G. \Vesenberg. — Zeitschrift fur Hygiène, p
7. Uehvs. — ÈiuUeiin de l'Académie de médecine de Belgique^ 1894. 8^ UuHfiAM. — Brttish médical journal t p 1197, 1898.
9. Vaj< Ekmancem. — Zeitschrift fur Hygiène, 1897. 10. UiiïHlN. — Archives de médecine expérimentale ^ p. 445, juillet 1899.
LES FERMENTATIONS GASTRIQUES m
ri que p. D'abord, ces accidents sont extrêmement rares. Il n'en est venu que deux cas à mon observation chez des enfants de sepl à onze ans. Vergely en cite une vingtaine de cas, toujours chez des enfanls. Mais, dans toutes ces observations, les accidents avaient un caractère aigu très manifeste. Dans mes deux cas, le premier diagnostic porté fut celui de gastro-entérite aiguë.
Lesrésotuits L'expérimentatiou , elle-même, ne nous apprend
de pas grand'chose de positif. Ainsi nous savons, par les
lezp rimentatton. p^çj^gp^jj^g j^ j Wurj^ et Leudet, quc le bacille
lactique inoculé dans le sang, le péritoine, la plèvre, sous la peau, ou ingéré par la voie stomacale, tue les lapins et les cobayes au bout d'un temps variant entre douze heures et quelques jours, suivant la dose employée.
A l'autopsie, l'estomac est très dilaté; il renferme des gaz tels que l'hydrogène et l'acide carbonique. La muqueuse est le siège do. petites hémorrhagies disséminées, à côté desquelles il existe souvent de la gastrite aiguë avec desquamation épithéliale et rougeur vive. L'intestin grêle est dilaté, surtout dans sa portion terminale : &es parois sont rouges et piquetées dépeints hémorrhagiques. D'ailleurs, dans les cas les plus rapidements mortels, on constate pendant la vie une diarrhée sanguinolente. Les urines sont toujours albumineuses.
Toutes ces lésions peuvent être reproduites à l'aide de cultures pures, privées de leurs micro-organismes par la filtration ou remUies stériles par l'exposition à 60" pendant une heure et demie. Avec une dose de culture stérilisée de â centimètres cubes, la mort survient entre trois et six jours. Tous les organes sont le siège d'une congestion intensive. Dans les reins, les capillaires sanguins sont très distendus et les glomérules en état de véritable apoplexie.
Il y a donc, dans la culture du bacille lactique, une toxine dont la présence paraît dépendre des matières albuminoïdes du bouillon peptonisé employé par Wurtz et Leudet. Cette toxine n'a point encore été isolée et ses caractères chimiques sont inconnus.
Quand le bacille laclique est cultivé dans une solution de ï^lycose, de lactose ou de glycérine, le bouillon devient rapidement acide. Si on le cultive dans une solution depeptone, la culture prend une réaction alcaline et contient, outre de l'ammoniaque, une toxine énergique et des matières odorantes, dont l'odeur rappelle celle du scatol etdel'indol.
Si intéressantes que soient ces expériences que j'ai tenu à vous citer en détail, elles nous apprennent peu de chose sur l'action pathogène des fermentations gastriques; car, si la toxine de Wurtz et
Leudet se produisait dans Testomac humain, le contenu gastrique des dyspeptiques par fermentation serait toxique, et il ne Test pas, ou il ne l'est qu'exceptionnellement.
D'ailleurs, je suis convaincu que c'est suitout dans le gros intestin que se passent les processus de fermentation microbienne qui donnent naissance aux acides oxy-aromatiques, à l'hydrogène et à rhydrogène prolocarboné, à Thydrogène sulfuré, à rindol,au phénol, au scalol. Celte opinion, que j'ai défendue dans mes Leçons de 1889-90, vient d'êlre confirmée par les recherches de âdolf Sghmidt^ qui, chez une malade à qui Ton avait pratiqué un anus contre nalure à la fm de Tintestin grêle, n'a trouvé dans les matières qui s'écoulaient par cet anus que des traces des produits précédents.
On conçoit l'extrême importance thérapeutique de cette notion qui est un argument nouveau à opposer à Tanlisepsie intestinale exercée par la voie buccale, quand il est si facile d'atteindre directement les fermentations morbides par la voie rectale, sans préjudice pour les fonctions de l'estomac et de l'intestin grêle.
Donc le rôle pathogène des fermentations gastriques s'exerce par Taclion irritalive directe des microbes et des produits de la fermentation sur les muqueuses gastrique et intestinale ; par l'action irritative indirecte ou réflexe causée sur le système nerveux et sur les autres appareils comme le foie, par exemple; probablement aussi, dans une plus rare mesure, parles toxines qui, dans quelques circonstances encore mal connues, peuvent être engendrées dans les fermentations des matières albuminoïdes. A propos de cette dernière condition, remarquez qu'elle semble devoir être plutôt génératrice d'accidents aigus que de processus chroniques.
1. ÂDOLP SCHMIDT.— BeobachtuDgcn uber die Zusammensetzuog des Fistelkctbei einer Patientin mit Anus praeternaturaiis am Ende des lleums, Archiv fUr die Yerdauungê' krankheiten, t. IV, fasc. 2, 1898.