LE DOSAGE DE LA PEPSINE
L'épreuve de la digestion artiricielle, si utile qu'elle soit, ne saurait donc fournir des éléments précis de dosage.
le proe4dé Je ne vous exposerai pas les innombrables procédés
*^'*™"*'"**^'* qui ont encore été proposés pour doser la pepsine. Celui d'HAMMERSCHLAG m'avait d'abord séduit par sa simplicité théorique. II consiste à ajouter à une solution titrée d'albumine acidiûée par THCl une quantité connue du liquide gastrique dont on veut apprécier la teneur pepsinique. Au bout de vingt-quatre heures, on dose* l'albumine non peptonisée, soit par la méthode des pesées, soit par un procédé volumétrique. En pratique, cette manière de faire n'est pas exacte, des quantités fort différentes de pepsine agissant de la même façon sur l'albumine non coagulée, en ce sens que la majeure partie de celle-ci passe à l'état d'albuminose non coagulable par la chaleur ni même par l'acide nitrique, de sorte qu'iJ est difficile de faire la part de la peptonisation vraie.
vrooédé éè Mette ^ procédé le meilleur est encore celui de Mette*, récemment étudié à nouveau par Kondrevetzky, Kestcher, Borissow, Samojlow^ et Linossier^. Il consiste à faire agir le liquide gastrique sur de l'albumine coagulée contenue dans un petit tube de verre de I à 2 millimètres de diamètre et de 1 centimètre i 1 centimètre et demi de longueur. La surface d'albumine en
1. L«t proeédéfl de dosage de U pepsine sont très nombreux. Btdder et Schmidt {Die VerdauuHg''àfte und der Sio/fwechsel, 1S52) font digérer de petits cylindres d'albumine qu'ils pèsent avant cl après la digestion. Brûcke {Sit%ungherichte der Wiener Aka^ demie, 1859) ramène le liquide gastrique à i p. 1000 d'HGl et cherche le temps nécessaire à la dissolution d*une quantité connue do fibrine. GRthfBÀGEN (Archiv fur die gesammte Physiologie, 187%) se sert de Ûbrine gonflée dans THCl dilué; il la met snr un entonnoir, y ajoute une quantité déterminée de liquide gastrique et mesure la pepsine d*après le nombre de gouttes qui coulent de Tenlonnoir on un temps donné. GrOtzner {Archiv fur die gesammte Physiologie^ 1874) colore la flbrine avec du carmin avant de la soumettre à la digestion artificielle et mesure la quantité de fibrine dissoute d'après la teinte que prend le liquide d'épreuve. Jàworski {Mûnchener medicinisehe Wochensckrift, 1887) mesure le degré de dilution auquel il doit porter le liquide gastrique pour qu'il ne dissolve plus l'albumine. Hbrzen {Revue médicale de la Suisse Romandej 1891) recherche combien d'albumine peut dissoudre le suc gastrique ramené à la contenance de 2 d'HGl p. 1000. ScrOtz {Zeitschrift fur physiologische Chemie, 1885) ramène aussi le suc gastrique à un taux déterminé d'HGl, l'additionne d'une quantité donnée d'albumine en solution, précipite après 16 heures l'albumine non transformée et dose au polarimètre les peptones formées. Oppler {Archiv fur Verdauungskrankheiten, 1897) emploie le môme procédé, mais mesure les peptones en évaluant leur azote par le procédé de Kjeddahl. Hamiiersgblag {Int. klin. RundschaUy 1895) utilise aussi le procédé de SchOtz, mais il dose par le procédé d'EsBACH l'albumine non transformée et calcule les peptones par différence. Le procédé de Boas n'est qu'une modification peu avantageuse de celui d«
JAWORSKI .