Mette. — Thèse de Saint- Pélersbourg
3. Samojlow. — Archives des scievces biologiques de Saint-Pétersbourg, n* G. t. IL
4. LiifossiER. — Journal de physiologie et de pathologie giniraUf mars 1899*
contact avec le liquide digestif restant ainsi toujours la même, l'attaque se fait régulièrement el proportionnellement au temps employé. L'appréciation de la quantité d'albumine digérée est très simple, car il suffit de mesurer la distance qui se trouve entre les deux extrémités du tube de verre et les surfaces du cylindre d'albumine que ce tube contient.
u préparation La préparation de ces tubes demande certaines des tubes, précautious; car, si l'on se contente, comme le veut LiNOSSiER, d'aspirer dans un tube à vaccin le liquide albumineux, puis de le plonger dans Teau bouillante après avoir fermé son extrémité supérieure avec le doigt, on voit souvent l'albumine à moitié coagulée être chassée ou morcelée par une bulle d'air qui se dilate sous l'influence de la chaleur. Aussi j'emploie le procédé suivant : après avoir aspiré dans le tube la partie liquide d'un blanc d'oeuf, on ferme au chalumeau ses deux extrémités et on le place verticalement pendant un quart d'heure à Tabri de toute agitation, afin que les bulles d'air puissent se rassembler à son extrémité supérieure; on le plonge alors dans l'eau bouillante pendant exactement deux minutes. Si on l'y laisse davantage, l'albumine devient moins facilement attaquable. Au moment de s'en servir, il ne reste plus qu'à le couper, à l'aide d'un bon couteau à verre, en morceaux de 15 millimètres de long, en ayant soin que le plan de la cassure soit bien perpendiculaire à la génératrice du cylindre de verre. Les fragments coupés en oblique doivent être rejetés.
u mantnratton. ^^"*' ^^^^^ '^ meusuratiou, Samojlow sc scrt d'un appareil à vis micrométrique donnant le centième de millimètre. Linossier prend une réglette en bois divisée en demimillimètres sur laquelle il colle une lame ordinaire de microscope, de manière qu'elle déborde de quelques millimètres, pour recevoir le tube de Mette. J'ai adopté une lame de verre sur le milieu de laquelle on a divisé 3 centimètres en 150 divisions de 1/5 de millimètre, ce qui permet d'évaluer à l'œil le 1/10 de millimètre. Entre Tun des bords de la lame et l'extrémité des traits, on colle au baume du Canada une petite lame de verre del demi-centimètre de largeur, ce qui permet de maintenir facilement le tube sur les divisions pendant que l'on fait les mensurations, à l'aide de l'objectif 0 du microscope.
Comme on s'est assuré que différents cylindres d'albumine plongés dans une même solution acide de pepsine sont attaqués d'une façon
LE DOSAGE DE LA PEPSINE eib
égale dans le même temps, et que la longueur dissoute est proportionnelle au temps, ce procédé rend facile et exacte la comparaison du pouvoir digestif des Iic[uides en expérience, mais il ne donne rien de
plus.
u nvport BoRissow a bien cherché à établir une relation entre
dt Boriflww. j^g longueurs digérées et les quantités de pepsine employées. II a trouvé que ces longueurs étaient proportionnelles à la racine carrée des quantités de pepsine ; mais ce rapport n'a de valeur que pour exprimer le résultat de la comparaison de plusieurs liquides, Tun étant pris comme unité. Ainsi voici trois liquides : A, B,C. Le premier (A) dissout 3 millimètres d'albumine; le deuxième (B) 4-",3; le troisième (G) 5"-,2. Les rapports de B et de G à A pris comme unité sont respectivement de 1,414 et de 1,732, et ces deux nombres sont les racines carrées de 3 et de 3 : d'où Ton conclut que C contient trois fois plus de pepsine que A et que B en renferme seulement deux fois plus que A. Mais la quantité de pepsine contenue dans A demeure toujours x; les valeurs de B et de G sont donc ^x et 3 Xy c'est-à-dire tout aussi inconnues qu'avant le dosage. Et puis, élever au carré des rapports de longueur d'albumine dissoute, c'est créer un chiffre abstrait qui se prête mal aux interprétations cliniques.
