‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitementChapitre 147 sur 177 · Voir Leçon v, p. 83 à · texte numérisé non relu

Voir Leçon v, p. 83 à

2. P. Vergely. — La gastro-entérite avec acétonurie chez les enfants, Revue mentuelle dtft maladies de V enfance, t. XVI, p. 1.

Frerichs a parlé d'une fermentation spéciale des hydrocarbonés: la fermen la ti on muqueuse, qui donnerait naissance à delà mannite, à du CO^ et à une substance visqueuse souvent prise pour du mucus.

Il est possible que la fermentation muqueuse de Pasteur puisse avoir lieu dans Testomac; mais elle n'y a pas été démontrée, que je sache, jusqu'à présent.

Les matières albuminoïdes sont, elles aussi, des profondément modifiées par l'action des ferments

**' figurés qu'ABELOUS* expose de la façon suivante : « Les bactéries diverses font d'abord subir un commencement d'hydratation à la matière organique, grâce aux ferments solubles élaborés par elles. Puis Tattaque devient plus vive; des scindements moléculaires se font avec formation de produits infects. D'abord apparaissent quelques gaz, H, CO', et des acides gras, lactique, butyrique, acétique. Puis la matière devient fortement alcaline; il se forme de l'ammoniaque, une très faible quantité d'azote, une trace de H*S et des composés phosphores volatils complexes. Au bout de quelque temps, il ne se fait plus que du CO' et de l'ammoniaque. Alors se forment des acides amidés à poids moléculaire élevé, de la tyrosine, de l'indol, du phénol, etc., etc., enfin des peptones plus ou moins toxiques et des bases alcaloïdes (ptomaïnes). Quand les bactéries aérobies agissent seules, il ne se produit que peu ou pas de gaz odorants.

0. Emmerling a étudié les produits de décomposilion de l'albumine quand elle se putréfie sous l'inHuence du staphylococcus pyogènes. En dehors des produits volatils de la putréfaciion, phénol, indol, scatol, il a trouvé pour 860 grammes d'albumine d'œuf :

i^yb d'acide acélique.

0«%6 — propionique. 40«%8 — butyrique.

i)^,b — gras supérieurs.

Traces — formique.

Parmi les bases volatiles, il y avait 3 gr. 5 de triméthylamîne et beaucoup d'ammoniaque. Il s'était formé, en outre, 2 grammes d'acide oxalique et 0, 3 d'acide succinique.

En réalité, c'est une sorte de fermentation putride, et il serait important de déterminer si les choses se passent dans l'estomac comme dans les expériences de laboratoire. Or les décompositions précé-

U Abelods. — Dictionnaire de physiologie^ {, I.

4i4 LES DYSPEPSIES

dentés de Talbumine seraient en partie liées pour les chimistes à Talcalinilédu milieu, etKàUFFMANN assure que les ferments des albiiminoïdes résistent moins bien à THCl que ceux des hydrocarbonés, pendant que Boas a noté dans ces cas une teneur normale ou même plus élevée en HCI, ce que confirment les observations de Zawadsky.

J'ai souvent recherché i'indol, en particulier, dans des liquides gastriques et je ne Ty ai trouvé qu'exceptionnellement.

L'hydrogène sulfuré y est d'une extrême rareté, mais les composés ammoniacaux y sont très fréquents. Ils saturent alors une partie de THCl libre et des acides organiques, et ce n'est pas là Tune des moindres causes d'erreur auxquelles on est exposé dans le dosage de ces divers acides. J'ai tout lieu de croire aussi qu'il se forme des élhers de ces acides organiques, cette éthérificalion étant favorisée par la présence de l'HCl libre. Quand on sature le contenu stomacal avec la solution titrée de soude et qu'on distille, on note fréquemment la présence de l'ammoniaque dans le liquide distillé. Enfin, à côté de l'AzIP, il y a fréquemment des ammoniaques composées. Par conséquent, l'expérience d'EMMERtmc se réalise, en partie au moins, dans les fermentations intra-stomacales.

Quant à la fermentation alcaline d'EscHERiCH, je ne connais aucim fait qui laisse supposer qu'elle puisse avoir lieu dans l'estomac.

anuu Les fermentations qui s'accomplissent aux dépens

d«« des matières grasses sont peu connues. On sait

resgrasMt ^y^^ji^g g^^j dédoublécs en glycérine et acides gras «t que la glycérine elle-même peut subir des dédoublements dont les termes sont encore obscurs. On sait aussi que ces fermentations peuvent s'accompagner de développement de gaz, d'acide carbonique, d'hydrogène et de formène.

Lies conditions qui influencent les fermentations. — Recherches eipéri mentales et cliniques. — Influence de l'acide chlorhydrique, de la pepsine, de la salive et de la bile.

Théoriquement et même expérimentalement, il est

Les eondltioiis , ?. , , , r

quiinfloenceiit aussi difiicile de séparcr les fermentations gazeuses et les fermeniauona. j^^ fermentations acidcs qu'il est malaisé d'attribuer un rôle spécial aux nombreux micro-organismes de l'estomac normal ou pathologique. Nous allons donc faire un pas de plus et rechercher

LES FERMENTATIONS GASTRIQUES 44î>

quelles sont les conditioDs qui influent sur les fermentations gastriques. Ces conditions peuvent être déterminées de deux façons, par rexpériraenlation et par la clinique.

Recherches L'cxpérimen tation n'a encore donné que des

expérimentales, ^ésultats souveut conlradictoircs, au milieu desquels

émergent quelques points sur lesquels semblent s'accorder la plupart

des auteurs. Je vais vous en donner quelques exemples et nous

essayerons ensuite d'en tirer une conclusion.

Les fermentations gazeuses sont les plus fréquentes de toutes. G. KôvESi les a trouvées dans 44,6 p. 100 des cas de maladies de l'estomac. La majorité des auteurs s'accorde pour les faire provenir de l'action des levures sur les aliments hydrocarbonés. Mais vous vous rappelez que H. Euret pense que les sarcines peuvent agir de la même façon, et que nombre d'expérimentateurs admettent qud tous les microbes de l'estomac sont capables de donner des gaz aux dépens de tous les aliments.

Pour 0. CoHN, KûHN, BouvERÊT, Zawadski, Knaus, Bial*, Kauff- MANN, etc., THCl du contenu gastrique atténuerait ou empêcherai^ suivant sa quantité, l'action des ferments stomacaux. Cohn, par exemple, dit qu'il suffit de traces d'IlCl libre pour empêcher la lermentation acétique et de 0,7 d'IICl pour empêcher la fermenialioD lactique.

Paschutin dit que le suc gastrique à son degré normal d'acidilé peut retarder la fermentation butyrique et même l'empêcher. Cette opinion est partagée par Bouveret. Knaus a vu une solution d*HGI h 0,2{) arrêter complètement la fermentation par la levure.

Hamburger*, KABREHL^ Lockart-Gillespie montrent combien il est difQcile d'appliquer ces résultats à la clinique, puisque la majeure partie de l'HGl du suc gastrique n'est pas libre et s'unit aux a!bumines, ce qui diminue beaucoup sa puissance antiseptique. Hoite- Seyler observe dès cas où la fermentation butyrique ne fut pas gèiié-} par une teneur notable du milieu en HCI, et il émet l'hypothèse qu& les divers microbes capables de produire cette fermentation possèdent des résistances dilTérentes vis-à-vis de cet acide.

Recherches Puîs la cliuique intervient. Mac-Naught, trouvant

cliniques. (,{^^2 un malade une fermentation butyrique en milieu

Page 1