OU 2 (C^H^O
acide lactique
ou C*H«0' + 2C0» + 4H
acide butyrique
C»H«0 + 0 = C»H*0 + H»0 alcool aldéhyde
aldéhyde acide acétique
Les amylacés doivent donc pouvoir préalablement passer à l'état de glycose, à l'aide de la ptyaline ou d'amylases sécrétées par les ferments figurés eux-mêmes.
L'équation précédente monfre que la fermentation acétique peut s'accomplir sans production de gaz ; mais cetle éventualité n'est pas la seule qui se puisse présenter, par l'évolution suivante est aussi plausible :
CeHioQB + 60 = C^H«0^ + 3 CO» + 2 H«0
amidon acide
lactique
Dans ce cas, la fermentation lactique s'accompagne de dégagement d'acide carbonique.
Que la fermentation butyrique se fasse aux dépens du glycose ou directement aux dépens des hydrocarbonés alimentaires, elle s'accompagne toujours d'un dégagement d'acide carbonique et d'hydrogène.
CWW +H«0= C*HW + 2C0« + H*
amidon acide
butyrique
C»H"0«* + H'O = 2 C*H«0« + 4 Co» + H»
saccharose acide
maltose butyrique
Quant à la fermentation acétique, il n'est pas impossible qu'elle Iransforme de ralcool antérieurement produit par une autre Termenta ion digestive. Ce qui donnerait une certaine créance à cette opinion, c'est que Talma. a trouvé, dans ces cas, de l'acide succinique dans le contenu stomacal, et Ton sait que cet acide est un des sous-produits de la fermentation alcoolique. Mais, dans la pratique, il est plus plausible d'admettre que les boissons alcooliques, de quelque nature qu'elles soient, sont la source de ces fermentations acétiques.
La cellulose peut, sous l'action d'un ferment spécial, le bacillus amylobacter, subir une fermentation qui développe un mélange gazeux formé de C0\ d'H, et de CH*.
Nous ne nous sommes occupés que des produits les plus notables de la fermentation des hydrocarbonés, mais il est utile que vous en sachiez la liste complète :
Méthane, alcool méthylique (qui bout à 66*), alcool éthylique (78%4), acétaldéhyde(^21''), acétone (56"), acélal, crotonaldéhyde qui est peut-être un dérivé de l'acétaldéhyde, alcool propylique (97%8), alcool butylique (74"), acide acétique et les divers acides gras, glycérine, acide succinique, acide carbonique, hydrogène.
On a déjà trouvé dans le contenu gastrique de quelques dyspep^ tiques un certain nombre de ces éléments, et il est fort possible que de nouveaux travaux y décèlent la série entière. En i^ison des grandes différences qui séparent leurs degrés d'ébullitîon, la méthode des distillations fractionnées peut être utilisée avec avantage pour séparer ceux qui sont volatils. On les caractérisera ensuite par les diverses réactions classiques de Lieben, de Ghautàrd-Gàyon, de Reynolds-Gunning, de Légal, de Blumenthal*, etc.
Jusqu'à présent, d'ailleurs, il n'existe aucun fait précis qui puisse leur donner une signification clinique. Toutefois on est en droit de supposer qu'un certain nombre d'entre ces corps interviennent dans la genèse de la tétanie, du coma dyspeptique et, comme je l'ai observé à plusieurs reprises, de quelques cas de vomissements incoercibles chez les enfants. Yergely^ a trouvé, dans l'urine d'enfants atteints d'une variété de gastro-entérite aiguë, de l'acétone, de l'acide acétylacétique et de l'acide oxybutyrique p dont l'origine gastro-intestinale ne pouvait être douteuse. Ces divers produits sont engendrés aussi par la fermentation microbienne des matières albuminoïdes.