Modffioatsons G'cst pourquoi, reprenant la question avec Bournk
d'Albert BobiB Qj^jjj^j^ QQ^s avons pensé qu'en prenant comme unhé Boonigmiit. ^nc solution titrée d'une pepsine connue on obtiendrait un rapport qui pourrait s'évaluer par son poids d'une pepsine médicinale déterminée.
Nous avons choisi une pepsine à titre 100 et nous en avons fait une solution au 1/100 qui a été acidifiée à 2 p. 1000 avec l'HGl pur, car c'est là le titre acidimétrique qui nous a donné le maximum d'effet.
En prenant 50 centimètres cubes de cette solution, c'est-à-dire 0^,50 de pepsine et 0^',10 d'HGl, nous avons constaté comme longueur d'albumine dissoute, après 'iO heures de séjour à l'étuve à 38% des chiffres oscillant entre 8'"",8 et 9°^yS. J'ai pris la moyenne de tous les résultats et j'ai obtenu le chiffre de 9 millimètres qui nous servira d'étalon.
Geci posé, prenons un exemple qui nous servira à régler un point de technique et à spécifier les calculs à faire.
Voici un liquide gastrique qui contient 1»',70 d'HGl libre par litre. Ou bien on ajoute la quantité d'HGl titré nécessaire pour obtenir le
titre 0^',40 sur 50 centimètres cubes, et l"",? de la solution titrée de soude pour neutraliser TIlCl du suc, ou bien on complète avec la même solution d'HCl litre les 2 p. 1000 d'acidité nécessaire. Soit, dans l'exemple actuel, l'',70 d'HCl libre par litre, ce qui équivaut à 0"',OU85 pour les 5 centimètres cubes de liquide gastrique qu*on mettra en expérience. Il faudra donc ajouter une quantité de solution lîlrée d'HCI équivalant à 0«',0915 d'acide ; on étend ensuite le liquide avec de Teau distillée pour compléter le volume de 50 centimètres cubes. Ceci fait, on se trouve dans les mêmes conditions que lors des expériences précédentes : soit, volume de liquide =50 centimètres cubes ; HCl = 0, 10 ; pepsine = a? à déterminer.
Dans le liquide, on place trois tubes de Mette et Ton porte à Tétuve à 38"" pendant 24 heures. Supposons que la longueur d'albumine digérée ait été de A millimètres. En combinant la loi de Sàmojlow vérifiée par Lusossier avec le résultat étalon de nos expériences, le calcul de la quantité de pepsine s'effectuera ainsi :
^ÔM de pepsine : ^lô :: 9:4 d'où 0,50 de pepsine : a? : : 81 : 16
d'où ^=2£0 Xi6^,,,,
ce qui veut dire que la quanlilé de pepsine contenue dans les 5 centimètres cubes du liquide expérimenté équivaut à Qf^^iO d'une pepsine commerciale connue titrant 100. Bien certainement, ce n'est encore là qu'une approximation ; mais, au moins, se rapporte-t-elle à quelque chose de connu. Et chacun peut se constituer son étalon personnel d'après la marque de pepsine qu'il a l'habitude d'employer dans sa pratique.
iap«p8ine Eu étudiant la sécrétion pepsinique à l'aide de ce
iftiiiiicadôïoarvns procédé daus dlvcrs cas de maladies stomacales, nous d'Ba ^y .^g constaté plusieurs faits importants :
Dans les cas d'anachlorhydrie totale (absence d'HCl libre et combiné) la pepsine ne fait pas toujours défaut. Mais, pour la déceler, il ne faut pas employer le liquide filtré; celui-ci, en effet, n'en renferme pas. Vous prendrez le chyme tel qu'il est retiré de l'estomac; car^ par suite de l'absence d'HCl, le zymogène n'est pas passé à rétal de ferment actif, et il reste inactif et insoluble sur le filtre fixé lur les débris alimentaires. Quand, au contraire, le chyme contient
LE DOSAGE DE LA PEPSliNE 71
de l'HCI, il esl préférable de se servir du liquide filtré avec lequel on obtient des chiffres égaux et souvent supérieurs à ceux trouvés avec le chyme non filtré.
