CINQUIÈME LEÇON
LA DÉTERMINATION DES FONCTIONS MOTRICES ET DES FERMENTATIONS GASTRIQUES
U NOTBICiTÉ ET L'ABSORPTION GASTRIQUES — L'EXAMEN DES VOMISSCIiËNTft LA TECHNIQUE DE L'ETUDE DES FERMENTATIONS
La menBuration de la motricité gastrique. — La mesure de Factivité de Tabsorption dans Festomac.
u mensiirattoii Pour apprécier le travail tolal de TestomaQ, il Tuiil, d« u motricité, jj^jj seulement connaître la composition de sod rontenii^ mais aussi savoir comment il se vide; en d'autres termes, il esl nt.^cessaire d'apprécier sa motricité.
On a proposé un grand nombre de moyens pour pratiquer celt& déteimination. KLEMPERERMntroduitdansrestomaciOOàiSO^iarnriies d'huile qu'il évacue après par aspiration, puis il lave reslomnc |>rM(r recueillir les dernières traces d'huile. Normalement, on reiiie uinsi de 20 à 30 grammes d'huile. Plus la motricité est faible, plus la quantité d'huile ainsi recueillie est p^rande.
EwALD et SiEVERS* donnent un cachet de salol de 1 gramme après le repas et mesurent le temps que met l'acide salicylurique à paraître dans l'urine. Ils se fondent sur ce que le salol ne se décomposfMniL eo acide salicylique et en phénol qu'au contact alcalin du suc panrréatique. Avec une motililé normale, l'acide salicylurique se présente «lans l'urine 60 à 70 minutes après l'ingestion du salol. Le retard plus ou
1. Klemperer. — Deutsche medicinische Wochenschrift, 1888. t. EwALD et SiEVERS. — Therapeut. MonalshefUy 1887.
moins pi olongé de la réaction indiquerait le degré de rinsuffisance motrice de Testomac.
A. HuBER^ prend en considération, non pas le moment de l'apparition de l'acide salicylurique dans l'urine, mais la durée de son élimina Lion qui est de 26 à 27 heures en cas de motricité normale.
Leube' donne un dîner d'épreuve composé d'une assiettée de soupe, d'un bifteck, d'un petit pain et d'un verre d'eau, et lave Teslomac six heures après. Si la motricité est normale, le liquide de lavage ne doit ramener que de minimes débris alimentaires.
A. Mathieu et Hallat^ ont proposé un ingénieux procédé qui consislë à introduire dans l'estomac 16 grammes d'huile d'amandes douces émulsionnée en même temps qu'un repas d'épreuve, à retirer le contenu après une heure, à mesurer la quantité totale du liquide contenu dans l'estomac par le calcul de A. Màthieu- Rémond, à doser l'huile extraite , ce qui permet d'apprécier celle qui reste dans l'estomac et celle qui a été évacuée dans l'intestin.
Dehio* et 0. RosENBAGH^ ont imaginé des procédés permettant d'apprécier comment l'estomac réagit après Tingestion d'une grande quanlilédeliquide. Enfin M. Einhorn® a imaginé un appareil, le gastrographe, qui est aussi ingénieux que délicat à manier dans la pratique.
Il n'est vraiment pas besoin d'un tel luxe de procédés pour être renseigné sur la manière dont se vide l'estomac. Si celui-ci contienl encore des résidus alimentaires six heures après un repas modéré comme celui de Leube, c'est qu'il évacue mal son contenu. Mais, cette consLatahon faite, dcvra-t-on conclure que la motricité est atteinte? Ce r laine ment non, puisque cette évacuation retardée est aussi bien foncLion du spasme pylorique que de l'atonie gastrique. Et nous verrons que !e spasme pylorique coïncide généralement avec une persistance quelquefois exagérée de la contractilité de la musculature de Testomac. Les épreuves précédentes, quelles qu'elles soient, indiquent donc simplement que l'estomac se vide mal et, de fait, elles sont inutiles puisque la facile constatation duclapotage gastrique fournit, avec moins de peine et plus rapidement, le même renseignement.
La tneosoration Ou mcsuro l'activilé dc l'absorptiou gastrique
de rabsorpiion. ^^^^ j^ pj-océdé dc pENzoLBT ct Faber'. Il cousislc à faire
ingérer 0^',20 d'iodure de potassium dans une capsule de gélatine,
1. A. tluBER. — Correspondemblatt fur tchwener Aer*te, 1890. î. Leube, — Deulsches Archiv fïïr klinische Medicin, t. XXXIII.
3. A. Mathieu et Hallat. — Congrès de Médecine interne de Lyon, 1804.
4. I>£inû. — Verhandlungen des vu* Congresses fur innere Medicin, 1888.
5. 0. HosENBACH. — Volkmann*8 Sammlung klinischer Vortràge, n* 153, 1878. 6 M. EiNuoRN. — Zeitschrift fur klinische Medicin, t. XXVU.
7, rENzûLDT et Faber. — Deutsches Afchiv pÀT kUnische Mediàu, t. XXXIX.