‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitementChapitre 5 sur 177 · DIMENSIONS ET CAPACITÉ — LES PROCÉDÉS DIVERS D'EXPLORATION · texte numérisé non relu

DIMENSIONS ET CAPACITÉ — LES PROCÉDÉS DIVERS D'EXPLORATION

De rinterrogatoire des malades.

Jadis, dans la clinique des maladies stomacales, les symptômes subjectifs perçus par le malade tenaient la première place dans la constitution du diagnostic Depuis lors, on les a un peu relégués au second plan pour accorder une importance prépondérante aux symptômes o bj e c t i fs que de meilleurs moyens d'exploration et une technique plus perfectionnée ont permis d'étudier avec une remarquable précision. A mon avis, signes subjectifs et objectifs mciitent d'être recherchés avec le même soin, et les techniques nouvelles, dont beaucoup sont inapplicables pour les praticiens, nous ont servi surtout à fixer la valeur des anciens symptômes et à leur donner, par cela même, une signification à la fois plus exacte et plus élendue.

Commencez donc par interroger votre malade. D'abord les antécédents héréditaires et personnels, Tâge, la durée de la maladie, son mode de début brusque ou progressif, les causes pro> bables, les symplômes essentiels qui en ont marqué le début, les péripéties diverses qui en ont caractérisé la marche, ainsi que les phases qu'elle a présenlées, les modifications subies par l'élal général, les forces, l'embonpoint, enfm les réactions exercées sur le fonctionnement de l'intestin.

Quand vous connaîtrez ainsi le passé, étudiez l'état actuel avec un interrogatoire précis qui ne permette pas au malade de s'égarer dans des incidenls ou dans des détails inutiles, ce que les dyspeptiques ont une grande tendance à faire en un langage prolixe, en même temps que presque tous interprètent leurs sensations au lieu de les exposer tout simplement. Vous aurez à examiner :

l"" L'étal de la langue et des dents;

^ Les modifications de l'appétit et de la soif;

3* La guslalion ;

i^ La déglutition;

5"" Les sensations éprouvées pendant le repas, à la fin du repas (symptômes immédiats) et dans les heures qui le suivent jusqu'au plus prochain repas (symptômes tardifs), l'inQuence exercée sur ces sensations par l'ingestion des alimenls;

6° A propos de ces sensations, vous insisterez sur la recherche du ]>allonnement épigastrique, du pyrosis avec ses diverses modalités que les malades désignent sous les noms les plus variés, de crampes, douleurs, brûlures, déchirures, fer chaud, aigreurs, acidités, etc., des cruclalions dont vous aurez soin de bien déterminer la saveur fade, douce, amère ou aigre;

T Les crises gastriques, qui ne sont autre chose que l'ensemble des sensations précédentes affectant un haut degré d'intensité, soit à cause de leur exagération même, soit par suite de la réceptivité particulière du malade ;

8** La douleur locale et ses multiples irradiations, qui se distingue des sensations précédentes par son caractère de continuité ;

O** Les nausées et les vomissements, avec leur moment, leur quantité, leur odeur, leuraspect macroscopique. Insister spécialement sur les aspects qui laisseraient soupçonner ou affirmer la présence du sang;

40* La nature habituelle de l'alimentation et des boissons ;

H" Le sommeil, les cauchemars, les réveils à heure fixe avec les malaises qui les accompagnent, les sensations éprouvées par le malade, le matin, quand il se lève ;

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