‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitementChapitre 23 sur 177 · LEUR VALEUR CLINIQUE ET THERAPEUTIQUE · texte numérisé non relu

LEUR VALEUR CLINIQUE ET THERAPEUTIQUE

La pepsine. — L'épreuve de la dig^esiion artificielle. — Ses causes d'erreur.

— Le procédé de Mette. — La préparation des tubes. — Le rapport de Borissow. — Les modifications d'Albert Robin et Bournigault.

— La pepsine dans les sucs dépourvus d'HGl. — Influences de Tacidité, de la dilution, du milieu.

Le SUC gastrique renferme deux ferments : la pepsine et le laby dont les variations sont importantes à connaître el sont trop négligées ; car, quoi qu'on en ait dit, THCl libre et i'HCl combiné ne représentent pas à eux seuls l'activité digestive de reslomac. Nous verrons plus tard qu'on a relégué à tort la pepsine sur un plan trop lointain et que son rôle digestifn'est pas aussi secondaire qu'on le répète aujourd'hui. Le suc gastrique est un tout qui ne peut être dissocié. Si THGl commence la digestion, la pepsine la contin ue et la termine, et l'on ne peut juger de l'activité digestive du suc gastrique en omettant cet élément essentiel.

L'épreuve L'épreuvo dc la digestion artificielle vient

de la digestion douc corroborcr les recherches chimiques aui pré-

artlfidelle. i i t\ <» • » Urs.

cèdent. Pour faire celte épreuve, on mesure 20 centimètres cubes du liquide gastrique ; on y ajoute deux petits cubes de

m LES PROCÉDÉS D'EXPLORATION DE L'ESTOMAC

5 centigrammes d'albumine d'œuf coagulée. Ces cubes sont préparés d'avance, conservés dans la glycérine et lavés à Teau distillée avant d'èlre employés. On les suspend par un fil dans le tube qui renferme le liquide gastrique et Ton place le tout dans Tétuvè à la température de 38%5. Le blanc d*œuf, d'abord opaque, devient peu à peu translucide, puis se désagrège et finit par se dissoudre. La dissolution terminée, le liquide ne doit pas perdre sa limpidité.

D'après Jaworski, il faut environ trois heures pour obtenir ce résultat avec un liquide gastrique normal.

Mais, comme la digestion dépend aussi de la quantité d'HCl, il est bon, comme le conseille Bouveret, de préparer trois digestions artificielles dans trois tubes avec une même quantité d'albumine. Dans le premier tube, on met ^ centimètres cubes de liquide gastrique; dans le deuxième, le même liquide avec une éga e quantité d'HCl à 2 p. 1000; dans le troisième, le même liquide avecO"',10 de pepsine. Supposons que le premier tube digère aussi vite que les deus autres: cela veut dire que le liquide stomacal contient une quantité suffisante d'HCl et de pepsine. Si la digestion est plus rapide dans le deuxième tube, c'est que THCl est en quantité insuffisante. Si, enfin, la digestion se fait plus rapidement dans le troisième tube, la pepsine est en détaut.

Quand le liquide gastrique ne contient pas d'HCl, on supprime le premier tube, et l'on ne fait que les deux autres opérations, en ajoutant de l'IICl dans les deux tubes et de la pepsine dans le second seulement. Si le second tube digère plus vite que le premier, c'est que la pepsine est insuffisante.

Set Ce procédé est passible de nombreuses causes

MBMs d'erreur, j^gp^g^j,,^ qi les résultats do l'expérience ne peuvent être traduits en quantités de pepsine. De plus, rien ne démontre que, dans deux liquides qui digèrent des quantités inégales d'albumine, toutes conditions d'acidité, de température et de temps étant égales, les quantités d'albumine digérées soient proportionnelles aux quan* liL^s respectives de pepsine contenues dans chacun de ces liquides. Puis l'attaque de l'albumine par le suc gastrique n'est pas régulière; Taclivité de cette attaque diminue progressivement, en même temps que le volume des cubes d'albumine.

On a proposé, pour juger exactement de l'action de la pepsine, de peser les cubes d'albumine avant et après l'expérience; mais le résultat obtenu n'est pas exact, car, en présence de l'HCl et de la pepsine, l'albumine s'hydrate et l'augmentation de poids due à cette hydratation compense en partie la perte due à la digestion.

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