‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitementChapitre 34 sur 177 · LA PLACE NOSOLOGIQUE DES DYSPEPSIES W · texte numérisé non relu

LA PLACE NOSOLOGIQUE DES DYSPEPSIES W

séparés de la dyspepsie, puisqu'ils ne sont qu'uae des périodes de son évolution.

De même les troubles, d'abord fonctionnels, que la dyspepsie introduit dans les autres organes se terminent fréquemment aussi par des lésions matérielles. Nous en aurons la preuve quand nous étudierons le traitement des appendicites, auxquelles je reconnais une fréquente origine gastrique* et des cirrhoses dyspeptiques décrites par Uaiki^S Boix* eltpar mon élive DfiGUÉRBT^

Lea dyspepsies forment donc un tout d'une extrême

ttiafmûr complexité, puisqu'il est impossible de les sépai^er dM dyspepuas. autrement que par des divisions purement cônven tionnelles des retentissements si multiples qu'elles ont sur l'organisme tout entier. Il est, par conséquent, d'autant plus impossible de concevoir l'existence de dyspepsies localisées à un seul des actes de la digestion gastrique, et ce qui ajoute encore à la difficulté, c'est qu'il me parait fort difficile, dans le plus grand nombre des cas, de les abstraire de leur causalité.

DfiBavE et Rémonu ont bira; exprimé un fait fréquent, quand iU ont dit qu'il n'y avait pas de rapport constant entre la cause et la forme de la dyspepsie. Mais cette formule — qui semble, pai* avance, ôter un grand intérêt à la recherche de la cause et à sa valeur diagnostique — me semble beaucoup trop absolue.

Je pourrais objecter tout de suite que les dyspepsies d'origino nei*veuse centrale rentrent dans le type auquel j'ai donné le nom d'hypersthénie gastrique; que les dyspepsies secondaires à la chlorose aflectent principalement la forme dite hyposthénique ou par insuffir sance; que celles qui succèdent, chez les jeunes sujets, à la constipation opiniâtre sont hypersthéniques; que les dyspepsies d'originp hépatique, que nous chercherons plus tard à distinguer de ceUes qui retentissent, au contraire, sur le foie, présentent souvent un cbimisme stomacal variable; que, dans la tuberculose au début, c'est l'hyperslhénie qui domine; que la survenance de la ûèvre, chex un phtisique, transfoitne ordinaij:ement une hypersthénie en insuffisance, etc.

Cène sont encore là que des exemples ou, pour mieux dire, des jalons indicateurs au milieu des complexités de la question dyspeptique; mais ces jalons sont suffisants pour montrer que l'élémeut éiiologique ne doit point être négligé, ni même placé sur un plan inié-

1. Harot. — Rapports de rintestin et du foie en pathologie, Rapport prétmté a^ Congrès de Bordeaux, 1S95.

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