LinfiiuDM L'activité de la pepsine varie avec le taux de Taci-
de racidité. ^jjj^ jjjjjg l'influence de celte acidité elle-même varie avec l'état de l'albumine. Si celle-ci est liquide, la dose optime d'Iini esl de 4«',50 p. 1000; avec l'albumine coagulée, elle est de 2 p. 1000, Au-dessus et au-dessous de ce litre, la digestion pepsinique est moins bonne. Ce fait est important, puisqu'il explique pourquoi, avec une quantité de pepsine normale ou exagérée, la peptonisation esl si imparfaite chez les grands hyperchlorhydriques.
LinflooiM La dilution d'un poids donné de pepsine dans une
de la dQauoB. quantité de liquide variant du simple au double n'a
pas grand effet sur l'activité digestive de la pepsine, toutes cliuses
égales, d'ailleurs, du côté de Tacidité, et pourvu que le poids de
pepsine soit entièrement contenu dans la solution.
Si l'on dissout 0«',50 de pepsine dans 50 centimètres cubes on dans iOO centimètres cubes d'eau, la digestion de l'albumine des tubes de Mette reste sensiblement constante dans les deux cas. Il est probable que Talbumine fixe alors la pepsine en solution, quand celle solution reste dans les limites du simple au double.
Linflaenca Lc milicu uc paraît avoir qu'une influence minime
do muieu. sur la digestion pepsinique. Par exemple, on serait <n droit de penser que le liquide gastrique lui-même est un niill'U préférable pour obtenir de la pepsine son maximum d'effet. Nous nous sommes convaincus du contraire à la suite de l'expérience suivante : nous avons pris 50 centimètres cubes de liquide gastrique el nous avons porté son acidité à 2 p. 1000. Puis nous Tavons fait bon 1 1 1 i r pendant 5 minutes et, après refroidissement, on y a dissous 0"',50 do pepsine. Dans un second verre, nous avons fait la même solution avec 50 centimètres cubes d'eau distillée acidifiée à 2 p. 1000. Après 20 heures d'étuve, des tubes de Mette, placés dans les deux verres, ont donné des résultats absolument identiques.
On a avancé que la sécrétion de la pepsine était toujours conjuguée à celle de THCI. Le fait est vrai dans un grand nombre de cas, mais il est loin d'être constant. En effet, pour n'en donner que deux preuves, la pepsine peut exister alors que l'HCl manque totalement, etlapeptonisation est très diminuée chez les hyperchlorhydriques avérés; celle diminution ne saurait être imputée à une inhibition du ferment par
72 LES rnOCÉDÉS D'EXPLORATION DE L'ESTOMAC
l'excès (l'HCI, put^fiiic, dans ces essais, l'acidité avait toujours été ramenée à 2 p. 1000*.
Le ferment lab. — La recherche du lab et du labzymogène. — Evaluations quantitatives. ^ Leur râleur clinique et thérapeutique.
, , ^ Le ferment de la coaffulalion du lait ou ferment
labj docouverl par Payen, étudié par Hammarsïen',
Leo\ Johnson *j Boas% Klemperer®, Arthus et Pages % etc.*, procède
f . Yoiei quelque»-unes des expériences qui ont servi à établir ces condasions. 0) — Eïpériencps eut des cas d'an achlorhyd rie (A) et d'iiypochlorhydrie (B) :
Acides
Recherche
Recherche
de
de la pepsine
de la pepsine
Acidité
HCI
HGl
fermen-
dans
dans
totale.
libre.
organique.
tation.
le chyme.
le Uquide Altré.
fr)-
Expéricncea
daus des
cas d'hyperchlorhydrie :
c) ~ Expérîencci de digestion dans des milieux différents :
A. — 50 eeDlimètres cubes de liquide gastrique, après chaufTage à l'ébullition pour ■nnitttler la pep&iDe, puis addition de 0,50 de pepsine et de 2 p. lOOOd'UGl.
Albumine peptonisée 9**, S
B. ^ 50 centimètres cubes d'une solution aqueuse d*HGl A 2 p. 1000 avec 0,50 de pcp«tne.
Albumine peptonisée 9**, 1
f, HAHV^nsTEN. - Up$ala lack, Forhandl., 1872.