnels encore ignorés et, chez ces sujets, le chimisme est déjà altéré sans que les symptômes soient apparents. Mais on est endroit de supposer que les personnes qui présentent ces vices muets du chimisme stomacal sont, suivant les plus grandes probabilités, des

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