‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitementChapitre 47 sur 177 · PENDANT LA CRISE · texte numérisé non relu

PENDANT LA CRISE

Par 24 heures.

f\u foieée.

i peÎM »àé»,

Par kilog.

de

poids.

09', 167 Oi',332 09', 005 09',o:J3 09', 097 09', 032 03', 028 09', 004 09', 055

LES RAPPORTS DÉCHANGE

CoêrUcieiil d'oxydîiiion flïotée

— de dèntinéralisation totale

^- — chlorurée . . . .

— — non chlorurée

Ph»0^: Azoïetolah.

Cl : Azoïe total. .....*.

Acide urique : Urée

Ph*0^ des terres : Ph»0^ total

Matières ternaires : Matières organiques . . . . , Matières inorganiques r Azote total ,

Avant la crise.

Pour 100.

Pendant la crise.

Pour 100.

L'HYPERSTHÉNIE PAROXYSTIQUE NÉVROSIQUE 133

Avant la crise, les anomalies sont peu marquées et se résument dans les caractères suivants :

i* Coefficient d'oxydation azotée supérieur à la normale (93 p. 100, au lieu de 80 à 85 p. 100) ;

2^ Faiblesse de la chloruration (11,5 p. 100 du résidu total et 26 p. 100 de l'azote total, au lieu de 19 à 20 p. 100 et de 45 à 50 p. 100);

3' Légère augmentation du rapport Ph'O* : Azote total (soit 20 p. 100, au lieu de 18 p. 100) ;

4' Diminution du rapport Ph'O* terreui : Ph'O* total (soit 17 p. 100, au lieu de 25 p. 100);

5*" Diminution de Tacide urique et de son rapport à Turée ;

O*" Augmentation des matières ternaires incomplètement oxydées.

Ce qui signifie, abstraction faite des variations sans importance, que les malades digèrent et assimilent parfaitement les matières azotées, qu'ils ont une tendance naturelle à peu saler leurs aliments, que leurs échanges nerveux sont très actifs et que les féculents sont mal digérés. Mais ce dernier caractère est très individuel, comme vous Tavez vu à plusieurs reprises, et ne saurait être éiîgé en règle générale.

Pendant la crise, tout diminue, qu'on envisage les chiffres par 24 heures ou par kilogramme de poids; mais cela n'a rien que de légitime, puisque les malades ne mangent pas, ou mangent peu, ou vomissent en grande partie ce qu'ils ont mangé. La seule modification importante, c'est que l'indican apparaît en notable proportion. Le peu de variations que l'on constate dans les rapports d'échange, considérés avant et après la crise, montre bien que les actes nutritifs ne présentent aucune déviation digne de remarque.

Ces manifestations aiguës d'hypersthénie paroxystique, dont les répétitions sont parfois si fréquentes et à pénibles, ne peuvent malheureusement pas être arrêtées par le traitement; elles doivent suivre leur cours. On pourrait certainement en atténuer la violence et votre intervention deviendra même nécessaire quand les douleurs seront insupportables. Employez alors la médication sédative, soit Veau chloroformée^ soit les applications de chloroforme au creux épigastrique, soit V à X gouttes d'une solution de 0,10 centig. de chlorhydrate de morphine dans 5 grammes d'eau de laurier-cerise y soit enfin une injection hypodermique de 0,01 centigr. de chlorhydrate de morphine.

Mais n'intervenez à l'aide des médicaments que s'il n'y a pas

moyen de faire autrement, et contentez-vous d'administrer des botssons tièdesy du ihé léger, de l'infusion de camomille, de tilleul, de feuilles d'oranger, de menthe, etc., qui dilueront l'acidité gastrique et provoqueront souvent des vomissements libérateurs. Au besoin, vous pouvez donner 2 grammes de magnésie hydratée dans du pain azyme ou un mélange de 2 grammes de bicarbonate de soude et de 1 gramme de craie prejmrêe, délayés dans un peu d'eau tiède.

Dès que la criée est U'iminée, instituez le traitement prophylactique de raccès, irailement curateur par excellence.

