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tion les produits aux dépens desquels celui-ci fabrique les acides gras elTacide carbonique. Â la thérapeutique antiseptique qui n'a eu cliniquement que des déboires, c'est opposer la thérapeutique alimentaire.
Dans notre prochaine Leçon, nous reprendrons la question par son côté clinique, et nous essayerons de distinguer au lit des malades les Termentaiions secondaires des fermentations primitives.
Le mèMidtBe U uous resterait à développer aujourd'hui l'étude
lactton îlithogène dcs moycus à l'aide desquels les fermentations réalisent
des lennentatioM. içu|. rftie pathogéuiquc. Ccs moycus sont au nombre
de trois, dont nous avons à déterminer l'importance respective, à
savoir: l'irritation directe, l'irritation réQexe et l'intoxication.
Les irritations directeset réflexes ne sauraient
Las irrltatlOBS
«iiractas faire aucun doute. Et sans en chercher des preuves
et réflexe», expérimentales plus ou moins contestables, Tirrilalion
directe n'est-elle pas démontrée par le pyrosis et les crises gastriques
des acides de fermentation, et l'irritation réflexe par le spasme pylo-
rique que provoquent ces mêmes acides.
Quant aux intoxications, elles sont plus discu-
LlntozloaUen ' '^
par les tozinet tahlcs. Nous uc reprendrons pas en détail cette ques- "*'"'^'' tion que nous avons déjà traitée dans notre XI* Leçon à laquelle je vous renvoie, et nous n'ajouterons que quelques mots aux arguments fournis à ce moment.
Établissons d'abord une distinction entre les fermentations des hydrocarbonés et des albuminoïdes. Les premières engendrent essentiellement des principes acides et gazeux qui sont irritants et, s'il y a lieu de discuter la formation de toxines, celles-ci reconnaîtraient presque exclusivement comme origine la fermentation des albuminoïdes. On a voulu tout mettre sur le compte de ces toxines, depuis les troubles nerveux des dyspeptiques jusqu'aux altérations matérielles du foie et des reins et jusqu'aux troubles de la nutrition. Mâc- Caskey* est allé jusqu'à considérer les accès de dyspnée survenus chez un individu atteint de gastrite chronique comme l'expression d'une intoxication par le bacille pyocyanique qu'il trouve dans l'estomac, et il donne comme preuve péremptoire que les accidents disparaissent par le lavage de l'estomac.
Mais une réaction s'est produite, et l'on ne s'accorde plus à attri-
1. Mac-Caskby. — Âuto-intoxication, New-York médical journal, 22 oct. 1S98.
im LES DYSPEPSIES
buer aux toxines que la lélanie, le vertige, Tépilepsie, le coma dyspepiiqii-î et certaines gastro-entérites à allures aiguës que l'on a été Leolé d'assimiler aux accidents causés par le botulisme.
u tétanie ^^^ ^^ ^^ ^"' concemc la tétanie, la question de
sa nature toxique n'est pas même résolue. En dehors des faits cités dans notre XI* leçon, voici que dans un cas de Jur- GENSE]N^ celui-ci pense que Tempoisonnement était bien plutôt d'origitij rénale que d'origine gastrique. Pour lui, l'apparence morbide élaiL celle de l'urémie, et il cherche la source de l'intoxication dans une rétention des matériaux urinaires. KuGKEIN^ tout en admettant aussi l'origine gastrique et toxique de la tétanie, ne s'accorde pas avec lîouvERET etDEVic qui font de l'HCl dans le contenu stomacal un éltmient indispensable à la production du poison. Gumprecht^ injecte ides animaux des liquides recueillis dans l'estomac d'un individu atteint de tétanie, et ni ces liquides, ni leur extrait alcoolique ne provoquent aucun symptôme toxique. Je ne nie pas la théorie toxique; Je la crois même défendable, au moins en ce qui concerne la tétanie et le coma dyspeptique ; mais elle est loin d'être irréfutablement démontrée.
, ^ , Quant aux accidents du botulisme, ils ne pré-
sentent aucune analogie avec les symptômes même les plus graves des fermentations gastriques. Ils tiennent de l'intoxication, mais surtout de l'infection. Ils sont dus, suivant les épidémies, à des espèces du genre proteus et à des coli-bacilles (Gartner*, Johne, E. Lévy, DROuiNEAuSG.WESENBERG^),aux staphylocoqucs et aux colibacilles (Denys^ Durham®) et au bacillus botulicus découvert par Van EuMANGEM® et retrouvé par Herman*® dans l'épidémie de Sirault.
,.,,,, De même, j'ai pu observer les accidents dus à
Tauto-intoxication par l'acétone et l'acide oxybuty-
i. JÛBCfiNSEM. — Tod unter schweren Hirnerscheinungen bei hochgradiger Erweilening (Il fl Magens, Deutsches Archiv fur klinische Medicin, t. IX, fasc. 4 et 5, 1898.
i. KucKEiN. — Kio Fall von latentes Tétanie bei hochgradiger Ërweiterung des Mageiis in Kolgo carcinomatôser Pylorussteoose, Berliner klinische Wochenschrifty n» i5, 1898.
X GuMpRECHT. — Magentetanie und Auto-intoxication, Centralblatt fur innere Mt" dkin. II* fi. 18U7.
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