‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitementChapitre 6 sur 177 · L'INSPECTION · texte numérisé non relu

L'INSPECTION

12* L'étal des fonctions intestinales, l'aspect macroscopique des garde-robes, les incidents de la défécation, les hémorroïdes;

13* L'aspect, la sédimentation et la quantité des urines;

iA"" Les réactions de la maladie stomacale sur les voies urinaires, les fonctions hépatiques, le cœur et les vaisseaux, l'appareil respiratoire, le système nerveux, la peau, les organes génitaux, la vision, l'audition, les voies urinaires, etc. ;

15* Les modifications subies par l'état général, et les troubles généraux de la nutrition.

Des signes objectifii. — L'iospection. — La palpation de l'estomac, da foie, des reins. — La recherche et la signification du bruit de clapolage.

L'interrogatoire du malade ayant mis au point les symptômes subjectifs, vous déterminerez les signes objectifs dont l'examen nous retiendra pendant plusieurs Leçons, car il est indispensable d'en bien connaître la technique et la valeur. La recherche de ces signes objectifs met en cause des procédés physiques et des procédés chimiques d'exploration. Je vous les exposerai successivement en m'efforçant de les apprécier à leur juste valeur clinique et en n'insistant, en détail, que sur ceux qui sont relativement applicables par le praticien, ou qui, sans être d'une application aussi facile, ont cependant une importance diagnostique telle que le médecin aura toujours un avantage à les faire exécuter par un spécialiste.

Parmi les procédés physiques, commencez par l'inspection de la physionomie, du teint, des muqueuses, de la musculature, de l'embonpoint ou de l'amaigrissement. Puis faites déshabiller le malade, couchez-le à plat, la tête légèrement relevée, et inspectez la région épigastrique qui vous donnera déjà quelques indications, puisque sa dépression est l'indice d'une coarctation stomacale tandis que sa voussure est en rapport avec une distension gazeuse de l'estomac et permet quelquefois, par sa forme et son étendue, de fixer assez exactement les dimensions de l'estomac distendu.

Il en est surtout ainsi dans quelques états pathologiques où l'application de la main sur la voussure épigastrique provoque aussitôt des contractions de l'estomac, dont la vue et le sens renseignent sur les dimensions de ce viscère.

Ce phénomène, décrit par Kûssmaul, qui se rencontre dans les sténoses pyloriques et aussi chez quelques névropathes, consiste en mouvements péristaltiques de l'estomac dont les ondes se dessinent nettement chez les individus amaigris. Les ondes ont lieu de gauche à droite, à intervalles variables, et sont suivies parfois de mouvements anlipéristaltiques de droite à gauche *.

EiCHHORST* aurait pu diagnostiquer la biloculation gastrique en 'constatant un sillon à l'épigastre, au niveau de la grande courbure. En regardant obliquement le creux épigastrique, on jugera des battements anormaux, des tuméfactions et des bosselures.

La paipauon ATaidc dc la pal pat ion pratiquée doucement avec

d« l'estomac, j'exlrémité des doigts posés à plat, vous acquérez ensuite d'uliles renseignements. La palpâtion bi-manuelle, avec la main gauche soulevant la région dorso-lombaire pour refouler les viscères vers la paroi abdominale antérieure sous la main droite qui les explore, ne devra jamais être négligée; car elle vous permettra de percevoir plus facilement les déplacements du rein, le volume et le bord tianchant du foie, ainsi que les tumeurs qui échapperaient à la palpâtion simple.

La palpâtion renseignera sur le degré de sensibilité de l'estomac, la douleur épigastrique diffuse des gastrites aiguës, la douleur localisée de Tulcère rond qui s'irradie en un point correspondant de la colonne vertébrale (douleur en broche); sur les petits et multiples foyers douloureux, souvent péristomacaux, des neurasthéniques gastriques, et sur la douleur provoquée par la pression au niveau du pylore contracture.

En dehors de ces points douloureux, il en est d'autres, étudiés par Leyen\ BïiRiaiART*, Talma% Boas% Lahusen' et J.-C. Roux% qui correspondent à diverses parties du sympathique abdominal et spécialement au plexus solaire. J.-C. Roux a imaginé un esthésiomètre qui permet de mesurer le degré de sensibilité de ce plexus; mais, en pratique, rien ne vaut la sensation provoquée par la palpâtion. 11 semble aussi que le degré de sensibilité des points en question soit en rapport avec le degré d'hyperesthésie de la muqueuse gastrique.

1. Caun. — Deulsches Archiv fur kliniicke Medicin, t. XXXV, p. 402-417, 1884,

2. EiCHHORST. — Lelirbucli der phijsik. Untersucli. Meihod, p. 167, t. II. B. Leven. — Système nerveux et maladies, Parit, 1893.

4. BCrkhart. — Zur Pathologie der Kcuraslhcnia gastrica, 1882.

5. Talma. — Deutsclies Archiv fur klinische Medicin., t. XXXIX, 1892. ti. UoAs. — Magenkranklicitca, Leipiig, 1890.

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