‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitementChapitre 26 sur 177 · LA RECHERCHE ET LE DOSAGE DU LAB Î · texte numérisé non relu

LA RECHERCHE ET LE DOSAGE DU LAB Î

du labzymogène, aux dépens duquel il se développe sous ririfliu^ncû de THCl. Actir en milieu acide, il agit aussi en milieu nculn^. Il coagule le lait en quelques minutes. D'après Arthus et Pages, cette coagulation s'accompagnerait d'un dédoublement de la caséine.

tarMh«roh« Pour rechercher le lab, le procédé de Lbo est le

plus simple, puisqu'il suffit d'ajouter à 5 centiniètr^'s cubes de lait 8 gouttes du suc stomacal qui doit produire, en quelques minutes, la coagulation en masse à Tétuve.

Beeii«roii« Pour Caractériser le labzymogène, onneuualise

dD ubsymogtae. j^q centimètres cubes de suc gastrique avec uoo solution de carbonate de soude, et l'on dépasse légèrement le poini de saturation, ce qui détruit le lab tout en respectant le labzymogène. On ajoute ensuite 3 centimètres cubes d'une solution de chlorure de calcium à 1 p. 100 et 10 cent, cubes de lait. S'il y a du U\hi\^ mogène, le lait se coagule à l'étuve. On peut aussi chauiïer simph in^^nt 10 centimètres cubes de suc gastrique à la température de 70 \ qui détruit le lab sans toucher le labzymogène, et terminer ropér;U ion comme précédemment.

Si le suc gastrique ne contient pas d'HCl et ne coagule pas le lait dans la recherche du lab, il se peut cependant qu'il renferme du labzymogène. Pour le démontrer, on acidifie le suc avec de rilCI, jusqu'à ce qu'il rougisse le diméihylamidoazobenzol, et Ton nielle liquide à l'étuve pour que l'HCI dégage le lab du labzymoi^eriH, Au bout de deux heures, on recherche si le suc ainsi pj('[);iré coagule le lait. S'il ne le coagule pas, c'est qu'il ne renfermait uièniQ pas de labzymogène.

Son «raioRtioii La délcrminatiou quantitative du lab et de son qnantiutiTr zymogèuc pcut sc faire par la méthode des dilniions- On fait une série de dilutions de suc gastrique au 1/3, au l/ll), au 1/20, au 1/30 et au 1/40. On prend 10 centimètres cubes de chaque dilution qu'on neutralise exactement, qu'on additionne de 10 centimètres cubes de lait et qu'on met à l'étuve. D'après Bi> \s, lo suc gastrique normal dilué au 1/30 et même au 1/40 coagule encore le lait.

Pour le labzymogène, on opère comme s'il s'agissait de la recherche qualitative; puis on fait une «crie de dilutions, de 1 pour 10 à 1 pour 150, puisque pour Boas la coagulation du lait se produit n lYtat normal avec des dilutions de 1 pour 100 et même de 1 pour 150,

On n*est pas encore bien fixé sur la valeur clînique des variations du lab et de son zymogène. On sait rc pendant que ce dernier ne disparaît que dans les lésions alrophiques de la muqueuse gastrique. Quand la dilution à 1 pour 20 ne coagule pas le laiîj on peut soupçonner une lésion grave deTeslomac, telle que gastrite cluonique atrophique ou cancer. Au contraire, le pouvoir de coaguler le lait à 1 pour 100 ou à 1 pour 150, même si le suc gastrique ne renferme pas d'HCl libre, serait plutôt d'un pronostic favorable.

Tiisar La recherche du labzymogène a donc une portée

tii*r»ïietiuqiie. thérapeutique imporlante,surtout dans les hyposthénies gastriques. S'il existe, le traitement stimulant de raclivilé glandulaire est indiqué. S'il est absent, ce traitement est inutile; l'estomac n'est plus apte qu'à subir des digestions artificielles à l'aide de l'HCl eldo la pepsine, ou qu'à servir de lieu de passage pour les aliments qui ae relèveront plus alors que de la digestion intestinale.

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