Jaworski. — Deutsche med. Wochenschrift^ n
3. Gilbert et Dominici. — Comptes rendus de la So:iétè de biologie, 7 juillet 189-1.
4. L. Modiano. — Recherches sur raction du hicarbonale de soude et de l'acide lactique sur le chimisme stomacal, Thésée de Pavis^ 1894.
L^antisepsie stomacale directe. — Son inutilité et ses inconvénients. Les doses fortes et les doses faibles.
La méthode antiseptique directe, si vantée
to*^M^^8 i^^^^y est bien déchue aujourd'hui; car, fondée sur des
à haute dose, vucs purcmenl théoriques, elle ne devait pas résister
aux résultats de l'observation. Et ce que la clinique avait prouvé
aux praticiens, Texpérimeniation le démontre maintenant.
Le naphloly le benzonaphtol^ le saloly le salicylale de bismuth^ le phénol à 1 p. 100 n'empêchent pas le coli-bacille de pousser dans les tubes de culture. Us n'entravent ni la fermentation du sucre, ni la formation de l'indol (Grimbert). Albu a monlré que le benzonaphlol et la naphtaline diminuent à peine l'H'S des «matières fécales. Ehret assure que les antiseptiques n'agissent même pas sur les sarcines. R. Riegner* range parmi les bons antiseptiques de l'estomac: le salicylale de soude à 1/8 p. 1000, le thyinol à 1/2 p. 1000, quand Vichthyol n'agirait qu'à 1 p. 100. En ce qui concerne l'intestin, le salicylale de bisimUh^ le menllwly le naphtol arrêteraient les fermentations à 1 p. 100 et les reiarderaient seulement à 1/2 p. 100. Le benzonaphlol n'agirait que dans les mêmes proportions, Talma n'a retiré aucun avantage de Vacide salicylique et du salicylale de bismuth, Kûun conclut que, la solubilité du médicament étant la condition essentielle de son action, le salol et le benzonaphlol sont inutiles. Des expériences que j'ai faites de Veau chloi'ée ont montré qu'à dose thérapeutique elle n'arrêlait pas la formation d'acide lactique, mais qu'elle diminuait la peptonisation.
Il est inutile d'étendre ces citations dont il résulte que, pour pratiquer une antisepsie stomacale réelle, il faudrait employer de telles doses médicamenteuses que la fonction peptique en serait entravée, sans compter que la plupart des praticiens s'accordent aujourd'hui sur l'action irritante que les antiseptiques, le naphtol en particulier, exercent sur la muqueuse stomacale, surtout chez les hypersthéniques dont ils exaspèrent les souffrances. Vous verrez souvent reproduite la formule ci-après :
1. R. RiF.GNER. — Ucber die Wirksamkcit einiger Magen und Darmantiseplica, Inaug. Dissertation^ Berlin, 1898.
y Naphtol p , \
Salicylate de bismuth • > ààâ 10 grammes
Magnésie )
Divisez en 30 cachets. En prendre 2 à 4 et plus par jour suif ant les indications*
Dans cette formule, la dose moyenne de 4 cachets correspond & rénorme dose de 1«',32 de naphtol p qu'aucun estomac dyspeptique ne tolérera longtemps sans dommage.
Las inoonvéniratt Puisquc Ics doses fortcs d'antiscptiqucs présentent dM doses faibles, l'ineouvénient d'être antipepliques et irritantes, ne peut-on tourner la difQculté par l'emploi de doses faibles ? Mais on se heurte aussi tôt à un fait important, à savoir que non seulement les doses non nocives pour l'estomac ne jouissent d'aucun pouvoir antiseptique^ mais qu'elles ont même pour effet d'accélérer quelquefois les fermentations. Ce fait qui avait été entrevu par Spallanzani a été vérifié depuis par beaucoup d'auteurs et pour beaucoup de substances.
PoPOFF* a remarqué que de petites quantités de strychnine accéléraient la fermentation productrice du gaz des marais. Flegk montre que de faibles proportions d'août sa^tc^h'^ue ou phénique stimulent la fermentation alcoolique. Ch, Richet' observe que le chlorure de lithium, doué de propriétés toxiques vis-à-vis dû ferment lactique, est capable à très petite dose de stimuler cette fermentation. Djanin' constate que la fermentation alcoolique est améliorée par de minimes doses de trichlorophénol. Thunas* fait la même remarque à propos du bromhydrate de quinine, Hoffmann au sujet de Yacide formique et GoTTBRECHT à propos du tartrate de thalline. Schultz^ arrive aux mêmes résultats en expérimentant avec de très petites doses de salicylate de soude, de bichlorure de mercure^ d'acide formique, de brome et d'iode.
Biernacki ^ reprit toute la question dans un travail d'ensemble richement documenté et détermina, pour le bichlorure de mercure^ le permanganate de potasse, le sulfate de cuivre, Y acide salicylique, la quinine, Yacide phénique, Vacide sulfurique, le brome, le thymol, Vacide benzoïque, la résorcine, le pyrogallol, Vacide borique et