Celui-ci consiste siirlout en moyens hygiéniques, car la première indication est de faire disparaître les causes. Pour cela, on forcera le malade à un repos inlellectuel absolu; on ordonnera le grand air, Texercice a la rampagne, le séjour des montagnes à une altitude moyenne, si le sujet est très excitable, ou du bord de la mer, dans le Midi ou en Bietngne suivant la maison, si, au contraire, le malade a besoin d'une certaine stimulation. Toutes ces précautions hygiiinîques, foi l simples, valent mieux que des médicaments et même qu'un régime trop jnévère; car, comme je l'ai dit, ces accès n'ont vraiment pas une origine alimentaire et, quels que soient les aliments choisis par le malade, les accès se produiront toutes les fois que des causes morales exerceront leur influence : dans ces conditionsj aucun réf^ime ne sera capable d'en avoir raison, et il en sera, bien entendu, de même pour toute médication, qui, loin d'avoir une action favorable^ ne pourrait, au contraire, manquer d'être nocive.

De la d^'spep^fe hypersthénique aiguë paroxystique ou périodique d'orig^ine nerveuse centrale. — Les caractéristiques cliniques de J'hjpurbihëiiîe du tabès doi-sal. — Le ctiiroisroc stomacal. — Valeur diagnosliquo de l'accès. — l/hvjiersthénie paroxystique de la paralysie générale et de la sclérose en plaques. — Les échanges organiques. — Le irai le me ni.

LèLioio m L'hypersthénie aiguë d'origine nerveuse

centrale qui est bien plus souvent périodique que paroxystique, c'est-fi-tlire qui procède par accès de durée variable, est toujours symplonialique d*une maladie des centres nerveux, qu^il s'ai^isse d'une maladie à lésion, comme le tabès dorsal, Li paralysie générale, la sclérose en plaques, ou d'une névrose, comme l'hystérie et la neurasthénie. Son impor-

tance est très grande; car, lorsqu'elle est exactemeDl diagnostiquée , elle peut mettre sur la voie du diagnostic d'une affection des centres nerveux jusqu'alors méconnue ou insuffisamment accusée. Peut-être cette variété est-elle liée à un trouble fonctionnel d'un centre nerveux gastrique dont la localisation nous échappe encore. Les accidents ressemblent sensiblement à ceux du type précédent ; mais on les rencontre chez des sujets plus âgés, ce qui est déjà un élément de diagnostic.

LM Tandis que, dans la variété suivante, vous verrez la

**diiiiqiie8 crise se produire après les repas et se présenter, en réa- ••j^^JJ^J*" lité, comme une sorte d'indigestion spéciale, ici la crise te tabès dorafti. a lieu à jeun. Sa provocation n*estpas alimentaire, mais d'origine nerveuse centrale. La céphalalgie est nulle ou, si elle existe, c'est d'une façon inconstante et très transitoire. Le pyrosis est au maximum, la douleur épigastrique très vive, le malaise considérable; l'intolérance gastrique, presque constante, se traduit par des vomissements répétés, toujours hyperacides. Le pouls est petit, le ventre rétracté. Celte crise, qui s'exaspère à la moindre tentative d'alimentation, dure de 24 à 36 heures. Mais elle peut se prolonger plus longtemps; on l'a vue durer 15 jours. Elle cesse aussi brusquement qu'elle est survenue. Elle présente souvent des caractères anormaux qui ont été trop bien décrits par Chargot* et par Fournier' pour qu'il soit nécessaire d'insister.

Cet ensemble est remarquable par l'imprévu et la violence des manifestations. Et c'est pourquoi, quand on se trouve en présence de troubles gastriques aussi insolites, on doit suspecter une des maladies du système nerveux citées tout à l'heure, alors même que leurs signes plus décisifs manqueraient encore.

Le chiinteme L'oxamcu du coutcnu stomacal et des vomisse-

•***°"*^ ments révèle une hyperchlorhydrie plus ou moins intense. Cependant quelques auteurs ont décrit des cas où le chimisme stomacal était variable et ils ont fait de celte variabilité un moyen de diagnostic. Huchard apportait dernièrement à la Société de thérapeutique l'observation d'un tabétique qui présentait alternativement des accidents dusàl'hyperchlorhydrie ou àl'hypochlorhydrie. Je crois que dans des cas semblables il faut tenir compte de la manière dont se

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