‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitementChapitre 162 sur 177 · CoMBY. — Médecine moderne · texte numérisé non relu

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des enfants sevrés depuis peu de temps et souvent méipe chez des sujets plus âgés qui partagent la table de leurs parents et mangent de tout, en mâchant évidemment fort mal leurs aliments. L'accès a lieu le soir, quelques heures après le repas, et cause de l'insomnie avec agitation et sueurs. Comme on a vu les accès se reproduire tous les mois ou toutes les semaines, à des intervalles relativement réguliers, durer plusieurs jours, avec des températures oscillant de 88 à 40% on a cm, dans quelques cas, à de Timpaludisnie et Ton a donné des préparations de quinine^ quand il eût suffî d'instituer le régime et le traitement des dyspepsies de fermentation pour avoir rapidement raison de ces accidents.

Ces complications fébriles sont, en effet, toujours bénignes quand on sait les reconnaître et les traiter à temps. Elles correspondent à une partie des cas rangés autrefois sous le vocable, aujourd'hui démodé, d'embarras gastrique fébrile.

Comme je vous le disais tout à l'heure, il faut envisager surtout les erreurs de diagnostic qu'elles provoquent si fréquemment* Ainsi je les ai vu confondre avec la grippe, la fièvre typhoïde à son début, la fièvre intermittente, la fièvre hystérique, la phtisie commençante, etc.

L'une des erreurs les plus habituelles est celle qui consiste à les confondre avec la chlorose fébrile. L'une de nos malades présentait tous les signes de la chloro-anémie ; elle avait, en outre, un léger œdème des membres intérieurs. Le diagnostic de clilorose fébrile fut porté, en raison des légères élévations de température qui se produisaient à la fin de la journée et au milieu de la nuit, et l'on fit un traitement en conséquence. Mais le fer et les toniques usuels ne firent qu'exaspérer les symptômes et l'on dut bientôt y renoncer. V arsenic n'eut pas plus de succès et, quand cette jeune malade entra dans nos salles, son état ne laissait pas que d'être inquiétant. Quand nous nous fûmes assurés qu'elle avait une dyspepsie par fermentation, que les accès fébriles avaient lieu régulièrement cinq à six heures après le repas et coïncidaient presque toujours avec une crise gastrique franche ou larvée, nous instituâmes aussitôt le traitement convenable qui remit assez rapidement toutes choses en bon ordre.

Le diMnoBUo ^^ dyspepsic par fermentation est facile à diagnos-

tiquer de par les signes cliniques énumérés tout à l'heure. S'il y a doute, l'examen du chimisme stomacal après repas d'épreuve ou des vomissements lèvera bien vile tous les doutes. Il n'est pas malaisé non plus de savoir si les fermentations sont pures ou si elles sont associées à une dyspepsie hyper ou hyposllié-

nique. On y arrive soit en reconnaissant leur superposition symptomatique à celle des deux autres formes de dyspepsie, soit, en cas de iloute, parTexamen du chimisme stomacal. Mais ce qui est d'une difficulté souvent insurmontable, c'est de savoir si les fermentations ont été cause ou complication de la dyspepsie qui leur est associée.

L« dis ostis ^^^^ ^^^^' ^^ utilisera les anamnestiques, la chro-

dci termanLatiDiis uologic dcs accidcuts ct surtout la mise en œuvre du

prtmiuire» régime ; car il n'est pas rare de voir, dans des cas de fermentalions coïncidant avec de l'hyperchlorhydrie, la simple suppression des féculents et des autres hydrates de carbone produire presque aussitôt une amélioration sensible, non seulement des symptômes gastriques, mais aussi des troubles du chimisme stomacal que l'on était porté à considérer comme primitifs.

Cependant les choses s'enchevêtrent parfois d'une inextricable manière. Mais voici une succession pathologique qu'il m'a été donné d'observer et qui rend compte, à la fois, de la possibilité d'arriver à un diagnostic, en étudiant de très près l'évolution d'un des cas dont nous nous occupons, et des différences qui peuvent se produire, d^iMSie mèine cas, entre les diagnostics de médecins compétents. Dans la dyspepsie hypersthénique, quand il y a des fermentations, cellesci sont, surtout à leur début, caractérisées par le développement de gaz. Au contraire, quand la dyspepsie est, d'emblée, de la forme fermenlalive acide, elle provoque fréquemment, comme nous venons de le voir, de l'hyperchlorhydrie secondaire; puis, quand celle-ci est constituée, elle se complique secondairement d'autres fermentations où le type gazeux domine.

Voilà donc trois étapes évolutives, auxquelles correspondent des cbimisRies différents qui, si on les envisage isolément, ne laisseront pas que de donner lieu à des erreurs d'interprétation et surtout de traitement. Ainsi l'on tend à s'attaquer à l'hyperchlorhydrie qui parait être la dyspepsie essentielle, quand au contraire, l'arrêt des fermentations, c'est-à-dire sim[ilement de la mauvaise cuisine qui se fait dans Testomac, améliorera plus ou moins vite les troubles dus aux réactions exercées par cette cuisine anormale sur les parois de rorgane. En somme, en fait de diagnostic de ce genre, la première indication est celle fournie par l'évolution des symptômes, mais le dernier mot reste au traitement.

Lo dugnosuo Vous uc coufondrcz pas les fermentations gastriques

difwrenttei. ^^^^ ]gg éructatious hystériqucs. Celles-ci sont

engeiiJrces par l'involontaire déglutition d'air atmosphérique que

rejette ensuite un spasme de la tunique musculaire de Testomac. Dans le lympanismc hystérique, l'air dégluti n'est pas expulsé par suite du relâchement de la tunique musculaire. Les accès d'éructation apparaissent à tout moment, sont indépendants des repas S surviennent, soit spontanément, soit sous l'influence des causes les plus variables (émotion, colère, peur, ingestion de liquide, pression du doigt sur des points variables de la peau, elc), cessent brusquement, ne sont pas douloureux par eux-mêmes et ne s'accompagnent d'aucun symptôme pénible. Les gaz éructes sont insipides et inodores; ils conliennent de l'oxygène, de l'azote et une quantité d'acide carbonique variable suivant la durée du séjour de l'air dans l'estomac. Deux analyses faites par Sadrazès et Rivière chez un malade de Pitres ont donné les chitTres consignés dans le tableau ci-dessous.

Tableau XXXVIIL — Composition des gaz dans les éructations hystériques.

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