‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitementChapitre 149 sur 177 · HrftsCHFELD. — Pjl'ùgefs Archiv, t. XLVII · texte numérisé non relu

HrftsCHFELD. — Pjl'ùgefs Archiv, t. XLVII

S, KûiiN. — Ueber Hefcgâhrung und Bildung brenabarer Gase im menschlichcn Magen^ ZeUschrill fur klinische Mediciriy t. XXi, 1895.

3. Sthacss. — Uebcr Magcngâhrungen und deren diagnostische Bedeulung. Zeitschrifi fur klinische Medicin, i. XXVI et XXVII.

4. ii. Ki'îvEsi. — Untersuchungen aus deni Gebieto der Magenpalhologie, Archiv. fur Vtrduuungi^hrankktiUny t. V, fasc. 2, p. 190,

rique; car j*ai eu maintes fois roccasion de conslater, en faisant des examens du chimisme stomacal, qu'il pouvait parfaitement se former en présence de grandes quantités dlICl libre.

^ ,^m La présence ou l'absence de THCI ne semble pas

sur la nature non plus avoir d'influcnce précise au sujet de la direc-

dM fermematioiis. ^.^^ ^^ ^^ j^ uaturc dcs fermentations. Les divers

modes de celles-ci peuvent se produire simultanément.

EwALD et RuppsTEiN out VU chez un malade alterner soit les fermentations alcoolique et acétique, soit la fermentation butyrique avec production de H et de C0^ Comme ils le disent pittoresquemcut : € Tantôt la fabrique de vinaigre, tantôt l'usine à gaz étaient en activité. >

Yauthey, dans ses intéressantes expériences, a noté un dégagement gazeux d'H avec les acides acétique et butyrique et, dans deux cas de cancer de Testomac, une abondante production de gaz accompagnait un mélange d'acide butyrique, d'acide acétique et d'alcool.

Devant tant d'incertitudes, le dernier mot reste à la clinique, et voici les résultats que m'ont donnés les analyses faites dans notre laboratoire avec l'aide de Bournigault :

Pourcentage Hypersihéuie Hyposthénie

de la gastrique gastrique

pi'ésence avec avec

des hyperchlorhydrie hypocblorhydrie

acides suivants . (Ujwu u m mijMi) (i«jaM i« m auijm)

Acide lactique 40 Vo 80 Vo

— acétique 22,5Vo 5 Vo

— butyrique 16 Vo 25 Vo

Par conséquent, l'HGl en excès n*empêche pas les fermentations dans l'estomac, mais l'absence d'HCl constitue néanmoins un milieu plus favorable pour celles-ci dans la majorité des cas.

L'absence d'HCl est aussi un milieu plus favorable pour l'association des fermentations lactique et butyrique ou pour leur développe* ment individuel. Au contraire, la fermentation acétique est beaucoup plus rare en l'absence d'HCl.

D'autre part, la fermentation acétique est beaucoup plus fréquente quand l'HCl est en excès.

Ces conclusions qui sont le résumé d'un nombre considérable d'analyses démontrent bien qu'aucune règle absolue ne saurait régii les fermentations gastriques et expliquent encore les divergences qui séparent les expérimentateurs.

us LES DYSPEPSIES

Luifiumoe On s*est demandé aussi si la pepsine pouvait

d« la pepsint. exercftr une influence sur les ferraenlalions stomacales. MiNKOWSKi remarque qu'un suc gastrique chauffé, ce qui tue la pepsine, laisse pulluler les bactéries, quoique sa teneur en IlCl n'ait pas changé. M"* Schipiloff* dit que la pepsine annihile les ferments solubles des bactéries. De Backer' soutient que la pepsine détruit les ferments figurés et les empêche ainsi de donner naissance à des toxines. Valmyre ^ conclut de ses expériences que tous les éléments du suc gastrique, y compris la pepsine, concourent à son pouvoir germicide. A. Mills* affirme que l'action bactéricide du suc gat^lrique augmente avec la présence de la pepsine.

Par contre, Cohn* émet une opinionmixte. Dans les digestions artificielles, la pepsine seule sert d'aliment aux ferments et favorise leur action. Dans l'estomac, elle tue les ferments figurés.

Alors Straus et Wurtz disent que la présence de la pepsine n'ajoute rien au pouvoir bactéricide du suc gastrique, qu'une solution dilCI de lamèmc acidité que celui-ci a sur les microbes une action aussi destriiclive. Macfadyen arrive aux mêmes résultats.

Eiifirj, L. Aldor^ croit pouvoir décider que la pepsine n'empêche pas les fermentations bactériennes et n'influence que faiblement les autres.

Vous concevez combien il est difficile de prendre parti en présence de conclusions aussi discordantes. Gliniquement, l'influence favorable de la pepsine sur les fermentations anormales ne me semble pas niable.

Liafiuenoe Lcs mêmcs inccrtitudes existcut pour l'actiou de

Bâuve e?dtt mucus 1 21 salivc malgré Ics affirmations de Dallemagne' et

stomacal. Jq MlLLS.

Quant au mucus stomacal, Wissel* pense qu'il enrobe les ferments et diminue ainsi leur activité. Ewald admet qu'il peut protcgei' les aliments contre les microbes; mais, comme il protège aussi ces mêmes aliments contre l'action digestive du suc gastrique et qu'étant alcalin il tend à saturer THCl, son effet ne peut guère être que défavorable.

L SctitPiLOFF. — Archivet des sciences physiques et naturelles de Genève, 1889. i. Di; Hacker. — Les fermenls thérapeutiques, 1896.

3, Valmyre. — Du rdic antiseptique du milieu stomacal, Thèse de Bordeaux, 1895.

4, A. MILLS. — Action de la salive et du suc gastrique sur les bactéries, Annales des sciences médicales et naturelles de Bruxelles, n'' 3, 1896.

5, CoaN. — Z^itschrift fur physiologische Chemie, 1889.

(ï. L, Aldor.— Besitzt dns Pepsin eine antizymotische Kraft gegenuber den G&hrungen des M Ji;cna? Berliner klinische Wochenschrift, n" 29 et 30, 1898.

7. I>ALLEMAGNE. — ArclUves de médecine expérimentale, mars 1895.

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