L'EXTRACTION DU REPAS D'ÉPREUVE
ont relaie les accidents que pouvait causer l'emploi de cet appareil- On lui substitua les sondes molles (Ewald el Oser) dont on corrigt^ail à l'aide d'un mandrin le défaut de résislance. On employa plus l^ird le tube-siphon muni d'un aspirateur Potain, ce qui ramenait, en les atténuant, aux inconvénients de la pompe de Kûssmaul. Aujourd hiii on se sert communément du tube Faucher ou du tube de Debove en caoutchouc rouge un peu rigide, muni de la poire en caoutchouc adaptée par Frémont, qui permet d'aspirer, sans danger pour l'estomac, une quantité suffisante de suc gastrique, et h l'aide duquel l'extraclion est rendue certainement plus facile.
Pour introduire la sonde, on fait asseoir le malade sur une chaise ; on lui recommande de pencher la tète en arrière et, au besoin, on prie un aide de maintenir la tête dans cette position. Une alèze est jetée sur les genoux et une serviette épinglée sur le devant de la poitrine pour éviter que les vêtements du malade ne soient maculés par les vomissements ou par l'écoulement de la salive. Puis on introduit dans la bouche la sonde préalablement trempée dans l'eau distillée. L'opérateur, placé bien en face du malade, met dans la bouche de celui-ci l'index gauche qui déprime la base de la langue, protège les voies aériennes et sert de guide à la sonde que l'on pousse de la main droite. Quand la sonde rencontre le pharynx, il se produit aussitôt des contractions et des accès de toux, ordinairement passagers; on pousse légèrement en suivant la paroi pharyngée postérieure jusqu'à l'entrée de l'œsophage, et l'on recommande alors au patient défaire des mouvements de déglutition , . ^
pendant lesquels on pousse doucement la sonde, qui pénétre facilement et comme d'elle-même jusque dans l'eslonmc. Toute celte manœuvre doit être accomplie avec la plus extrême douceur; sous aucun prétexte, on ne doit brusquer l'entrée de la sonde, surtout quand celle-ci est engagée déjà dans l'œsophage : en cas d'arrêt, il faut d'abord attendre, laisser reposer le patient pendaut qnelques secondes, puis pousser doucement, après avoir retiré la sonde d'un ou deux centimètres.
Quand la sonde est arrivée dans l'estomac, on voit quelquefois i liquide stomacal refluer tout d'un coup, après avoir été précédé par une émission plus ou moins abondante de gaz. Si le liquide ne renne pas spontanément, on recommande au malade de se pencher en avant et de faire quelques efforts de vomissement, ou de tousser, pem\iini que l'opérateur placé derrière lui exerce sur la région stomacale des
pressions répétées. Cette méthode dite d'expression est d'un usage courant en Allemagne; elle réussit le plus souvent,mais il est bien des cas où elle ne parvient pas à extraire une quantité de suc gastrique suffisante pour Texamen. Dans ce cas, on a conseillé d'amorcer la sonde avec une petite quantité d'eau et d'abaisser son extrémité libre an moment où elle est pleine de liquide, de façon à faire siphon. Ce procédé n'est pas recommandable, car il dilue le suc gastrique dans des proportions parfois difficiles à apprécier et ne permet pas d'effectuer des comparaisons avec d'autres analyses pratiquées sur du suc gastrique pur. Il vaut mieux, en cas de difficulté, utiliser la poire aspiratrice en caoutchouc avec laquelle on obtient toujours une quantité de liquide suffisante pour un examen sommaire.
LM accidenta L'cxtractiou du coutcnu de l'estomac peut ôtre
de rextraction. ^^^ jy^ difficile par plusieurs accidents auquels vous devez savoir remédier.
1° Le malade avale une salive sécrétée en abondance qui modifie le suc gashique. — Le meilleur moyen d'empêcher cet inconvénient eel de faire pencher la tête en avant dès que la sonde est introduite, afin que la salive s'écoule par les commissures labiales et ne soit pas déglutie.
2* L'hyperesthésie pharyngienne est souvent telle que les malades repoussent la sonde avec de violents eflforls qui vont jusqu'à l'accès de suffocation. — Dans ces cas, ne pas insister trop longtemps, mais faire un badigeonnage du fond de la gorge avec une solution concentrée de bromure de potassium légèrement cocaïnée^ ou administrer 2 grammes de ftrowiure pendant les heures qui précéderont l'extraction du repas d'épreuve.
3" Il arrive que, au moment où le tube franchit le pharynx, le réflexo nauséeux est mis enjeu; alors l'œsophage se contracte et le tube esL rejeléau dehors. — Mais il est rare qu'en insistant on ne provoque pas un vomissement spontané dont il faut être prêt à recueillir les produits.
4** Dans des casf exceptionnels, le tube peut pénétrer dans le larynx et causer des accès de suffocation violenls avec cyanose et menaces d'asphyxie. — Cet accident ne se produira pas si l'on emploie un tube d'un calibre suffisamment gros, car il ne paraît avoir été déterminé jusqu'ici que par des tubes d'un faible calibre. Pour l'éviter sûrement, il suffit de faire souffler le .malade au moment où la sonde franchit
5** L'enroulement de la sonde dans Tarrière-gorge est plus fiéquenl. Le tube bute sur la base de la langue, se replie et