DÉSIGNATION DES GAZ
Oxygène
Acide carbonique
Azote
Vapeur d'eaa.. ..
Hydrogène ,
GAZ
provenant
des émet liions
de Lucien D...
GAZ
expirés
par
Lucien D..
GAZ
de Testomac
d*un
supplicié,
d'après
Chevreul
cent, cubes.
cent cubes.
cent, cubes.
L'état général demeure bon. On ne constate aucun des symptômes gastriques ou irradiés des fermentations.
Le diagnoatio Vous VOUS rappelez que Tune des conditions essen-
dMoaosea jj^ii^g jgg fermentations est la stase gastrique. Le
la ataaa gastrique, f^jj même de la fermentation indiquera donc aussitôt,
dans la plupart des cas, l'existence d'une stase gastrique, dont vous
1. Voyez parmi les récents travaux sur ce sujet : Déni AU, De rhvstérie gastrique. Thèse de Paris, 1883. — Gilles de la Tourette, Tiailé de l'hysléric, 1895. — Pitrks, Des éructations hysiériquos, Progrès médical, 1885. — R. Verhoecen, Los troubles digestifs des hystériques, Annales des silences médlales et naturellefs de UruxHleSy n<* I et 2, 1896. — P. Vauthey, Gaz de l'estomac à Tétai normal et palliclogiqiie, Thès'. de Lyon, 1896.
devrez vous ttppliquer à rechercher la cause. Celle-ci réside, en premier lieu, soil dans une sténose pylorique ou sous-pylorique, soit dans un relâchement de la tnnique musculaire de Testomac. La sténose pylorique est due le plus souvent à un spasme d'origine hyperchlorhydrique. Ce spasme peut devenir une contracture permanente.
Sur un second plan, comme fréquence, placez les sténoses produites par Tirritation d'une petite ulcération locale, puis les sténoses provoquées par les cicatrices soit decettepetiteuleération,soit d'un ancien ulcère de l'antre prépylorique, soit plus rarement d'une gastrite toxique antérieure* Sur un troisième plan, viennent les sténoses cancéreuses. Puis, en quatrième lieu, les sténoses par compression, ce qui est le cas pour la plupart des sous-pyloriques. Ces compressions sont produites par des brides péritonéales (Doyen) et des adhérences hépatiques ou intestinales, des calculs biliaires, des tumeurs ganglionnaires, hépatiques, pancréatiques, anévrysmatiques. BouvERET, Clozier, Chapotot pensent que la gastroptose peut modifier les rapports de l'estomac et du duodénum de façon *qu'il se forme, au niveau du pylore, une coudure qui ferait l'office d'un obstacle mécanique.
Enfin, en cinquième lieu, elle peut être causée par un arrêt de développement congénilal de cet orifice (Landerer), par une hypertrophie de l'anneau musculaire du pylore (Lebert, Nauwerk), par des lésions tuberculeuses ou syphilitiques, des fibro-myômes (Cornil), des adénomes (Chiari), des corps étrangers. Sauf en ce qui concerne l'ulcération, toutes ces sténoses sont d'une extrême rareté et constituent des trouvailles d'autopsie. L'induration scléreuse du pylore (linite plastique de Brinton, maladie fibroïde du pylore de Habersohn, sclérose hypertrophique sons-muqueuse avec rétro-périlonite calleuse de Hanot et Gombault) rentre un peu dans la même catégorie*.
Le relâchement de la tunique musculaire de l'estomac, sans qu'il y ait pour cela dilatation, au sens précis du mot, existe dai^s un grand nombre de cas de dyspepsie hyposthénique et dans certains états morbides généraux qui retentissent profondément sur la nutrition, comme les anémies, la chlorose, la tuberculose, les longues convalescences. L'ulcère, le cancer, la sclérose sous-muqueuse hypertrophique peuvent intéresser directement la musculature gastrique ou l'annihiler fonctionnellement. Enfin citons les cas exceptionnels comme celui de Duplay père qui vit des adhérences immobiliser l'estomac et produire la stase.
1. Tous ces cas rares sont rapportés par G arrêt, T]iiit de Lyon, 1892.